Flash-back (25, à suivre)

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Flash-back, Hank Vogel.jpg- Ne désespère pas, ma chère! Aucune loi ne t’oblige à maîtriser tout cela.

- Tu me rassures.

- OK! C’est tout pour aujourd’hui. Passons à autre chose!

Quelle chose?

Après chaque leçon, qu’elle soit formelle, informelle, imprévue ou improvisée, j’ai droit à de vifs remerciements, de langoureux baisers, de sublimes caresses, d’inoubliables papouilles ou, la plus part du temps, carrément à une invitation à une partie jambes en l’air hors norme. Venant automatiquement de sa part, forcément.

Bien que ce type d’échange soit monnaie courante dans bien des milieux artistiques et professionnels, je trouve cela totalement indigne, inapproprié aux fondements de ma propre philosophie.

Selon l’enfant qui vit secrètement en moi, le savoir que nous transmettons aux autres est une graine de connaissance que nous semons pour l’humanité. Et cet acte qui nous est permis d’accomplir représente un cadeau que nous venons de recevoir du ciel. Donc l’idée seule de vouloir encaisser à nouveau frise sérieusement la malhonnêteté et la trahison envers les étoiles.

Mais voilà! Nous vivons dans une société mercantile où tout se vend et tout s’achète. Où la gratuité est synonyme de nullité, de médiocrité voire de ruse.

Et toute cette salade éducative chargée de contradictions, de morales et de fausses morales, m’a perverti!

Lorsque le petit singe sort de sa cage pour faire son numéro de cirque, une cacahuète dorée brille déjà dans ses yeux.

Et dans les mieux que scintille-t-il? Flatteries et incitations aux plaisirs intimes?

Ainsi!...

Le sexe est prêt à nous harponner à chaque instant. Jour et nuit. C’est le bakchich du pauvre envers le pauvre, du minable envers le minable.

Merde, Bon Dieu! Suis-je devenu une pute parmi les putes?

Alors! Alors?

Après une longue explication sur les types de pellicules, je dis à Conchita, embarrassé:

- La baise entre nous, c’est fini.

- Pourquoi, tu aimes une autre? me demande-t-elle calmement, lentement, quasi au ralenti, en se mordant les lèvres.

J’ai subitement l’impression d’être en face d’une cannibale.

Comme c’est étrange! Du jamais ressenti.

Mais qui donc abuse de l’autre, profite de la situation pour apaiser sa libido? je me questionne. Elle ou moi? Plus elle que moi?

L’homme s’invente des pièges, la femme des remèdes. Non? Oui? Non? Oui?...

- Pourquoi, tu aimes une autre? me redemande-t-elle autrement, différemment, difficile à définir.

La femme est double, multiple. L’homme trop singulier.

- Là n’est pas la question, je réponds pour répondre.

- Ce qui veut dire?

- Nous dérapons.

- Nous dérapons?

- Nos échanges sont disproportionnés.

- Tu veux plus?

- Je ne veux rien... Tes sourires sont largement suffisants.

- Tu es tombé amoureux que l’une de tes actrices, n’est-ce pas?

- Ce n’est pas demain la veille.

- Tu mens comme tu respires.

- Souvent mais pas aujourd’hui.

- Mais où est le problème?... J’aime me donner à toi... Peut-être parce que je me suis habituée à toi... Et puis merde!... Va te faire voir par les Grecques!

Et elle disparaît de ma vue...

Extrait Un cactus sous la neige

Lien permanent 7 commentaires

Commentaires

  • Bien le bonjour Cher Hank que de beaux cactus'''''''''
    Humains sont aussi piquants que des cactus mais sans doute pour mieux cacher leur hypersensibilité
    Ne supportant pas leurs propres faiblesses pourquoi accepter celle des autres
    Cela me fait penser à un certain président !!!!!!
    Et n'oublions pas le hérisson symbole du peuple Rom
    Ceci étant vivre dans le désert a de nombreux avantages
    On ne risque pas de rencontrer des Verts C'est d'ailleurs le seul parti imitant à la perfection certains vers de terre nuisibles pour l'environnement
    Mon côté hérisson se réveillerait il ? rire
    Tout bon samedi pour Vous Cher Hank

  • A mes yeux, l'être humain et l'arbre se ressemblent terriblement! Non?

    Au commencement de leur vie, ils sont souples, minces... puis avec les années, ils prennent du poids, grossissent... et finalement, ils sèchent et tombent.

    Dans la continuité, les lois de la nature sont identiques pour tout et pour tous. Y compris pour le climat!

    Bonne journée, chère Lovejoie.

  • Cher M. Hank Vogel, vous dites exactement:"A mes yeux, l'être humain et l'arbre se ressemblent terriblement! Non? "

    Dans un autre registre, la ressemblance est aussi valable dans les racines de l arbre. Mais pour l être humain ceux sont ses pieds et ses souliers (ou sans soulier même...) avec lesquels il marche et il voyage qui sont ses racines!

    Marcher, c est bien... On nous dit que les Roms, les gens du voyage ou les marcheurs de la vie ne peuvent jamais s arrêter longtemps au même endroit car c est grâce à leurs pieds qu ils font tourner la terre...

    Un autre fameux parlait de la marche, c est Ghandi qui a dit:"C est bien de faire le tour du monde plusieurs fois mais ça vaut la peine de faire aussi le tour de soi au moins une seule fois dans sa vie..."

    Bien à Vous, Camarade!
    Charles 05

  • Mille mercis pour votre commentaire, cher Charles.

    Marcher, c'est bien. Mais courir pour aller nulle part, c'est triste. Je constate ça tous les jours.

    En Russie, j'ai souvent l'impression que les gens sont terriblement pressés. Qui ou quoi fuient-ils, qui ou quoi poursuivent-ils? Je n'ai pas de réponse.

    Bien à Vous, Camarade!

  • Je vous remercie Cher Hank ,je trouve la comparaison avec l'arbre fort judicieuse
    D'ailleurs on l'utilise même en généalogie pour trouver celui qui a eut l'audace de nos transmettre ses propres défauts
    Vous dites qu'en Russie les gens sont toujours pressés
    Mais c'est pareil chez nous les gens se fuient les uns les autres de peur des questions dérangeantes de la part des comportementalistes et aussi pour éviter les éternels pleurs de tous ceux les confondant avec des psy
    la pub pour Samsung Galaxie S10 + S102 permet même d'entendre le mot Gestapo qui agissant sur l'inconscient peut développer des troubles du comportement
    La débilité du progrès actuel ne permet plus aucun doute sur la bourrage de crâne dont nous sommes tous victimes ,de quoi courir deux fois plus vite !!!!!!!!
    Agréable soirée pour Vous Cher Hank

  • @M. Hank Vogel,

    Tous mes remerciements vont à Vous.

    Charles 05

  • Au sujet de marcher...

    Amin Maalouf, sauf erreur, disait:"Quand on sait d où on vient, on saura où aller et même peut-être comment revenir!"

    Bien à vous.
    Charles 05

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