28/09/2018

Stockholm (6, à suivre)

Stockholm, Hank Vogel.jpgElle éclate de rire puis elle m’explique:

- Je me prénomme comme elle, nous nous ressemblons terriblement mais Karin Ernlund c’est Karin Ernlund et moi c’est moi. Elle a trente-deux ans et milite pour le parti du centre. Moi, je n'en ai que vingt-quatre et je ne milite pas encore. Ou je ne militerai jamais.

Je me gratte la tête.

J’ai agi comme un imbécile, me dis-je. J’aurais mieux fait de me taire, de ne pas jouer à l’ inspecteur de police arrogant qui prétend pouvoir découvrir le vrai coupable en ne se basant que sur de faibles indices.

Karin, c’est désormais foutu pour moi. Stockholm également!...

Mais, heureusement, elle poursuit:

- Cependant, je te félicite pour ta franchise.

- Quelle franchise? je lui demande tout étonné mais rassuré.

- Ton honnêteté de cœur.

- Peux-tu développer?

- Tu as osé me traiter de menteuse. Car, en effet, j’aurais pu mentir...

- Pardon! Mon accusation est impardonnable. Je le regrette.

- Pas moi.

- Comment ça?...

09:20 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (9) |  Imprimer |  Facebook | | | |

26/09/2018

Stockholm (5, à suivre)

Stockholm, Hank Vogel.jpgElle secoue ses cheveux et me dit:

- Je m’appelle Karin et toi? D’accord que l’on se tutoie?

- Tu as raison, la vie sur terre est si courte. Moi, c’est Hans, je riposte aussitôt.

- Tu es choqué? Pourtant tu portes un prénom suédois.

- Également suédois!

- En effet.

On nous apporte nos boissons.

Un bref et bénéfique silence s’installe entre nous. Rendant ainsi hommage aux Incas.

Mais étrangement, tel un fantôme recouvert de sang, l’histoire m’ouvre l’instant d’un éclair ses caisses noires remplies d’objets sacrés arrachés aux mains des Indiens d’Amérique.

- La salope, les salauds, je murmure.

Une grimace, une inquiète interrogation se dessine sur son beau et tendre visage.

- Excuse-moi, je pensais aux conquistadors et à la couronne d’Espagne, je m’explique. A tout l’or qu’ils ont volé aux peuples indigènes...

- Tout un roman à cause d'un chocolat? me demande-t-elle toute surprise. Tu ne le trouves pas amer, j’espère?

- Au contraire.

- Alors?

- Les bonnes choses ne font souvent penser aux mauvaises. Et vice-versa...

- Tu fais quoi dans la vie?

- Rien.

- Rien du tout?

- Rien de particulier. Mon travail actuel ne m’aide qu’à survivre. Ce qui compte pour moi, c’est réaliser... c’est tout un programme...

- Et c’est quoi ce grand projet? Si tu permets mon indiscrétion...

- Toi d’abord! C’est quoi ton programme à toi?

- Mais je n’en ai aucun. Je vis au jour le jour...

- Désolé, mais tu mens! Je sais qui tu es.

- J’ai l’impression que tu me connais mieux que moi-même. Et qui suis-je selon toi?

- Je t’ai vue sur une affiche politique au bord du quai... et tu me l’a confirmé tout à l’heure en te présentant.

Elle éclate de rire puis elle m’explique:

- Je me prénomme comme elle, nous nous ressemblons terriblement mais Karin Ernlund c’est Karin Ernlund et moi c’est moi. Elle a trente-deux ans et milite pour le parti du centre. Moi, je n'en ai que vingt-quatre et je ne milite pas encore. Ou je ne militerai jamais...

Karin Ernlund.png

Karin Ernlund

 

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23/09/2018

Stockholm (4, à suivre)

Stockholm, Hank Vogel.jpgSuis-je une curiosité historique, une bête de cirque ou tout simplement un produit de consommation?

Toute proposition inattendue soulève une infinité  de déstabilisantes et d'absurdes questions. Surtout quand elle vient de la part d’une femme et ravissante par-dessus le marché.

J’imagine, j’invente, je construis, je détruis, je me transporte, je me déporte, je me condamne, je m’inflige mille supplices.

Je marche, je cours, je trébuche dans une forêt obscure cherchant désespérément une clairière. Et en suppliant Dieu et tous ses saints de me sortir de là.

Mais elles n’ont rien à foutre d’une paumé comme moi, ces créatures célestes!

Après quelques ridicules hésitations, dues à nos bavures héréditaires sans doute, nous commandons finalement deux chocolats.

- Bonne décision, ça réduit les risques d’AVC, me dit la belle.

- Ah bon?

- Les flavonoïdes du chocolat empêchent la formation de caillots dans le sang et diminuent le taux de mauvais cholestérol, m’explique-t-elle en souriant.

- Vous êtes médecin? je lui demande.

- Non, pourquoi?

- Vous dites ça avec une telle conviction.

- Vous croyez?

- Je me trompe peut-être... 

08:49 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (22) |  Imprimer |  Facebook | | | |

19/09/2018

Stockholm (3, à suivre)

Stockholm, Hank Vogel.jpgBrusquement, la sensation d’une main sur mon épaule me fait sursauter et je me retourne aussitôt.

- Je n’ai jamais vu quelqu’un apprécier une statue avec une telle intensité, me dit, une belle blonde aux yeux bleus... Êtes-vous connaisseur en la matière?

D’après ce que j’ai compris, ne connaissant pas très bien le Suédois.

- Non, je ne suis qu’un simple observateur, je lui réponds en bafouant malgré moi la langue de Bergman.

- Je vois, vous êtes un touriste. Plutôt attentif...

- Non, je travaille sur un navire. La mer m’encourage à méditer.

- Désolée, je croyais que vous étiez d’ici, danois ou norvégien.

- A cause de la blondeur de ma chevelure?

- Peut-être aussi... Vous me faites penser à quelqu’un.

- En bien, j’espère?

- Et si on allait boire un thé?

- Où ça?

- Au Sundberg, à droite devant vous...

La pâtisserie Sundberg.png

La pâtisserie Sundberg

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16/09/2018

Stockholm (2, à suivre)

Stockholm, Hank Vogel.jpgJe suis face à la statue d’Evert Taube créée par le sculpteur Karl Göte Bejemark.

Je la regarde. Je la contemple. J’admire l’œuvre du sculpteur.

Suis-je pareil à elle vis-à-vis des autres? je me demande. C’est-à-dire: j’existe et je n’existe pas.

Que de questions saugrenues me passent par la tête!

De qui ai-je hérité cela? De mon père? De ma mère? Impossible de le savoir. Je suis une pupille de la nation. J’étais! Je ne suis plus qu’un résidu de l’extrême consommation. Le produit inattendu d’un sexe abusé certainement. Un individu sans le moindre soutient affectif, totalement abandonné à lui-même. Que Dieu pardonne mes parents pour leur inconscience!

Que de personnes ont subit le même sort au nom du libertinage à outrance! De l’amour libéré de toute contrainte et toute responsabilité.

J’ai l’impression que Monsieur Taube partage mes idées.

Brusquement, la sensation d’une main sur mon épaule me fait sursauter et je me retourne aussitôt...

Stockholm - Järntorget, la statue d'Evert Taube.png

Järntorget, la statue d'Evert Taube

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14/09/2018

Stockholm (1, à suivre)

Stockholm, Hank Vogel.jpgLa liberté, c’est le beau et mystérieux jardin de mon enfance que j’aimerais tant retrouver.

Je m’appelle Gjin, Giovanni, Hans, Hovhannes, Iannis, Ion, Ivan, Jan, Janek Janos, Jean, Joao, Johannes, John, Juan, Juhani ou Sean.

A vrai dire on m’appelle ainsi. Tout dépend de la région linguistique dans laquelle je me trouve.

Cela ne me dérange nullement, au contraire cela m’amuse énormément et je trouve ça très bénéfique pour ma santé mentale.

Car chaque fois que l’on me prénomme différemment, je change presque aussitôt d’état d’esprit. Je deviens quasi quelqu’un d’autre.

En tant que Giovanni ou Iannis, l’allégresse m’habite davantage qu’en tant que John ou Hans, par exemple.

C’est fou comme la sonorité des mots peut avoir une telle l’influence sur mon comportement!

Grâce à cette ou à ces gymnastiques cérébrales, j’ai l’impression de vivre plusieurs vies.

Tout ce cirque, imaginaire ou pas, commença le jour où j’ai débarqué pour la première fois à Stockholm. Plus précisément à la place Järntorget.

Commençons donc par le commencement!...

08:18 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer |  Facebook | | | |

13/09/2018

Waterprof (26, fin)

Waterprof, Hank Vogel.jpgLe 7 septembre de l’an zéro de notre nouveau calendrier, international et laïc celui-ci, à cinq heures du matin, le robot de Waterprof, coiffé d’une casquette d’amiral, se pointe sur l’écran de mon ordinateur et m’ordonne:

- Sors tes jumelles de leur étui et regarde par la fenêtre en direction de ton restaurant préféré, le Khata Kazaka. Le débarquement aura lieu dans dix minutes sur la plage de sable. Exécution!

- A vos ordres, chef! je lui réponds automatiquement, malgré moi. L’émotion sans doute.

- Quel idiot je suis! je murmure aussitôt.

Pourtant cette réaction ne tardera pas à devenir normale voire obligatoire face à ce type de machine.

Dieu créa l’homme, l’homme le robot.

Et le robot que créera-t-il à son tour? Un individu totalement obéissant ou au contraire factieux?

Mais! Comme il y a toujours un mais qui sème la zizanie pour des raisons stupides et imprévisibles...

Vu de mon balcon, à travers mes lunettes d’approche made in Leica, le premier escadron non armé de l’histoire, composé de quatre-vingt-dix-neuf excellents nageurs et d’un sous-marin en carton baptisé Cheval de Troie, n’émerge de l’eau qu’à six heures.

Avec cinquante minutes de retard et à deux cents mètres de la plage, pas déserte du tout, au lieu de trois comme l’avait prévu le logiciel.

- L’erreur est humaine! dirait ma concierge en me faisant un clin d’œil.

Les mercenaires crawlent à toute vitesse jusqu’au rivage, se lèvent tout essoufflés et, au nom d’un patrie à l’état latent, ils brandissent des drapeaux suisses et des banderoles sur lesquelles il est inscrit en russe et en anglais:

Partageons humainement nos terres et nos mers. Guelendjik enclave helvétique.

L’accueil de la population est stupéfiant. On embrasse les héros du jour à tout bout de champ.

Le monde entier tombe sur le cul.

Waterprof fait la une de tous les journaux. Les numériques et les derniers en papier.

Certains journalistes, trop conditionnés par la langue de grand-papa, considèrent l’amputation du deuxième o comme une sérieuse faute d’orthographe et dénigrent ainsi l’évènement.

Mais ni les diverses polices, ni les armées locales n’osent intervenir. Ou ne peuvent agir. Car les enjeux économiques sont trop importants. Menaces d’un côté, chantages de l’autre. Cependant les riches adhérents de cette société secrète tiennent le couteau par le manche.

Politiquement, celui qui a de la l’argent a aussi le pouvoir dans sa poche.

Moralement, cela n’est pas toujours bien vu. Mais quand la politique et la morale s’accordent à merveille la partie est gagnée. La gauche ferme sa gueule et vire à droite comme bon nombres de ses politiciens dans la vie pratique

Le fric est une grosse pute qui corrompt et soulage même le plus sain des saints, à moins qu’il ne soit eunuque. Et encore!

Le peuple a son mot à dire et doit toujours l’avoir.

Seul son choix au sujet de toute primordiale décision mérite considération et non pas celui d’une minorité d’individus souvent bavards et prétentieux que l’on appelle les élus.

Avec la bénédiction des adeptes du grand changement entre les nations et grâce aux sages conseils d’Alla et de Gregory, les communautés arménienne et grecque installée depuis l’antiquité dans la région suivies des  autres plébiscitent en faveur de l’annexion.

Après de très nombreuses discutions et hésitations, le gouvernement russe décide finalement de céder, ou d’offrir selon certains diplomates, à la Suisse un petit coin de sa terre ensoleillée, au bord de la mer Noire, en attendant que le peuple suisse accepte ou refuse par voix électorale ce fabuleux cadeau.

Mais ça, c’est une toute autre histoire.

Stockholm, le 11 septembre 2018.

Le Khata Kazaka...

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10/09/2018

Waterprof (25, à suivre)

Waterprof, Hank Vogel.jpgAttendre! J’ai honneur de ça.

Le songe éveillé est parfois plus trompeur que le mensonge. Il n’a aucun scrupule à nous rendre fous.

Les billets de banque, les herbes fines, Alla, Valeri, Vladimir V, Vladimir C, Youri, les autocars, Rize, les plongeurs en culotte rose, le sous-matin en carton, le débarquement, la plage, déserte, bondée, l’accueil de la population, Olga, Igor, le jour des votations, les pour, les contre, le résultat, négatif, positif... défilent dans ma tête à une vitesse inimaginable.

Jamais dans l’ordre, toujours dans le désordre. Ou des ordres différents.

Ma cervelle n’est plus qu’une nébuleuse faite de tout et de rien.

- Respire profondément et ne pense plus à rien! me dirait ma concierge. Et tu traverseras au feu vert, les doigts dans le nez...

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08/09/2018

Waterprof (24, à suivre)

Waterprof, Hank Vogel.jpgAppel sur Skype.

Sur l’écran de mon ordinateur: Valeri.

- Alors comment ça marche à Genève, les Suisses sont sympas? je lui demande.

- La majorité des volontaires sont des étrangers? me répond-t-il, étonné et déçu à la fois. Des émigrés, des sans-papiers...

- Et?

- Des noirs, des frisés, des bridés, des...

- Pas d’Italiens, d’Espagnols et de Portugais?

- Je n’en sais rien. Ils sont peut-être parmi les naturalisés.

- Comme toi.

- Comment comme moi?

- On t’a bien filé un passeport helvétique, non?

- Tu es fou de parler de ça sur internet?

- Pas d’affolement! Nous ne risquons rien, camarade. Nous sommes protégés par un VPN, d’un côté comme de l’autre... L’entraînement, avec l’interprète, ça se passe bien?

- Au fond de l’eau, il ne sert strictement à rien. C’est vraiment jeter de l’argent par les fenêtres.

- Fous-toi de ça! Les Suisses en ont l’habitude, surtout les autorités. Et puis, ce n’est ni le tien ni le mien... Mais les plongeurs, dans l’ensemble?

- Pour moi, ils sont tous prêts... C’est pour quand?

- Le submersible, en cale sèche à Rize, n’est pas encore opérationnel.

- C’est vrai qu’il est fabriqué à partir de matériaux recyclés?

- C’est faux! Qui t’a raconté cette blague?

- Il y a des bruits qui courent.

- Il est totalement en carton, d’une composition inédite, indétectable par les sonars.

- Tu plaisantes?

- Non, je suis très sérieux.

- Eh bien! Je crois que nous seront obligés de plonger avant l’heure.

- Ne te fais pas de souci, il ne se dissoudra, pour nourrir les poissons entre autres, que trois heures après votre arrivée sur la terre ferme. Ni vu, ni connu! Ainsi, les historiens les plus imaginatifs pourront exercer leur métier à merveille.

- Ma parole! Tu as pensé à tout.

- Nous avons! Au meilleur comme au pire.

- A plus!

- A plus!...

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06/09/2018

Waterprof (23, à suivre)

Waterprof, Hank Vogel.jpgYouri et Vladimir sont des professionnels du volant. Ils ont conduit des camions et des autocars pour de lointaines destinations.

Ainsi, ils ont découvert l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, l’Allemagne, la Turquie, l’Iran et les Émirats arabes unis. En affrontant la froideur des uns et l’extrême cordialité des autres. C’est ce qu’il les a rendus très vigilants et prudemment courtois.

Et pour conclure la phase des présentations, j’ai le grand plaisir de mentionner Igor Guevorkian, le futur chef cuisinier de la compagnie, du bataillon ou du régiment. Le logiciel nous informera de l’effectif en temps voulu.

Grand spécialiste du plov, il adore préparer des plats arméniens, azerbaïdjanais et ouzbeks.

Que fait l’homme sans de bons repas? Il mijote ses rancœurs en séchant ses larmes et mitonne une révolution.

Le bonheur passe par l’estomac. Les tripes en savent quelque chose...

Igor en action...

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04/09/2018

Waterprof (22, à suivre)

Waterprof, Hank Vogel.jpgDieu n’existe pas et l’homme charitable encore moins, m’a-t-elle déclaré un jour.

J’aurais parfois tendance à être de son avis. Surtout quand je l’aperçois en train de vendre des fines herbes pour arrondir ses fins de mois. Quelle triste et injuste récompense pour une doctoresse à la retraite!

Vivement le jugement dernier!

La cloche annonçant le compte à rebours des mauvaises actions va-t-elle bientôt sonner? Je l’espère.

Rois cruels, présidents cupides, ministres corrompus, politiciens véreux, chirurgiens sadiques, pharmaciens empoisonneurs et banquiers intransigeants seront certainement obligés de récolter et d’avaler les fruits amers de leurs crimes.

Je m’impatiente de voir ce spectacle. Mais faut-il aussi que je ne sois ni de feu ni de glace à cette période-là. Car j’ai brûlé mes imprévisibles ailes d’ange au fil de mes nombreux combats. Contrairement à ma jeune collaboratrice: Olga Senchikova.

La douce autochtone, au sourire discret, fragile tel un roseau, sera responsable de l’accueil des petits bonhommes roses. A ne pas confondre avec les mystérieux hommes verts vus en Crimée.

Elle sera assistée des deux agents chargés du transport des troupes: Youri Gladkov et Vladimir Chlionski...

Olga Senchikova.png

Olga Senchikova

Youri Gladkov.png

Youri Gladkov

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Vladimir Chlionski

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02/09/2018

Waterprof (21, à suivre)

Waterprof, Hank Vogel.jpgCommençons par les femmes d’abord, politesse oblige!

Vérificatif! Les filles du Créateur méritent plus qu’une simple réaction de courtoisie bourgeoise. A leur naissance, elles ont toutes droit aux horreurs de la nation plus que le plus sublime héros de guerre car elles sont les sources de la vie dans toute sa splendeur. Et non pas celles de la vengeance, de la victoire, de la mort. A mes yeux, belles ou laides, elles représentent les temples utiles de l’humanité.

Sans la femelle, le mâle n’est autre qu’un chasseur sans cartouche ou un tireur qui ne tire qu’à blanc. Fier de son fusil, il passe plus son temps à le caresser qu’à l’utiliser. Certains même préfèrent le voir se perdre dans les antres les plus obscurs de l’amour.

Bref! Chacun est libre de sa trajectoire au royaume des libertés et de la confusion.

Première dame de cette aventure inhabituelle dans l’histoire, si l’on ne compte pas le Cheval de Troie: Alla Rosa Abrahamian.

A part retransmettre indirectement les messages codés, son rôle essentiel est ou plutôt sera d’influencer la communauté arménienne en faveur de l’annexion.

Surnommée Baba Alla, paradoxalement par les mauvaises langues et ceux qui l’admirent, elle ne croit plus en Dieu depuis la disparition de son mari et de ses deux fils. Elle, pourtant, qui a facilité la mise au monde de centaines de créatures, en tant qu’obstétricienne.

Dieu n’existe pas et l’homme charitable encore moins, m’a-t-elle déclaré un jour...

Alla Rosa Abrahamian.png

Alla Rosa Abrahamian alias Baba Alla

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01/09/2018

Waterprof (20, à suivre)

Waterprof, Hank Vogel.jpgCe que les uns savent, les autres doivent le savoir aussi. C’est pour cela que le livre existe. Afin que les commérages cessent de nourrir et d’amplifier ainsi notre ignorance.

Mais! Que de mais au fil des siècles, passés et à venir.

Les écrits informent mais le lecteur les déforme souvent à sa convenance.

Le texte est exposé à bien des tempêtes, hélas!

Mais il y a aussi l’écrivain que l’on censure, celui qui s’autocensure et celui qui triche, surévalue ou minimise les choses.

Toutes ces choses qui risquent de bouillir dans notre cervelle pour être servies ensuite dans les conversations.

Plat du jour, plat du soir, avec ou sans sel, seul l’enfant échappe à la cuisine du chef. Et encore!

Mais faut-il pour cela, s’abstenir de lire ou d’écrire? A mon avis, non! Car la vie est un long voyage entre vérités et mensonge.

Revenons donc à nos chers moutons!...

05:54 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |