Saïouda, la fille du portier (8, à suivre) (20/06/2015)

 - Mais tu t’égares, Hankouchinka! dirait Karina.

 Non, ce n’est pas de l’égarement... c’était une parenthèse. Les souvenirs se nourrissent souvent de vérités et de mensonges pour survivre. Je tenais ainsi à ce que le lecteur sache véritablement de quel arbre, divin ou diabolique, je suis tombé en tant fruit humain. Ou en tant que singe, pour ceux qui adorent ironiser avec le passé des autres.

 Dans le monde, il n’y a que deux types de races: les salauds et les gentilles. Car la couleur de la peau ne reflète jamais ni la beauté ni la laideur de l’âme. Ni la bonté ni la méchanceté. Dans un premier temps, nous adhérons tous à l’un de ces deux catégories en tombant de l’arbre. Ensuite, c’est la vie, avec ses circonstances, l’école, les rencontres, qui décidera à notre place. Avec ou sans notre accord. Façon de dire.

 Mais si l’arbre est sacré, le fruit a énormément de chance de l’être aussi. Et de le rester si Dieu le veut. Pas que lui!

  Je suis donc tombé d’un pommier, vu mes origines. Et Saïouda d’un dattier, vu les siennes.

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Pour mieux visualiser la suite (peut-être):

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Portrait (huile sur bois) peint par Karl Vogel

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Natalina Syriani née Banfi (ma tante et marraine)

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Natalina et Georges Syriani (qui avait fui la Syrie pour échapper à l'armée ottomane)

Georges et Natalina Syriani.jpg

En balade à Gizeh

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |