• Flash-back (26, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpgLe temps passe et l’homme trépasse, disait souvent ma concierge. Ce qui restent ruminent comme des vaches les souvenirs des doux moments qu’ils ont vécus malgré la merde qu’il ont avalé.

    Je tourne mes séquences que j’ai dans la tête sans la présence de Conchita.

    Que de flash-back dans la cervelle dans une journée!

    Nous conjuguons plus au passé qu’au présent. Surtout nos d’actions.

    Conchita! Conchita?

    Son visage, ses fesses, ses jambes, ses seins... me viennent régulièrement à l’esprit. Tel le tic tac d’une horloge par instant.

    Elle est rudement faible, cette sacrée cervelle. Elle a constamment soif et faim. Il suffit pour cela de lui donner goût à une fraction de seconde de sensation particulière. Mémorable, fascinante, sécurisante...

    Encore, encore et encore!

    Nous sommes tous condamnés à être des éternels drogués. Des machines à remonter le temps.

    Flash-back après flash-back, je fais mon cinéma.

    Que le silence me vienne en aide!

    Pas de nouvelle de la belle: mauvaise ou bonne nouvelle?

    Je regrette, je culpabilise, je me mords les doigts...

    Imbu, prisonnier de mes idées moralisatrices, je passe peut-être à côté de mon destin...

    Extrait Insultes et caresses

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  • Flash-back (25, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpg- Ne désespère pas, ma chère! Aucune loi ne t’oblige à maîtriser tout cela.

    - Tu me rassures.

    - OK! C’est tout pour aujourd’hui. Passons à autre chose!

    Quelle chose?

    Après chaque leçon, qu’elle soit formelle, informelle, imprévue ou improvisée, j’ai droit à de vifs remerciements, de langoureux baisers, de sublimes caresses, d’inoubliables papouilles ou, la plus part du temps, carrément à une invitation à une partie jambes en l’air hors norme. Venant automatiquement de sa part, forcément.

    Bien que ce type d’échange soit monnaie courante dans bien des milieux artistiques et professionnels, je trouve cela totalement indigne, inapproprié aux fondements de ma propre philosophie.

    Selon l’enfant qui vit secrètement en moi, le savoir que nous transmettons aux autres est une graine de connaissance que nous semons pour l’humanité. Et cet acte qui nous est permis d’accomplir représente un cadeau que nous venons de recevoir du ciel. Donc l’idée seule de vouloir encaisser à nouveau frise sérieusement la malhonnêteté et la trahison envers les étoiles.

    Mais voilà! Nous vivons dans une société mercantile où tout se vend et tout s’achète. Où la gratuité est synonyme de nullité, de médiocrité voire de ruse.

    Et toute cette salade éducative chargée de contradictions, de morales et de fausses morales, m’a perverti!

    Lorsque le petit singe sort de sa cage pour faire son numéro de cirque, une cacahuète dorée brille déjà dans ses yeux.

    Et dans les mieux que scintille-t-il? Flatteries et incitations aux plaisirs intimes?

    Ainsi!...

    Le sexe est prêt à nous harponner à chaque instant. Jour et nuit. C’est le bakchich du pauvre envers le pauvre, du minable envers le minable.

    Merde, Bon Dieu! Suis-je devenu une pute parmi les putes?

    Alors! Alors?

    Après une longue explication sur les types de pellicules, je dis à Conchita, embarrassé:

    - La baise entre nous, c’est fini.

    - Pourquoi, tu aimes une autre? me demande-t-elle calmement, lentement, quasi au ralenti, en se mordant les lèvres.

    J’ai subitement l’impression d’être en face d’une cannibale.

    Comme c’est étrange! Du jamais ressenti.

    Mais qui donc abuse de l’autre, profite de la situation pour apaiser sa libido? je me questionne. Elle ou moi? Plus elle que moi?

    L’homme s’invente des pièges, la femme des remèdes. Non? Oui? Non? Oui?...

    - Pourquoi, tu aimes une autre? me redemande-t-elle autrement, différemment, difficile à définir.

    La femme est double, multiple. L’homme trop singulier.

    - Là n’est pas la question, je réponds pour répondre.

    - Ce qui veut dire?

    - Nous dérapons.

    - Nous dérapons?

    - Nos échanges sont disproportionnés.

    - Tu veux plus?

    - Je ne veux rien... Tes sourires sont largement suffisants.

    - Tu es tombé amoureux que l’une de tes actrices, n’est-ce pas?

    - Ce n’est pas demain la veille.

    - Tu mens comme tu respires.

    - Souvent mais pas aujourd’hui.

    - Mais où est le problème?... J’aime me donner à toi... Peut-être parce que je me suis habituée à toi... Et puis merde!... Va te faire voir par les Grecques!

    Et elle disparaît de ma vue...

    Extrait Un cactus sous la neige

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  • Flash-back (24, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpgJe hausse les épaules.

    - Et après? me demande mon assistante adorée.

    - Après quoi?... je baille.

    - On dirait que tu t’en fous.

    - Loin de là, c’est que... j’ai mal dormi cette nuit.

    - ...

    - On dit loin de là ou loin de ça?

    - Ce n’est pas important... Dans les films, les gens ne parlent pas comme dans les romans. La parole est moins contrôlée...

    - Pas toujours car le public n’aime pas beaucoup ça. Il a trop été habitué à la lecture.

    - Peut-être aussi parce que la plupart des dialoguistes sont des intellos.

    - Aussi... Mais l’essentiel, c’est de montrer, d’intriguer... et non pas de tout expliquer.

    Un long silence. Digne du maître des maîtres, le regretté Ingmar Bergman.

    - Et après? me redemande-t-elle.

    - Ap... apr...

    - Dans un second temps, après les égocentriques et les bourrés de techniques, qui dirige-t-il ton fameux chef d’orchestre cinématographie?

    - Eh bien, le compositeur de la musique, le monteur et parfois l’étalonneur.

    - L’étalonneur? C’est quoi pour un métier.

    - C’est quelqu’un qui travaille au laboratoire et qui corrige souvent les maladresses des chefs de la photo... en filtrant chaque prise de vue.

    - Comme c’est compliqué tout ça.

    - Ne désespère pas, ma chère! Aucune loi ne t’oblige à maîtriser tout cela...

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  • Flash-back (23, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpgRouge, vert, bleu... Le noir et le blanc n’existent pas vraiment sur les écrans. L’un, c’est la somme de ces trois couleurs de base. L’autre, l’absence totale de celles-là.

    Inconsciemment, cela a sans doute permis aux plus assidus des cinéphiles de tirer un trait final sur le racisme. Non? Oui?...

    Cela n’est qu’un rêve!

    22, 16, 11, 8, 5,6, 4, 2,8, 1,4... Ô, diaphragmes!

    Télé, normal, grand angle, oeil de poisson... Ô, objectifs!

    Arriflex, Auricon, Beaulieu, Bolex... Ô, caméras!

    Jour, nuit, intérieur, extérieur, séquence, plan, fixe, panoramique, le zoom est interdit voire maudit... Silence, on tourne!

    - Le metteur en scène n’est autre qu’ une sorte de chef d’orchestre qui dirige des acteurs et des techniciens, j’explique à Conchita. Dans un premier temps, si c’est un auteur.

    - Sinon? réagit-elle en grimaçant.

    - Il vole des idées à son ou à ses scénaristes et dialoguistes. Et il les fait siennes.

    - Ils sont nombreux à se comporter ainsi?

    - La réponse se trouve peut-être à la cinémathèque.

    - Notre cinémathèque?...

    - A condition que tous les génériques ont été scrupuleusement répertoriés. Par des archivistes compétents. Parfaitement, compétents!

    - On dirait que tu détestes ces gens-là.

    - C’est tout le contraire! J’ai beaucoup d’admiration pour ces vautours intellectuels qui s’acharnent sur les cadavres du septième art afin de les immortaliser.

    - Je doute que tu sois sincère.

    Je hausse les épaules.

    - Et après? me demande mon assistante adorée...

    Extrait Le désert des médiocres

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  • Flash-back (22, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpgMon prochain n’est mon prochain que lorsqu’il est proche de moi. A mes côtes ou en face de moi. Physiquement. Alors ainsi, je suis prêt à le secourir de toutes mes forces quand le malheur s’abat sur lui. Au péril de ma vie si nécessaire. Peut-être! Oui, peut-être, car la lâcheté est un serpent qui sommeille en chacun nous jour et nuit. Mais aider pour aider, en carte postale comme dirait la plus sainte des saintes, est un concept qui me donne l’envie de vomir.

    - Ça va? J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas dire? me demande Alfred.

    - Pas du tout, je lui répond d’un air vaseux.

    Sur terre et rêveur à la fois:

    - J’étais sur une autre planète... Ça m’arrive souvent. Très souvent. Peut-être trop...

    - C’est ce qu’il te reproche.

    - Qui ça?

    - Mais notre chef! Qui d’autre à part lui... Il... il....

    - Il?

    - Il croit que tu fais exprès.

    - Exprès?

    - Juste pour l’emmerder.

    - Eh bien! Il n’est pas chef pour des prunes.

    - Que veux-tu insinuer?

    - Que certaines fonctions finissent par déformer le sens des réalités chez certains individus. Surtout... d’intelligence moyenne et propulsés sur un podium immérité.

    - C’est trop compliqué tout ça pour moi.

    - Alors contente-toi de te boucher les oreilles régulièrement...

     Extrait Mémoires d'un philosophe

    Un film différent

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  • Flash-back (21, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpg- C’est qui qui t’a parlé de mes activités privées? Le dirlo ou le chef?

    - Les deux. Le premier, en des termes élogieux. Le second, narquoisement.

    - Cela ne m’étonne pas de lui.

    - Question de jalousie, probablement.

    - Va savoir!

    Il n’y a pas plus dangereux qu’un être jaloux, me dis-je. Il est capable de commettre les pires atrocités. Coups tordus à l’extrême, tortures, crimes...

    La jalousie est une maladie très contagieuse, qui ignore totalement le temps et l’espace. Il suffit pour cela de la cultiver régulièrement avec rage et conviction. De père en fils, de mère en fille, de cousin en cousine, d’ami en ami, de couple en couple, de cercle en cercle, de chapelle en chapelle, au-delà des montagnes, des mers et des océans!

    Nos inoubliables dictateurs disparus et leurs chers complices étaient-ils tous porteurs de ce virus mental?

    Seuls les indifférents aux idées et au bonheur des autres et les paresseux de naissance échappent à ce type de contamination.

    Certainement!

    J’en ai rien à foutre de mon voisin! Qu’il soit plus grand, plus beau, plus riche ou plus bronzé que moi. Il est ce qu’il est et je suis ce que je suis. Il a ce qu’il a et j’ai ce que j’ai. Chacun a sa propre vision des choses et sa part de responsabilité sur cette terre. Responsabilité! Si l’on peut appeler cela ainsi! La mienne est peut-être de ne m’inquiéter et de ne prendre soin que de ma misérable personne.

    Mon prochain n’est mon prochain que lorsqu’il est proche de moi. A mes côtes ou en face de moi. Physiquement. Alors ainsi, je suis prêt à le secourir de toutes mes forces quand le malheur s’abat sur lui. Au péril de ma vie si nécessaire. Peut-être! Oui, peut-être, car la lâcheté est un serpent qui sommeille en chacun de nous jour et nuit. Mais aider pour aider, en carte postale comme dirait la plus sainte des saintes, est un concept qui me donne l’envie de vomir...

    Extrait de L'horloge sauvage

    Extrait de Rêve russe

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  • Flash-back (20, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpgA la mine, comme dirait le mari de ma concierge, là où je travaille la semaine pour gagner ma croûte, mon chef me regarde souvent bizarrement.

    Que voulez-vous, c’est un calviniste pur sang qui est persuadé que tous les artistes sont habités par le démon! est la seule réponse plausible que je puisse vous donner, chers amis aux idées sans frontière.

    Les accros aux livres sacrés bavent comme des crapauds face à la réalité toute nue mais n’osent jamais l’affronter en toute liberté. De peur, sans doute, de frire en enfer.

    On obéit à la lettre aux diktats du dimanche matin. A l’église, au temple ou par la radio.

    Pourtant, Dieu et ses complices n’ont pas encore offert la moindre parcelle de leur soi-disant parfaite terre promise à qui que ce soit.

    Mais heureusement, c’est l’heure de la pause où les sourires sont un peu plus sincères et les pensées moins refoulées.

    Au réfectoire, Alfred, un jeune collaborateur récemment embauché, s’assied à côté de moi et me demande:

    - C’est vrai que tu fais du cinéma?

    - Non, c’est faux, je tourne des films seulement, je lui réponds d’un air désabusé... Des longs métrages de fiction en couleur ou en noir et blanc quand je suis très fauché.

    - En huit ou en super huit?

    - En seize et en trente-cinq millimètres.

    - Non!

    - Si. Et si possible avec de la pellicule Eastmancolor!

    - C’est du sérieux alors?

    - Si l’on veut.

    - Quoi comme genre?...

    - A propos... non, rien.

    - ...

    - C’est qui qui t’a parlé de mes activités privées? Le dirlo ou le chef?

    - Les deux. Le premier, en des termes élogieux. Le second, narquoisement.

    - Cela ne m’étonne pas de lui...

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  • Flash-back (19, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpgFlash-black! Retour en arrière dans le temps!

