Schiberen (12, à suivre) (29/08/2013)

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 Qui n’est pas philosophe quand il se heurte à des questions existentielles? L’adepte. Celui qui adhère... et adopte une doctrine. Les idées de quelqu’un d’autre. Même à mes moments de totale ignorance, je préfère me perdre dans le noir de mes idées que trouver refuge... Attention! C’est là le danger. Mes pensées ne sont bonnes que pour moi. Et les pensées de mon voisin ne sont bonnes que pour lui. Si un promeneur égaré me demande où se trouve le chemin qui mène tout droit à l’église, si je le sais, je lui indique le chemin. Mais jamais j’oserai lui poser la question: pourquoi faire? Car je ne sais pas ce que ce promeneur solitaire a dans la tête. Cherche-t-il Dieu? Cherche-t-il sa femme, sa maîtresse ou un ami? Cela ne me regarde pas. J’indique sans poser de question. Contrairement  aux idiots du village qui, eux, vous posent un tas de questions et vous jugent du premier regard. Mais qui sont-ils ces idiots du village? Ils sont nombreux! En général, ils portent la cravate parce que leur chef en porte une. Ou une casquette, un foulard... ou rien du tout quand  leur chef ne porte rien du tout. L’idiot du village, on le reconnaît tout de suite dès qu’il ouvre la bouche. Soit quand il vous questionne, soit quand il parle de lui. Un lui qui n’est pas un lui véritable mais un lui préfabriqué. Fabriqué par son chef. Quand les idiots du village se réunissent, on a l’impression de voir un troupeau de moutons. Les moutons bêlent. Les idiots du village applaudissent. Leur chef bien entendu. Malheureusement, les idiots du village ont envahi aussi les villes. Heureusement, il y a encore le désert et la montagne pour échapper à leurs indiscrètes questions souvent sans queue ni tête... à suivre

08:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |