Un vide trop plein (15, à suivre) (29/06/2014)

22
 Tic, tac, tic, tac... Attendre, attendre, toujours attendre. C’est l’enfer quand on est pressé. Pour échapper à ce système social où l’accélération est le mobile principal, le poète préfère remonter le temps. Grave erreur?

23
 Qui cherche trouve. Qui trouve cherche encore. Pour en savoir plus. Toujours plus. Le service des renseignements téléphoniques m’a communiqué le numéro de l’inconnue de la page 73 et celui de Codo.

24
 - Excusez-moi, j’aimerais parler à Codo.

 - C’est moi.

 - C’est Jean Delarue. Vous vous souvenez de moi?

 - Très bien.

 - J’ai retrouvé dans mes papiers...  une de vos analyses sur un des mes textes. Vous vous en  souvenez?

 - Très bien.

 - Il faut que je vous revois. On peut se revoir?

 - Oui, bien sûr, pourquoi pas. Quand?

 - Quand vous voulez, quand vous pouvez.

 - Jeudi à seize heures. Ça va pour vous?

 - Où ça?

 - En face du palais de justice, il y a un petit café... le nom m’échappe. Vous voyez où?

 - Je trouverai.

 - Alors à jeudi...

 - Ça me fera plaisir de vous revoir.

 - À moi aussi.

 - À jeudi.

 - À jeudi.

 - Au revoir.

 - Au revoir.

25
 J’aime les conversations simples. Faites de phrases courtes et de longs silences. C’est à ces moments-là que les grandes émotions se préparent... à suivre

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |