Soyons Net

  • Tell une hirondelle sans nid (19, à suivre)

    Imprimer

     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- K... k... k...

     - KGB? Non!... Ça vient d’un journal français. Il paraît qu’un certain Stefan Gernelov aurait trouvé des mémoires secrets de ton idole préférée dans le plancher de sa datcha de Kountsevo, près de Moscou. Verte! Aussi verte que celle qui se trouve en Abkhazie dont Nikita, le petit-fils de ma belle-sœur Tania, m’a montré des photos. Comme si, vues d’avion, les pilotes ennemis ou terroristes n’y auraient pu voir que du bleu. Il s’agit de ces deux grandioses lieux de détente et de repos, très  bourgeois, réservés au chef suprême anti-bourges de l’époque, le sieur Staline, bien entendu! Mais pas aussi luxueux voir impériaux que ton fameux palais à Guelendjik, petite ville balnéaire où j’ai vécu durant deux ans et demi...   Le peuple est con, est vraiment con! Et le restera aussi longtemps qu’il se laissera berner par des individus tels que toi. Bref! Revenons à ce personnage du passé qui serait responsable de la mort de non loin de vingt millions de personnes. Il paraît, il paraît aussi qu’il aurait empoisonné Lénine et qu’il admirait Hitler. Et toi?...

     - Z... z... z...

     - D’où sort le verbe dénazifier que tu répètes si souvent? Des écrits intimes du Père Joseph ou de ceux de son copain Adolf?... 

    21492192lpw-21493221-article-jpg_7810973_660x281.jpg

    La datcha de Kountsevo (pour plus d'info... cliquez sur la photo)

    Lien permanent 0 commentaire
  • L'espionne et moi (7, à suivre)

    Imprimer

    L'espionne et moi Hank Vogel.jpg- Et pour cause?

     Je préfère me taire et ne rien savoir. J’avale mon café. 

     Mais trois secondes plus tard, je me trouve une réponse précise à sa vague question:  une bande de vieux professeurs de littéraire en habit vert d’académicien, la braguette ouverte et le canari en live à la place de l’épée, défile dans ma petite cervelle.

     - Tu es moins curieux qu’avant, me dit-elle. A quoi à qui penses-tu? A mes clients ou à ces gouines?...  Si cette histoire de viol, nouvelle version, te préoccupe tant, alors raconte-moi tout de A à Z. Ça te soulagera les méninges.

     - Vraiment?

     - Vraiment, crois-moi! J’ai de l’expérience dans ce domaine.

     Et je me lance, fier tel un coq dans un poulailler surpeuplé:

     - Tout est parti, certainement, de deux vidéos que j’ai mises sur YouTube dont l’une a été réalisée par ma fille sur et avec son arrière-grand-père qui était mort depuis près d’un siècle mais qui a réapparu grâce à une application qui donne vie et fait parler les vieilles photos. Et l’autre par moi sur moi avec la même applique. La première souligne en catimini que ma famille est prolifère. La seconde qu’elle transpire de noblesse.

     - Comment ça?

     - D’après des généalogistes israéliens, je serais un des descendants du Comte Engelbert I de Nassau et de son épouse Jeanne de Polanen dont ferait également parti la reine Béatrix des Pays-Bas.

     - La bougresse! s’exclame-t-elle.

     - Non, c’est ma cousine! je corrige.

     - Et alors?

     - Contrairement à leurs idées pro-ontogénétiques et anti-phylogénétiques...

     - Plus vulgairement, s’il te plaît!

     - Malgré le fait qu’elles soient persuadées que l’éducation prime sur l’hérédité, par procuration ou conditionnement universitaire vraisemblablement, les deux sardines du bocal Piaget ont mordu à l’hameçon.

     - Et?

     - J’attends le résultat de mes gamètes.

     - Quelles gamètes?

     - Mâles forcément.

     - Je ne te suis pas.

     - J’attends des nouvelles des tribades... Sont-elles enceintes, oui ou non?...

    Lien permanent 0 commentaire
  • L'espionne et moi (6, à suivre)

    Imprimer

    L'espionne et moi Hank Vogel.jpgNous nous relevons tant bien que mal de notre chute sans précédent. Que mentalement, il y va de soi.

      - Tu as remarqué comme elle t’a reluqué, la salope? me demande ma vieille amie. 

      - Elle a raison, je lui réponds.

     - Comment ça?

     - Nous sommes tous devenus des êtres mathématisés. Malgré que nous sommes quasi tous des nullités en math. 

     - Explicite!

     - Toi aussi?

     - Moi aussi quoi?

     - Tu t’exprimes comme une gazelle parmi une  bande de zèbres qui se sentent supérieurs aux ânes de cirque et aux chevaux de course... 

     - Mais de quoi tu parles, bon sang?

     - Excuse-moi, tu viens de me faire penser à une... non à deux étudiantes en sciences de l’éducation qui se sont forcées de coucher avec moi...

     - Forcées, tu dis?

     - Absolument!

     - C’étaient sûrement des chercheuses dans le domaine du sado-masochisme, non? 

     - Au contraire, des lesbiennes qui rêvaient d’avoir un enfant... avec moi, forcément.

     - A pic lui aussi!

     - Pardon?

     - Forcément dérive de forcées.

     - Tu t’intéresses aux mots maintenant?

     - Ça t’étonne?

     - Vachement.

     - Et pour cause?...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (18, à suivre)

    Imprimer

    Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- Заткнись!

     - Ta gueule à toi tête de nœud! Pour qui te prends-tu? Pour le nouveau Père des peules ou de la nation?  Laquelle? Je n’ai ni maître ni dieu et encore moins...

     - Z!

     - Ah, je vois! Tu cherches à imiter ton chéri d’idole, n’est-ce pas? Malgré que tu prétends ne pas être à voile et à vapeur...

     - Q...q... q...

     - Qui c’est? Mais c’est le fameux Sosso alias Koba qui s’était autotransformé en acier inoxydable dans sa datcha toute verte...

     - Pf!

     - Voyou le matin, criminel le soir!... Après tout, tu n’es pas pire que les autres qui pètent plus haut que leur cul. Par rapport à eux, tu as eu la change de naître dans un immense pays bourré de babouchkas qui sont prêtes à tout pour le plus médiocre de leurs petits rejetons. Mais sache que, quelles que soient sa sphère et ses origines, le pouvoir est une sorte de maladie obsessionnelle qui devient incurable quand on  se refuse de la stopper aux bout d’une dizaine d’années... Pourtant, une simple dose de démocratie dans tes veines et te voilà sauvé, à l’abri d’une apothéose catastrophique! Mais non, tu préfères jouer avec la seringue et l’utiliser à d’autres fins. Comme lui! A ce propos, j’ai une révélation à te faire...

    Stalin_1902-1.jpg

    Sosso alias Koba (pour plus d'info... cliquez sur la photo)

    Lien permanent 0 commentaire
  • L'espionne et moi (5, à suivre)

    Imprimer

     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgNous entrons dans un tea-room très sophistiqué, faute de pouvoir trouver dans l’immédiat un café populaire digne de nous. C-à-d: qui conviendrait mieux à nos désirs et probablement à nos manières. Nous nous installons l’un en face de l’autre, bien entendu, dans le coin le plus sombre de la salle, allez savoir pourquoi, et nous commandons, elle un cappuccino et moi un expresso.

     - Tu as vu comme elle m’a regardé, la serveuse? me chuchote Louise en se penchant vers moi.

     Aussitôt, je me redresse en grimaçant.

     - Qu’y a-t-il, je pue de la gueule? me demande-t-elle, farouchement étonnée.

     - Désolé, c’est un reflex de vieux garçon, je mens.

     - Tu est toujours célibataire?

     - Non, je suis marié.

     - Depuis quand?

     - Depuis plus de vingt ans.

     - Et tu m’as caché ça?

     - Comment aurais-je pu te l’annoncer, tu as disparu du jour au lendemain sans laisser la moindre trace...

     - En effet, quelle époque!... Et maintenant?

     - Et maintenant quoi?

     - A part de jouer au vicelard, tu vas encore au concert, au théâtre et au cinéma?

     - C’est fini tout ça... Lorsque j’ai une envie folle d’écouter du Vivaldi, j’allume mon ordi et ni une ni deux la musique du grand maestro jaillit des entraves de  YouTube...

     La barmaid se pointe à ce moment-là. Elle dépose nerveusement nos boissons sur la table puis, en me fixant des yeux, elle me ou nous déclare d’un ton malicieux: 

     - Avant mon ex se ruinait dans les sex-shops, aujourd’hui il économise grâce à l’Internet. Tout passe par lui. Stripteases, ballets roses, putes, maîtresses... même les copains. Tout est à porté de main par la faveur d’une petite souris. Y compris le petit Robert.

     Et elle se retire sur la pointes des pieds, telle une ballerine du Bolchoï.

     Louise et moi, nous tombons sur le cul...

    Lien permanent 2 commentaires
  • L'espionne et moi (4, à suivre)

    Imprimer

     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgAprès ce geste social, de cordialité, né certainement au lendemain de la première guerre fratricide de tous les temps, vu le nombre d’habitants qu’il y a sur terre, ma chère Louise de jadis me dit:

     - Tu peux arrêter de faire le zouave maintenant.

     - Je... je... nene... con... comprends pas, je  bégaie.

     - Ta caméra! Elle est allumée.

     - Zut! Où ai-je la tête?

     Et je l’éteins aussitôt.

     - Menteur! s’exclame-t-elle en souriant.

     - Quel œil! je rétorque... Je remarque que  ton sens de l’observation n’a pas vieilli d’un quota.

     - Ni lui ni le reste... j’espère. Non?

     - Au contraire.

     - C’est-à-dire?

     - On va se boire un verre et je répondrai à fond à ta question. O.K.?

     - O.K.!...

    L'espionne et moi de Hank Vogel*.jpg

    Louise avant et maintenant (simulation avec la photo d'un sosie)

    Lien permanent 0 commentaire
  • L'espionne et moi (3, à suivre)

    Imprimer

     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgA moins qu’il soit mortellement influençable et influencé par les diktats d’un régime extrême tel que celui de la Chine, de la Corée du Nord, de la Russie actuelle ou de certains pays soi-disant démocratiques en voie de putréfaction, en grandissant et en vieillissant, l’homme ne change pas. Jamais! L’artiste reste un artiste et le cocu un cocu.

     - Ainsi, après une dizaine années d’absence de la cité de Jean-Jacques et de Calvin, tu persistes à faire l’imbecille avec ton caméscope, dirait ma chère Maman, qui est au Ciel depuis de belles lurettes.

     J’ai l’impression qu’elle voit tout, la vieille, de là-haut. Et qu’afin je n’oublie qu’à la saint-glinglin ma vraie langue maternelle, l’italien et non pas le français, sûrement, me chuchote souvent à l’oreille la moins sourde:

     - Anche senza calzone, il mascalzone scoreggione ama il mascarpone. 

     Traduction, non exhaustive: même sans culotte, le voyou aime le mascarpone.

     Cela confirme bel et bien que la théorie citée plus haut, qui stipule également, en catimini, qu’aucun macaroni ne pourra jamais se transformer en andouille tessinoise, est vraie. Même avec une volonté papale.

     De toute évidence, toute thèse est une foutaise depuis je mâche du chewing-gum au cannabis. 

     Je filme donc à ma manière...

     Tel un caméraman-reporter de la télévision afghane, un tantinet obsédé et protestataire, qui est las de ne devoir braquer son objectif que sur des hommes barbus et des femmes totalement voilées, rajouterait la Mamma.

     Oui, je filme ainsi quand soudainement une quinquagénaire m’apostrophe en me demandant:

     - Êtes-vous, es-tu Yahya Asfour?

     - Euh...

     - Je suis Carmen.

     - Carmen?

     - Mais oui! Ta fameuse Louise alias Carmen. Te te souviens de moi?...

     - Merde alors!

     - Comment ça?

     - Excuse-moi, je voulais dire quelle surprise, quelle bonne surprise...

     - En effet, c’en est une... On s’embrasse?

     - On s’embrasse!...

    Lien permanent 0 commentaire
  • L'espionne et moi (2, à suivre)

    Imprimer

     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgPour les esprits qui osent s’avouer foncièrement rationnels, tout récit qui dépasse les limites du vraisemblable est considéré comme  sujet à caution. Mais cela n’empêche pas certains d’entre eux, et ils sont terriblement nombreux, de croire dur comme fer à des sornettes religieuses telles que...

     Désolé! Je ne souhaite blesser personne.

     C’est pourquoi, je me méfie toujours des opinions des autres, surtout quand elles émanent des personnes fates.

     Ce qui a poussé ma sœur jumelle à me surnommer: Le Rebelle incrédule.  Il n’y a pas si longtemps.

     Sur le moment cette dénomination peu flatteuse à mon égard m’a atrocement interloqué. Mais après maintes et maintes réflexions ou introspections, j’ai fini par la trouver plutôt élogieuse. Pas conforme à mes attentes, certes, mais tout de même encourageante pour mon avenir.

     Du coup, au bout de ce combat intérieur, indiscutablement, j’ai pensé:

     Toute insulte mérite son contraire.

     Mais comme je suis par nature allergique aux étiquettes à tout bout de champ, j’ai décidé de laisser braire le démon conservateur qui sommeille en moi et qui se réveille chaque fois que mon indifférence envers les êtres et les choses commence à pâlir. 

     Dur, dur, vraiment, de s’auto-psychanaliser quasi tous les jours!

     Il faut être un retraité sans ambition ni projet, un riche trop riche ou un con fini pour stagner à ce stade.  

     Alors, ce matin, je me suis dit:

     Au lieu de lorgner régulièrement  sur mon nombril, au risque de loucher à vie, je ferais mieux de prendre ma petite caméra vidéo et d’aller mater la populace.

     C’est ce qui explique pourquoi je me trouve à l'instant sur la place de Longemalle, à Genève, en train de filmer d’une façon vagabonde.

     Je précise: l’engin de perdition, selon ma  mère, est enclenché mais n’est pas sous le contrôle de mon œil droit, il est à la merci de ma main baladeuse, la gauche, qui le tient par une mini bandoulière tel un sac de bonne femme. 

     Ce genre d’exercice donne parfois de sacrées surprises lors du visionnement des prises de vues...

    Exemple de filmage vagabond (en partie):

    Lien permanent 0 commentaire
  • L'espionne et moi (1, à suivre)

    Imprimer

     L'espionne et moi Hank Vogel.jpgD’après l’Église, Jésus est le fils de Dieu. C’est-à-dire: conçu par la Sainte Vierge et l’Ange Gabriel et non pas par Marie et Joseph lors de leur lune de miel. Vrai ou faux?

     Tout bon chrétien adhère à cette théorie.

     D’après la télévision russe, d’état, l’armée ukrainienne, composée de néonazis dont leur chef n’est qu’un mauvais comédien à moitié drogué, s’autobombarde. Vrai ou faux?

     Mes belles-sœurs sibériennes, comme des  milliers d’autres bigotes laïques, voir des centaines de milliers, partagent totalement cet avis.

     Ceci dit, mes chers amis, croyez à l’histoire qui va suivre. Vraie ou fausse, qu’importe! Car elle cache autant de vérités que de mensonges. A vous de faire la part des choses, une fois lue bien entendu...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (17, à suivre)

    Imprimer

    Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- Дьявол!

     - Plaît-il?

     - Дьявол!

     - Qu’est-ce que le diable vient foutre ici?

     - ...

     - Merci!... Pourtant, les mains baladeuses sont moins dangereuses pour l’humanité que les mains sales surtout quand elles sont tachetées de sang comme celles de ton envoyé spécial Vadim Chichimarine. Oui, envoyé spécial vu ta façon très particulière et erronée de considérer la guerre, en Ukraine en particulier et à travers l’histoire en général. Combien de jeunes gens naïfs tels que lui as-tu embobinés pour qu’ils entrent, la fleur au fusil et la gâchette rapide, dans ton univers sanglant et sans scrupule? Combien?... Mille? Dix mille? Cent mille?... Tu as ruiné sa vie à jamais. A moins qu’il soit échangé un jour contre un prisonnier ukrainien non néonazi.

     - Z!

     - J’ai précisé non néonazi, bordel! Car je crains le pire pour ceux qui le sont. Selon toi et tes sbires...

    le-parquet-ukrainien-demande-la-prison-a-perpetuite-la-peine-maximale-a-lencontre-du-premier-soldat-russe-juge-pour-crime-de-guerre-a-kiev.jpg

    Vadim Chichimarine (pour plus d'info... cliquez sur la photo)

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (16, à suivre)

    Imprimer

    Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- Z...

     - Encore? Mais c’est une obsession!... Ce z, volé à ma langue et né sans doute d’une triple balafre ou d’un simple et mystérieux coup d’épée à la Zorro, que cache-t-il? Un règlement de comptes personnel? Est-ce ton côté papa traditionnel qui cherche coûte que coûte à venger sa fille chérie d’une promesse pas tenue ou d’une agression sexuelle...? Ton pire ennemi actuel, ce fameux chef d’état et de guerre, excellent affichiste et commerçant pour ne pas dire juif, aurait-il glisser ses mains baladeuses entre les fesses de l’une de tes progénitures? De gré ou par accident?...

     - Beurk!

     - Je sais que ce geste déplacé et ses intentions sans limite te dégoûtent à en vomir    et déplaisent énormément à ton copain le patriarche, orthodoxe forcément, qui n’a jamais touché une créature en chair et en or de sa vie sauf peut-être quand il était geôlier et forcé de sévir légalement... Ainsi qu’à ces soi-disant journalistes d’investigation catholiques (c’est-à-dire: assis derrière leur ordinateur béni et non pas debout sur le terrain) qui louchent toujours du côté du Kremlin faute de pouvoir faire autrement, les malheureux par disgrâce. Pourtant...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (15, à suivre)

    Imprimer

    Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- Tu grimaces maintenant?

     - ...

     - Es-tu l’ex-agent du KGB auquel je pense ou son sosie ou l’une de ses nombreuses doublures?... Difficile de le savoir. Car tout est lugubrement possible au royaume du mensonge. Tout est mascarade et contrefaçon. Où toute vérité, aussi inoffensive soit-elle à ton égard, est illico presto étouffée. Pis, elle n’ose naître de peur qu’on la transforme aussitôt en contre-vérité...

     - Hi-an!

     - Pas an mais on! On, Bon Dieu!... On, c’est toi, ta garde rapprochée, ta famille, ta bande d’oligarques et ces naïfs, militaires et civiles, qui, au moindre pet de ta part, hurlent de joie et brandissent des drapeaux et des pancartes, en ton honneur bien entendu. Tout tourne autour de toi, forcément. C’est l’évidence même...

     - Ha, ha!

     - Ne te réjouis pas trop, faux camarade! Car il y a aussi les autres. C’est-à-dire: tous ceux qui sont farouchement contre toi et ton système à sens unique. Par exemple, les amis fidèles d’Alexeï Navalny et les amis de personne qui serpentent dans les couloirs du Kremlin entre autres... Au fait, tu as des ennemis partout. Au Nord, au Sud, à l’Ouest, à l’Est... même là où tu ronfles la nuit, je parie. Qu’as-tu fait pour en arriver là?... 

    alexei-navalny-sipa-epn-newscom-1653396682.jpg

    Alexeï Navalny (pour plus d'infos... cliquez sur la photo)

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (14, à suivre)

    Imprimer

    Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- Alors mon gars, quoi de neuf?

     - ...

     - Rien?... En effet, rien n’est neuf sous le soleil pour ceux qui voient tout en noir et j’ai l’impression que tu fais partie de ces gens-là... Oui, je pense cela de toi et un tas d’autres choses encore plus désagréables mais en vérité, tant pis pour la redondance, je ne sais rien de toi, strictement rien. En somme, mes pensées à ton égard ne sont que les fruits amers de tes actions et celles de tes complices, actifs et inactifs, en apparence, tels que tes admirateurs dans le milieu corrompu des affaires, de la culture et du sport. De ton Empire tant espéré et au-delà de ses frontières. Comme en France, par exemple, où des acteurs de cinéma te portent inconditionnellement aux nus. Ou te portaient, soyons tout de même indulgents envers ces mecs-là, vieillissant dans l’alcool et le déni! Bien que les enfants de Pétain retournent facilement leur veste aussi bien sobres que bourrés.   

     - Prout!

     - Tu souris ou je délire?

     - ...

     - Cesse de donner du fil à retordre à mes tendres neurones! Par crainte d’être sur écoute, subite et temporaire sous ton règne éphémère je précise, j’ai mis fin à deux aventures littéraires. L’une prémonitoire et l’autre mémoriale...

     - Z...

     - Tu grimaces maintenant?...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (13, à suivre)

    Imprimer

     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpgSuite à cet événements inattendu, surréaliste ou miraculeux, ou tout simplement banal selon les démons qui nous habitent,  je me trouve face à un sacré dilemme.

      Dois-je me taire comme ces zombies qui sillonnent  les boulevards de Saint-Pète et de Masse ton cou(p) et file tout droit de peur que mon médecin attitré ne propose à ma famille qu’elle m’enferme de force dans ma chambre, une cave abandonnée ou un asile psychiatrique ou dois-je m’exprimer en tant qu’homme libre, des pieds à la tête en passant par la ceinture?

     - Concierge du Kremlin, qui es-tu? 

     Pas de réponse. Il fallait s’y attendre!

     Qui est-il?

     Un ramassis d’informations truquées et pas truquées transmises par les médias, le bouche à oreille et le téléphone arabe. Rien de plus, étant donné que je ne l’ai jamais vu de mes propres yeux, en chair et en os... En somme, exactement comme Dieu. Oui, exactement! Car avec ce dernier, on n’a jamais fait mieux. Que du blabla et des icônes!

     Ainsi, destin oblige, je décide de dialoguer avec lui comme je monologue avec ma divinité préférée.

     Que de belles décisions en si peu de temps. Ma parole, je me surpasse!

     - Alors mon gars, quoi de neuf?

     - ...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (12, à suivre)

    Imprimer

     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- A force de trop parler de vous, vous finirez un jour de... d’en vouloir à vous-même, m’a sermonné hier après-midi mon psy qui, à mon avis, connait moins bien Freud et Young que moi... Et un ennemi de plus dans votre ciboulot vous rendra totalement irrationnel.

     Alors afin de rassurer mon soi-disant guide psychique et sociale dans sa croyance engendrée certainement par sa thèse universitaire, reconnue par d’éminents experts en foutaises, j’ai décidé ce matin de changer de fusil d’épaule et de tirer sur une toute autre cible. Prosaïquement: de radoter sur quelqu’un d’autre. Si possible avec grâce et retenue. Sans doute par charité chrétienne. Ou plutôt par éducation judéo-chrétienne. Étant donné qu’à l’école du dimanche, les histoires de l’ancien testament m’ont davantage ébranlé, impressionné, séduit voir conditionné que celles du nouveau.  A moins que je me trompe!

     Qui donc vais-je choisir?

     - Neurones ne vous précipitez pas au portillon! crierait mon âme sereine à mon esprit excité. Dans mon monde imaginaire toute entité a droit à la lumière. Puis aux ténèbres. Tôt ou tard. Son moment de gloire et sa période de défaite. 

     Bingo! Et voilà que le Concierge du Kremlin sort du lot. Nu comme un verre de terre et démaquillé.

     - Merde! je hurle... Je rêve ou quoi?...

    Lien permanent 1 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (11, à suivre)

    Imprimer

    Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg  J’attends!

     Tic, tac, tic, tac...

     Oui, en attendant qu’une lettre officielle m'annonce que je peux enfin dormir sur mes deux oreilles, en d'autres termes bien entendu, j’attends en outre en me remémorant des dates, des moments et des textes qui ont font tilt dans le coin le plus sensible et nostalgique de ma cervelle. 

     Par exemple: mon séjour chez mon grand frère à Pully, durant lequel il a évoqué, sous l'œil ardent de ma caméra, ses aventures et mésaventures en Afrique, en Australie, au  Brésil et en Suisse, en tant qu’expert en agronomie tropicale. C-à-d: ses nombreuses missions impossibles, forcément avortées,  et ses surprenantes rencontres avec des scientifiques passionnés et passionnants et des ambassadeurs oisifs et piailleurs. Et les deux aphorismes suivants:

     Lire sauve de l’ennui mais écrire sauve davantage.

     Seul un imbécile est capable de dire à son voisin, de droite ou de gauche:

     - Essaie d’être un homme, un vrai, pour une fois.

     Car celui qui croit qu’il sait est prisonnier de son savoir. Et la découverte, comme la liberté, ne s’offre pleinement qu’à celui qui a de la peine à croire...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (10, à suivre)

    Imprimer

     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpg- Ma patrie, ce sont mes chaussures, a affirmé un jour Alejandro Jodorowsky, ce légendaire artiste aux multiples talents, et cela m’a fait beaucoup sourire.

     Aujourd’hui, la tête sur les épaules, sans doute à cause ou grâce à un ébranlement  dû à cette absurde guerre russo-ukrainienne lancée par le Concierge du Kremlin, j’acquière entièrement à cette pensée.

     Mais je dirais la chose un tantinet différemment. Non, je dis, je déclare:

     - Ma patrie, c’est celle de mes souliers.

     Et je précise pour les septiques, les hostiles aux produits étrangers:    

     - Non pas le pays où ils ont été fabriqués mais celui où ils résident, stagnent, sautillent ou trébuchent et qui permet à celui qui les porte de ne pas vivre comme un va-nu-pieds.

     Ce havre de paix que tout être a droit, bon Dieu!...

    Jodorowskyl-740x431@2x.jpg

    Alejandro Jodorowsky dit Jodo (pour plus d'info... cliquez sur la photo)

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (9, à suivre)

    Imprimer

     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpgDans chaque cité, il y a ceux qui accourent vers nous, ceux qui courent pour aller quelque part ou nulle part, ceux qui traînent des pieds et ceux qui attendent.

     Ces quatre types d’individus forment notre magistrale et belle société.

     Cela fait quatre catégories bien distingues. Vu du ciel ou de sa propre fenêtre quand on se donne la peine d’observer.   

     Parmi les adeptes de la première figurent les collecteurs d’impôts, version moderne bien entendu. Et parmi ceux de la dernière, ceux qui espèrent un soutien ou une aide, financière de l’état par exemple. 

     Dur dur l’attente, Alfred! Vite vite la dîme, Vadim!

     C’est ainsi que cela fonctionne en ce bas monde et personne n’y peut rien. Un pour tous et tous pour un n’est qu’un rêve, une promesse jamais tenue. 

     Chacun est dans sa bulle, suspendue dans les airs, en train d’épier l’autre à travers son iPhone ou son smartphone, j’écrirais dans un roman d’anticipation...

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (8, à suivre)

    Imprimer

     Plongée intégrale dans les écrits d’une tentative d’un essai précédent, supprimés de mon blog par crainte d’une condamnation arbitraire ( j’y reviendrai).

     Soit:

     La troisième mondiale (?) de Hank Vogel.jpgLa troisième guerre mondiale (?)

     Je réitère ce que j'ai écrit le cinq décembre de l'année folle (2021)!

     2022: adieu le virus made in..., bonjour la guerre? La Russie contre l'Ukraine et la Chine contre Taïwan?

     Quoi!

     J'habite non loin d'une caserne militaire et je ne vois plus mes petits soldats passer sous ma fenêtre... Et les armes rapportent davantage que les vaccins!

     P.S. (Journée des mecs en Russie): les romanciers ont-ils une meilleure vision du monde et sont-ils de bons psychologues en observant les politiciens?

     - Fais gaffe! Tu vas finir par te retrouver sur le banc des complotistes, m'a dit ce matin ma concierge ukrainienne. Un banc cent mille fois plus long que celui de la Treille.

    2

     Si j'étais Dieu, j'aurais dit à mon épouse céleste:

     - J'aurais dû envoyer toute une armée d'anges chauves et baraqués comme des ogres et non pas notre fils unique, chevelu et maigre telle une jeune fille... pour qu'ils comprennent vraiment le sens profond de la paix... Ils ont tous bien compris mais à l'envers, ces abrutis de terriens... Et maintenant, j'ai le problème de l'Ukraine sur le dos... Et... et...

     - Et?

     - Pour sa sécurité, ils auraient dû la faire entrer dans l'Europe.

     - Dû, dû! Tu n'as que ce mot dans la bouche! Ils qui?...

     - Et le libre arbitre, t'en fais quoi, ma belle?

     - Ils qui, bon sang?

    - Cesse de te comporter comme une Suissesse bien molle! Ou je t'envoie sur le terrain.

     Hélas! Je ne suis qu'un misérable de ses rejetons et, par conséquent, je ne possède que de très faibles pouvoirs. Penser toujours, imaginer souvent et prévoir de temps en temps.

     Et soudain, un son sourd et puissant me vient aux oreilles, sans doute à cause d'un météorisme divin, et j'interprète:

     J'ai l'impression que la Chine bouillonne d'impatience pour attaquer sa sœurette!

    3

     Concernant l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe: le seul homme d'état qui a vu venir cette horrible chose et l'a annoncé sans chichi au monde entier, c'est l'ami Joseph ou Robinette. Sans doute, le présage l'a frappé de plein fouet pendant qu'il prenait son bain ou sa  douche et qu'il pensait à feu son chien qui flairait facilement les renards autour de la Maison Blanche.

     Et dire que certains blogueurs pro Trompette se sont permis de le traiter de sénile!

     Errare humanum est, perseverare diabolicum.

     Quant à moi, simple pékin qui se méfie de Pékin, je n'ai pas eu besoin de songer à mon toutou, mort ou vivant, pour arriver à la même conclusion, j'ai tout simplement suivi le raisonnement suivant:

     Une armée de 150 mille hommes ou presque qui s’entraîne près d'une frontière d'un pays voisin qu'elle sous-estime n'agit-elle pas comme un boucher qui sort de son tiroir ses plus longs couteaux et se met aussitôt à les affûter? C'est bien pour s'attaquer à une grosse bête, non?

     Mais pourquoi donc le Russe fier de sa race, traite-il l'Ukrainien de Хахаль, homme de foutaise ou de fantaisie d'après google?...

    4

     L’ami Vova, au même titre que Joseph ou Robinette, est un vrai militaire. 

     Et non pas un pioupiou à la suisse qui se réjouit d’aller aux cours de répétitions uniquement pour revoir ses anciens camarades de l’école de recrue et jouer aux cartes avec eux. 

     Et un tel soldat, de carrière, en uniforme ou en habit civil, n’obéit qu’à son chef, coûte que coûte. Et le chef de Poutine, c’est  Poutine lui-même.

     Mais avant de juger cet homme et de le condamner à la méthode du procureur-bourreau surnommé le cocotier, cherchons d’abord de comprendre la mentalité du peuple russe, en général.

     En général?

     - L’équation est insoluble, a trop d’inconnues à des degrés différents et aléatoires, petit algébriste, me chuchote mon ange gardien, à l’oreille gauche, la plus sensible.

     Alors, je tâcherai de faire quelques petits portraits dans l’espoir de m’approcher d’elle partiellement. Si elle existe, bien entendu.

     Sur le champ, j’entends un bruit étrange venant du Ciel et j’interprète, vu mes attirances envers l’au-delà:

     Échec et mat!

     Et je m’interroge:

     La réponse serait-elle dans le jeu d’échecs? Mat étant la maladie? Quelle pièce de l’échiquier va ou doit disparaître pour que les canons cessent de tonner?

     Non, ne faites pas dire ce que je présents ou  ce que je souhaite. Car la frontière entre 
    ces états d’âme me semble bien floue.

     Je suis Suisse, donc neutre officiellement, dans un pays en guerre. 

     Si le gouvernement helvétique décide de faire sauter sa bombe swift dans le but d’endommager toutes les banques russes, je serai dans l’obligation de suivre la longue colonne des réfugiés ukrainiens en Suisse, dans mon propre pays.

     O.K., Messieurs et Mesdames de gauche comme de droite, déclenchez votre hiroshima financière mais ne me parlez plus jamais de neutralité

    5

         Finalement, mon ange gardien a parfaitement raison, je laisse donc tomber l’idée, sincère mais peut-être trop naïve,  de chercher à comprendre la mentalité du peuple russe, en général ou autrement.

     Car les mentalités changent au fil du temps et très vite d’orientation selon le cours des évènements. Les hommes sont de véritables girouettes.

     Et presque tous les pions, petits et grands,  du gouvernement helvétique, chambres comprises,  tournent à fond à droite. 

     Actuellement, les flèches sont bizarrement poussées par des vents européens.

     Pour simplifier les choses et sonder tout de  même la température mentale ambiante, du moment, disons-nous, à haute voix comme à l’école: 

     - Dans chaque nation, il y a ceux qui sont pour, ceux qui sont contre et ceux qui se tâtent. Ici comme ailleurs.

     Et pour être clair et transparent tel le beau quartz de nos chères montagnes, je vous signale que je fais partie de ceux qui sont contre. 

     C-à-d:

     Je suis contre la guerre, les conflits armés, les dictateurs, les miliaires de carrière, les fabricants et les marchands d’armements, les chasseurs et leurs chiens, les fabricants et trafiquants de stupéfiants, les sniffeurs,  les tagueurs, les prêtres pédophiles et ceux qui les protègent, les homophobes, les machos, les antiféministes, les sexistes anti-hommes, les maffieux tous azimuts, les assurances obligatoires, les loyers excessifs .... et ces flics qui se rangent toujours du côté des mieux lotis.

     Et je suis pour la liberté d’expression dans tous les domaines et tous les lieux, à condition qu’elle ne s’égare pas dans les sphères du mensonge et de la méchanceté, et... 

     E-mail de dernière minute:

     EDA-REP Moscow Regional consular center / moscow.cc@eda.admin.ch

     En raison du conflit militaire en Ukraine et de la fermeture de l'espace aérien européen aux avions russes, la plupart des vols directs des compagnies aériennes russes et européennes de et vers l'Europe occidentale ont été suspendus.

     Les vols directs entre la Russie et la Suisse ne sont plus possibles.

     Si vous souhaitez quitter le pays, utilisez les moyens de transport commerciaux disponibles. Les agences de voyage et les compagnies aériennes fournissent des renseignements sur les possibilités de vol. Il n'est pas exclu que d'autres liaisons aériennes soient réduites ou supprimées.

     Les retraits d'argent liquide ne sont parfois plus possibles. Les cartes de crédit internationales ne peuvent plus être utilisées que de manière limitée. Il est préférable d'emporter suffisamment d'argent liquide en dollars américains ou en euros. Renseignez-vous toutefois auprès de l'ambassade de Russie à Berne sur le montant maximal qui peut être importé et exporté au moment de votre voyage.

     Avis aux amateurs!

     La partie sud de mon blogue (destinée aux commentaires) ne doit nullement ressembler à un mur des lamentations mais plutôt au tableau noir de l' école universelle où petits et grands y étalent leurs idées... en suivant le même principe que moi concernant la liberté d’expression. 

     Soit, je me répète:

     Je suis pour la liberté d’expression dans tous les domaines et tous les lieux, à condition qu’elle ne s’égare pas dans les sphères du mensonge et de la méchanceté.

     Bref! Passons à l’autre face du disque où il n’y a point de chansonnette mais des cris  d’oiseaux qui pètent de colère.

     Voici donc un cri parmi tant d’autres:

     - La Suisse n’est plus neutre! Fini donc le diktat de Napoléon, ce lâche d’esclavagiste qui a fui la Russie en abandonnant ses troupes!

     Mais est-ce finalement un point positif pour l’avenir de l’économie helvétique et du petit Helvète? je me demande. 

     Le chiffre d’affaires, transparent si possible, des banques suisses en Suisse nous le dira... et la faillite de certains exportateurs de gruyère et de chocolat, nous le confirmera. Peut-être très bientôt. 

     Mais, certainement, le passeport rouge à croix blanche, vrai ou faux, va cesser de se multiplier dans le milieu du banditisme. Et ça, c’est une excellente chose en soi.

     Quant aux Suisses de l’étranger, tels que moi et ma chère épouse, on ne leur dira plus:

     - Bravo, vous êtes des gens bien, vous réfléchissez comme des sages même quand vous ne réfléchissez pas du tout.

      Mais désormais:

     - Vous êtes aussi minables que les Français et les Américains dont la liberté est aussi figée que leurs fameuses statues. 

     Dans le même envol, une commerçante de  farces et attrapes, m’a balancé ce matin:

     - Dans quel camp êtes-vous, cher Monsieur.

     Et je lui ai répondu, très calmement, politiquement:

     - Comme j’ai une double  nationalité, suisse et russe, et que j’habite actuellement à Saint-Pète, je considère que ma maison est en Russie et que mon balcon est en Suisse.

     Et à la fin de cette très brève allocution, je reçois sur mon portable une photo de ma petite fille Arina s’apprêtant à fêter le weekend des crêpes.

     Du coup, son sourire innocent me fait oublier la guerre.

     Mais jusqu’à quand?

    6

     Attendons la fin de ce diabolique spectacle! Pour l'instant, il n'y a que de terribles entrées et de lugubres sorties sur scène.

     Et de conséquents acteurs n'ont pas encore joué leur rôle.

     Fin de cette tentative...

    Lien permanent 0 commentaire
  • Tell une hirondelle sans nid (7, à suivre)

    Imprimer

     Tell une hirondelle sans nid de Hank Vogel.jpgLe fou aime la guerre, le sauvage les armes... seul l’être humanisé se contente de bâtir un meilleur avenir, en effaçant les montres de sa mémoire.

     - Maudit soit celui qui prie à l’aube et qui tue au crépuscule ou inversement! me cria aux oreilles hier soir, dans la  langue des anges, une mère syrienne ou ukrainienne qui avait perdu son mari et tous ses enfants lors d’un bombardement.

     Je sortais à peine d’une messe orthodoxe, en hommage à je ne sait qui et quoi. C’était à Saint-Pétersbourg, dans un rêve.   

     - Mais de qui parlez-vous, parles-tu? je demandai, tout déconcerté, à cette pauvre femme dont le visage était tout chiffonné et chargé de grosses larmes.

     - Du diabolique concierge, me répondit-elle, en tremblant... Tu vois qui c’est?

     - Non. Pas du tout. Car je ne flirte qu’avec des concierges féminines et félines.

     - A vrai dire, ce n’est pas le concierge mais le locataire.     

     - Le locataire d’où?  

     - Mais du Kremlin, pardi!

     - J’ai compris... Toi aussi tu as décidé de ne plus prononcer le nom de cet individu?

     - Oui, moi aussi.

     - Alors... alors...  

     - Alors quoi?  

     - Chut! C’est le début de sa fin ou le commencement de son effacement...               

    Lien permanent 0 commentaire