Mes voisines concubines (22, à suivre) (19/03/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgCoup de fil de Sergio Ussario. Mon solex est réparé. Je cours le récupérer.

Avec ma pétrolette, je passe devant le commissariat.

Quel triste hasard! Non, suite à une inconsciente décision de ma part! Sturm sort de son usine à souricières juste à ce moment-là.

Naturellement, comme il n’a personne à mettre au violon dans cette lacustre république balnéaire où ne vivent que de gentils petits musiciens à la croix de bois, excepté moi, il me fait signe de m’arrêter, le vilain prédateur.

Mais comme j’ai envie de jouer au gendarme et au voleur, je lui fais un doigt d’honneur.

Signe pour signe, dent pour dent, je rumine... Pour qui tu te prends, fils de pute? Je peux être plus vache qu’une vache quand je veux. Moi, je n’ai rien à perdre. Rien. Pas comme toi, tête de nœud! Ni grade, ni poste. Ni galons, ni casquette. Strictement rien, espèce de pistonné de père en fils!

Et je poursuis gentiment mon chemin.

Mais voilà! Un flic est un flic et, tel un loup aux aguets, il ne perd jamais de vue sa future proie.

A moins que la politique ne s’en mêle!

Cependant, la plupart du temps, les élus du peuple, ceux qui tiennent les ficelles, sont de mèche avec la police.

«Je te protège, tu me protèges. Tu me protèges, je te protège.» Cette rengaine ne cesse pas de circuler dans l' acide désoxyribonucléique du corps politico-policier.

Quand osera-t-on mettre le feu dans cette fourmilière?

21:24 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |