Staline et le dinosaure (10, à suivre)

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Staline et le dinosaure, Hank Vogel.jpgJ’ouvre un livre à la neuvième page et je lis:

Ô limpidité, qu’il est agréable de vivre! Bien entendu le ciel bleu y est pour quelque chose. Le hasard obéit aux lois des saisons et des caprices météorologiques. L'hiver engendre les ancestrales et pieuses espérances. Le printemps, les joies anticipées et primitives. Il ne faut pas considérer cela comme une malfaçon divine mais plutôt comme une nécessité naturelle. Convaincu de cette philosophie, qu’il estime la plus logique, la plus sensée, le poète se laisse emporter par ce bouillonnement intérieur au risque même de se transformer en ange ou en nuage rose. Et pourtant nous sommes à la fin du vingtième siècle. Siècle des proliférations techniques et matérialistes. Il faut dire qu’à chaque époque les êtres au comportement différent ont leur place au soleil et laissent derrière eux un parfum d’existence. Une bonne chose en soi. Sans quoi la vie ne serait qu’une tombe vide et sans passé...

Ding dong!

- Merde, sûrement elle, je murmure en pensant automatiquement à ma concierge.

J’ouvre la porte.

- C’est vous le conservateur très attendu? me demande un très belle demoiselle, aux cheveux dorés légèrement bleutés. Je suis la fille de Madame Buhagiar.

- Je ne sais pas qui c’est, je lui réponds tout troublé, par sa beauté il va de soi.

- Si. Vous la connaissez très bien.

- ...

- Je peux entrer?

- Mais oui... mais oui...

- Vous êtes sympa... Contrairement... non rien!

Nous nous installons. Elle dans mon unique et confortable fauteuil. Moi sur une des deux chaises branlantes prêtées par mon ami Charly. Que je vous présenterai plus tard, verbalement, s’il ne se pointe pas avant, en chair et en os...

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