Pondichéry un jour d'automne (8, à suivre)

Imprimer

Pondichéry un jour d'automne, Hank Vogel.jpgL’Inde! L’Inde? L’unique pays au monde où les vaches peuvent se promener librement sur les routes la nuit sans courir le risque de se faire écraser ou maltraiter pour ensuite être dévorées. Mais là aussi pourtant où l’enseignement de Siddhartha Gautama, dit le Bouddha, a échoué, n’a pas pu prendre racine face aux dieux de la trinité hindoue. Trop simple voire simpliste sans doute aux yeux de ses habitants, très habitués à la logique envoûtante de Brahma le créateur, de Vishnou le conservateur et de Shiva le destructeur. Et du charme incontestable de Ganesh, de Kali et de Rama, pour ne citer qu’elles parmi tant d’autres divinités. L’homme de la rue adore se compliquer la vie. Contrairement au sage, plus il y a de règles, plus il se sent en sécurité.

Comme promis, j’attends à la réception de l’hôtel. En faisant les cents pas.

Une jeune et belle indienne, habillée à l’occidentale, jeans bleu ciel, tee-shirt rose et baskets blanches, m’accoste en m’expliquant presque, les mains jointes religieusement et tout sourire:

- Ici, il n’y a que des tigres en liberté, pas la peine d’imiter un lion en cage, personne ne prendra soin de vous.

- C’est... vous... Krish... na? je bafouille.

- Vous m’avez reconnue sans mon sari?

- Les yeux sont les miroirs de l’âme et une belle âme ne passe jamais inaperçue... On s’installe quelque part?

- Je vous suis...

Lien permanent 0 commentaire

Les commentaires sont fermés.