Mes voisines concubines (25, à suivre) (25/03/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgMaladroitement, les deux hommes accrochent leur képi au portemanteau et prennent place près de l’entrée.

Fatalement, je songe à Laurel et Hardy.

Et un tas de scènes de mon enfance refont surface.

Muettes et sonores. Non, silencieuses et bruyantes. Nettes et floues. Non, impressionnantes et inquiétantes.

Et j’ai une envie folle d’étaler sur le papier, brutalement: salle de projection, cinéma, ice cream cloclo, chocolat Royal, anniversaire, innocence et insouciance.

Puis délicatement: je plane au-dessus des jardins de mes récréations préférées. Sans barrière ni pancartes. Pas de vigile ni d’enseignant. Pas de maître à bord. Le bateau navigue librement. Le «un pour tous, tous pour un» ne figure forcément nulle part. Le «chacun pour soi et Dieu pour tous» s’est donc imposé d’office...

Office: quel horrible mot! Il me conduit à orifice qui me conduit à trou noir qui me conduit à trou de balle. Quelle trajectoire intellectuelle due à... à quoi au fait?

À cause d’eux, ces deux harengs saurs coincés dans leurs costumes gris, inévitablement.

Le pain sec se lève, s’approche de moi et me dit:

- Brigadier Favre. On se connaît?

15:53 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer |  Facebook | | | |