Les pommes et l'arbalète (27, à suivre) (26/12/2015)

Hank Vogel, les pommes et l'arbalète .jpgLa belle rousse, pâle comme le lait et une myriade d’éphélides sur le visage à faire fondre un poète, pénètre dans la pièce et expédie à Vogelstein:

- Tu es un grand salaud, Alfredo.

- Mais qu’est-ce que j’ai fait de pas bien?

- Ne joues pas à l’innocent, ça ne te vas pas du tout... Si encore une fois tu viens chez moi sans me prévenir et que tu me fauches des clients pour leur faire subir ton numéro de cirque avec ton arbalète à la con, j’épouse sur le champs le premier négro que je rencontre dans la rue... Je t’aurais prévenu, hypocrite de raciste.

Petits échanges de regards entre Roby et moi.

- Quant à vous, sachez que quitter un établissement sans payer, c’est considéré comme un vol. Si c’est intentionnel, il y va de soi.

Roby s’apprête à sortir son porte-monnaie de la poche intérieure de son veston...

- Laissez tomber, dit-elle, le vieux payera la note avec un très très gros pourboire. Radin comme il est, ça lui fera les pieds.

Puis la belle me contemple l’espace d’une seconde et me demande:

- Ne seriez-vous pas Guglielmo Tello, le bras droit de mon paternel ici présent?

- Oui, c’est moi...

- Au bar, je me suis souvenue que j’avais rougi un jour en vous apercevant au labo de papa, quand j’étais adolescente... mais je n’ai pas osé vous en parler, confesse-t-elle ouvertement. Je crois que...

- Du champagne pour tout le monde! crie Vogelstein, coupant ainsi la parole à sa fille.

- Il a fatalement une idée derrière la tête, le trou de balle, me glisse à l’oreille l’ami d’enfance...

08:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |