Mes voisines concubines (15, à suivre) (05/03/2018)

Mes voisines concubines, Hank Vogel.jpgL’alcool à forte dose est un couteau sans manche. Je blesse et je me blesse. Suis-je vraiment ce monstre avide de bestialité?

- Z zuis dézolé, je zozote, à moitié par exprès.

- C’est nous qui le sommes et tout est de ma faute, s’accuse Pierrette. Je n’aurais jamais dû monter ce bourgogne de la cave...

- Non, c’est moi le fautif. J’étais sur le bon chemin mais au lieu de marcher droit devant moi, je me suis amusé à marcher sur les plates-bandes.

- En moins poétique? Si possible.

- Je ne sais pas ce qui m’a pris de vous manquer de respect. Je suis allé un peu trop loin dans mes propos.

- Juste un peu? Pas davantage?...

- Ce peu cachetait-il quelque chose? intervient Rosetta.

- Quoi par exemple?

- Un désir inévitable engendré par un préjugé ou un fantasme, peut-être?

- J’opterais pour le moins violent... mais changeons de disque, s’il vous plaît! Parce que ni vous ni moi avons les compétences adéquates pour analyser les paysages les plus obscurs de ma libido. Et tant mieux! Car il n’y a plus déprimant que de jouer au sexologue.

- Comment le sais-tu?

- Je le sais par expérience, ma chère Rosetta.

- Alors raconte!

- Pour que je devienne ton esclave par la suite? Non merci. Me dénuder le premier, cela te permettra de mieux t'attaquer.

- Tu as raison, ça devient chiant, m’avoue Pierrette. Passons donc à notre fabuleuse rencontre, de Rosetta et moi. Si cela t’intéresse toujours?

- Oui, bien sur.

- Cela t’aidera à mieux nous localiser dans ton esprit et, qui sait, à nous ranger dans un coin privilégié de ton jardin secret.

- Petite Pierre, sur toi je bâtirai ma première liberté.

- Chut! Pas d’ironie ni de blasphème, l’heure est l’amour. Voici donc notre histoire:...

17:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (9) |  Imprimer |  Facebook | | | |