    Comme Paul, je contemple le plafond.

    Les traitres et les bourreaux, on ne les oublie jamais, me dis-je. A condition d’être vivant, bien entendu. On se souvient d’eux comme de la dernière tempête. Pire que ça, ils nous collent au cul, quasi jour et nuit. Plus souvent la nuit que le jour.

    Les amis, les vrais amis, ça n’existe pas. Nous avons toujours affaire à des concurrents. Et à ces gens-là, il est préférable de ne rien confier. Ni projets, ni désirs, ni douleurs, ni forces, ni faiblesses... rien, strictement rien.

    Nos malheurs feront leurs bonheurs!

    J’ai sans doute trop parlé à Paul de mon premier amour, de la femme de tous mes rêves. Et c’est lui qui l’a épousée.

    Maintenant, tous les Paul sont des salauds à mes yeux. Ainsi fonctionne la cervelle d’un homme blessé. Blessé par sa propre naïveté.

    Oui, je fus confiant et naïf tel un soldat prêt à mourir pour sa patrie.

    Patrie? Foutaise! Foutaises!

    Mon pays ne m’a jamais rien donné. Rien de particulier. Rien de plus que les autres. Aucun soutient financier extraordinaires, ni moral. Au contraire, il m’a insulté à chacune de mes œuvres réalisées, à chacune de mes demandes de subvention.

    Sans doute, j’étais un enfant de nulle part et le fils de personne. Car je ne portais sur le revers de mon veston pas le moindre signe distinctif, politique ou religieux.

    Aujourd’hui, je suis mentalement encore plus nu. Libre mais méfiant. Est-ce la crainte d’une nouvelle félonie?

    Et aussitôt s’inscrit dans ma mémoire:

    La peur et le doute coulent dans nos veines. Le courage et la certitude ne font que traverser notre esprit...

    Le soleil des pauvres (extrait)

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  • Flash-back (18, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpg- Toute plaisanterie cache toujours un désir de vengeance, qu’on le veuille ou pas. Vrai ou faux?

    - Mon ignorance matinale m’empêche de prendre position, de voir clair! Mais je préfère tout de même foutre le camp.

    Je rentre chez moi. Je plonge sur mon lit. Heureusement, c’est samedi. Jour de repos. Pas de travail. Aucune distraction. L’âme récupère ce que l’esprit a consommé, consumé.

    Ma vie, bien que sentimentalement chaotique, est organisée à la perfection comme un défilé militaire. Pas le moindre geste asynchrone, ni la moindre pensée anachronique. Aux yeux des bourges du quartier, je suis un con fini comme les autres. Ou un peu plus, depuis que j’ai contracté le virus du cinéma.

    C’est-à-dire: la semaine, je travaille pour enrichir mon patron. Le vendredi soir, je tourne mes films pour apaiser ma colère due aux nombreuses injustices. Et le weekend, je recharge mes batteries pour être frais et dispos le lundi à l’aube.

    Finalement, je ne suis qu’un parfait robot, fait de chair usée et de mauvais sang, au service de la société.

    Flash-black! Retour en arrière dans le temps!

    Comme Paul, je contemple le plafond.

    Les traitres et les bourreaux, on ne les oublie jamais, me dis-je. A condition d’être vivant, bien entendu...

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  • Flash-back (17, à suivre)

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    Flash-back, Hank Vogel.jpgUn moment de silence. Permettant ainsi à nos sourires et à nos grimaces de révéler secrètement nos intentions. Les miennes sont confuses. Je dirais même qu’elles manquent de maturité.

    Faire l’amour à long terme avec une ouvrière, vendeuse de magasin ou serveuse de café, me semble plus rassurant qu’avec une universitaire, étudiante ou enseignante. Car la première finira un jour par devenir une casse-pieds. La seconde, une casse-tête.

    Cela n’est peut-être qu’un vulgaire préjugé dû à ma maigre expérience!

    Ma belle assistante, en fixant mes mains, me dit:

    - Tu as des paluches de gonzesse.

    - Pourtant, cela ne t’as nullement dérangé cette nuit, je lui réponds sèchement.

    - Je t’ai vexé?

    - Pas du tout.

    - Alors pourquoi cette réaction de macho?

    - Mille excuses! Au fait, en parlant de macho, vu l’heure, ton père ne risque pas de se pointer?

    - Un flic n’est pas forcément une brute par excellence.

    - Je le croyais.

    - Tu es sérieux?

    - Mais non, je plaisante!

    - Toute plaisanterie cache toujours un désir de vengeance, qu’on le veuille ou pas. Vrai ou faux?...

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