Mes voisines concubines (24, à suivre) (23/03/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgJe me frotte les yeux et lui propose:

- Fermez boutique et allons ensemble, la main dans la main, chasser la solitude qui règne dans votre chambrette, sans bruit ni trompette, très chère fillette!

Elle sourit puis elle grimace.

- Si seulement, je pouvais, maugrée-t-elle.

- Mais il n’y pas un chat dans ce troquet.

- Pour le moment.

- Alors asseyez-vous en face de moi.

- Je n’ai pas le droit.

- Consigne du patron?

- De qui d’autre?... Votre café est tout froid.

- Tant que le cœur ne l’est pas, le reste ne compte pas.

- Vous êtes un sacré baratineur...

- A quelle heure vous finissez votre service?...

- Et dragueur, par-dessus le marché!

- L’un ne va pas sans l’autre... A quelle heure?...

Mais à ce moment-là, la porte s’ouvre violemment, deux gendarmes entrent, un grand grassouillet et un petit maigrelet, et tout d’un coup, la salle me semble bizarrement toute occupée.

Quel frisson! Hitchcock en serait tout ravi.

Maladroitement, les deux hommes accrochent leur képi au portemanteau et prennent place près de l’entrée.

Fatalement, je songe à Laurel et Hardy.

Et un tas de scènes de mon enfance refont surface...

12:03 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |