Le dieu helvète (11, fin) (28/02/2013)

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 ... je fais souvent le même rêve du nain qui se métamorphose en géant. Les géants sont riches, ce sont eux qui tiennent les ficelles. Et je suis pauvre. Bien que l’argent n'a jamais été important pour moi. Et la richesse encore moins. Mais malheureusement ce dieu impitoyable nous gouverne. Il protège ses adorateurs et écrase les amoureux de la simplicité... Je me sens seul dans un monde sans merci. La peur court les rues. Les simples se taisent et toussent en cachette... Paulette est sûrement maintenant en train de se caresser les seins. Face à son miroir.  C’est sa spécialité. Bella, elle, doit être en train de brosser les dents aux enfants. Et les enfants sont en train de poser des questions à leur mère...

 Je viens d’écrire trois fois le mot train, me dis-je. C’est peut-être parce que j’ai pris le tain. C’est idiot. Tout est idiot après tout. J’ai meilleur temps de poser ma plume et de me coucher.


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 - Vous avez bien dormi, me demanda le patron du petit hôtel que j'avais choisi pour passer la nuit.

 - Très bien, merci, répondis-je. Trop bien même...

 Ça pourrait devenir inquiétant pour la suite de mon combat, pensai-je.


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 ... la blancheur des montagnes ne reflètent guère la misère du monde. Elles m'ordonnent de me taire. Je suis un enfant des bas fonds. Mes poumons manquent d'oxygène de basse altitude, de cette oxygène polluée par les produits chimiques que crache la civilisation des cités. Je m'étouffe dans ce bonheur immaculé. C'est absurde! Possible, car je suis un adepte de l'absurde...


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 ... nous sommes tous des incompris sur cette planète. Nous sommes tous des clowns dans ce grand cirque de la vie...
 

 Je crois que je vais plutôt écrire quelque chose sur ça, me dis-je.

 Conclusion: les hommes comme les dieux sont imprévisibles.

08:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer |  Facebook | | | |