Mes voisines concubines (21, à suivre) (15/03/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgAvant d’écrire, l’homme a peint. Mais avant de peindre, il a regardé.

Regardé, observé, scruté, contemplé, dévisagé, fixé, estimé, jugé, toisé, admiré, touché, palpé et Dieu sait quoi encore! Pour le pire et le meilleur.

On ne devient pas artiste, on épouse l’art malgré soi pour l’éternité.

- C’est la seule compagne qui a su partager tes pires secrets sans jamais pleurnicher, me fera certainement remarquer le Saint Père, le jour du jugement dernier.

J’ouvre ma boîte de peinture et je caresse les tubes. Mes tubes! Car je les ai personnellement choisis. Avec amour. Avec attention et intension...

J’adore le blanc de titane, le jaune de chrome, le vert émeraude, le bleu de cobalt, le rouge vermillon et le noir d’ivoire.

Aucun problème de racisme dans cet univers-là. Les blancs, qu’ils soient de titane ou de zinc, se marient très bien avec les noirs d’ivoire ou de vigne. Jamais on évoquera par méchanceté le chocolat. Et quand les rouges et verts se mélangent, c’est vraiment marron!

Sur une plaque de carton, je peins mes voisines. Au pinceau et à la spatule. Nues et coquines.

Résultat: mystère et boule de gomme! Nues: c’est certain. Coquines: il faut y mettre du sien.

Je conclus donc que mes outils picturaux sont moins révélateurs que mon stylo.

Merde! Quelle frustration!...

Mes voisines concubines.jpg

Rosetta et Pierrette...

12:34 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (9) |  Imprimer |  Facebook | | | |