21/01/2018

Ils se sont tant aimés (51, à suivre)

Hank Vogel, Ils se sont tant aimés.jpgMais un soir, épris fortement de justice, il interrompit le directeur d’une usine, qui était en train de louer pour la centième fois les exploits de Lénine, Staline et consorts, et dit à ses camarades:

- Lors d’une fête d’anniversaire, enfants comme adultes, membres de la famille comme amis, maigrelets comme obèses, ont tous droit à une part du gâteau. Les tranches sont toutes identiques, à quelques miettes près. Les gens biens ne viennent pas là pour s’empiffrer de sucreries et de kalbassa et de s’enivrer de vodka mais pour participer dans la joie et l’allégresse à un moment unique dans le temps...

- C’est vraiment nouveau tout ça, ironisa un partisan.

- Je n’ai pas fini, camarade. Ce n’était que l’introduction, un amuse-gueule avant le festin... Personnellement, bien que ce terme irrite terriblement les soviétiques et tous les esprits anti-bourgeois d’ici et d’ailleurs, j’estime que le fait seul de n’attribuer des récompenses et des privilèges qu’aux champions, aux plus forts, c’est-dire aux plus chanceux physiquement ou mentalement, prouve bien que nous n’avons pas encore atteint le sommet de la montage. Et peut-être que nous l’attendrons jamais. Pourquoi? Oui, pourquoi? Parce que l’élitisme n’a pas fini de nous pourrir l’âme. Sans la moindre hésitation, nous avons décimé la chatte de la voisine atteinte du typhus, en la battant et en la balançant plusieurs fois à travers le jardin mais nous n’avons pas osé abattre notre chien qui a attrapé la rage d’un unique coup de fusil. Nous sommes tous devenus de petits bourgeois de seconde zone. Car nous mentons, nous trichons, nous soudoyons... et dans la rue, nous nous comportons comme des malpropres Nous crachons et nous nous mouchons avec les doigts. Sans jamais nous préoccuper des saletés et aux autres merdes infectieuses que nous laissons derrière nous. Qu’importe la collectivité! La camaraderie, la solidarité et tout le bastringue! Je m’en fous des autres, n’est-ce pas?... Et, pour imiter presque quelqu’un que nombreux d’entre vous le détestent et pourtant qui arriva déjà à son époque à la cime des cimes, je termine en vous disant: que celui qui n’a jamais craché par terre, me crache à la figure...

22:02 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (12) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

bien le bonjour Cher Monsieur Hank en fait de voyelles je pensais aux syllabes
Ceci étant il n'y a plus grand risque de recevoir des crachats en pleine figure désormais ce sont les yeux qui sont visés
Les réseaux sociaux sont devenus de vrais crachoirs
Ils remplacent ceux distribués dans les hôpitaux pour analyser les crachats des tuberculeux
Le risque d'être contaminé existe tout autant à en juger par le mal être se généralisant
C'est une autre forme de contamination mais tout aussi dangereuse
De nombreux chroniqueurs partagent cet avis .On vit dans un monde qui a besoin de se nourrir de malheurs
L'humain d'aujourd'hui a besoin de cultiver les psychodrames mais ceux des autres et quand quelque chose lui arrive il en perd le pédales
J'en suis arrivée à cette conclusion après avoir bataillé hier sur le je m'en foutisme de nombreuses personnes même et surtout parmi les plus jeunes
Dans l'inconscient collectif Exit a pris ses marques et Vous pouvez être certain qu'ils doivent être beaucoup à se dire concernant les personnes seules et plus toutes fraiches
Pourquoi s'en faire puisque il y a Exit
Remarquez on a quand même évolué dans le temps ils auraient tous dit y'a la chaise électrique /rire
Tout bon début de journée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 22/01/2018

Mais... nous n'allons tout de même pas à leur apprendre à viser, à ces chers cracheurs, non? Ce serait un luxe digne des assurances maladie helvétiques.

La Suisse est exemplaire à bien des sujets. Surtout pour les bien installés.

De ministre en ministre, de gauche comme droite, les primes assurances augmentent chaque d'année et personne n'est content. Alors à quoi servent finalement ces ministres bien cravatés et ces "ménestrels" en jupette de vieille nonne? A servir les rois-patrons, uniquement?

Bonne journée, chère Lovejoie.

Écrit par : Hank Vogel | 22/01/2018

He Vous remercie Cher Monsieur Hank de nos jours y'a plus semble t'il qu'une occupation pour prouver qu'ils travaillent c'est tchatter sur face de bouc et sur twitter
Imaginez s'il fallait les payer non pas à la louche mais au nombre de touches pianotées durant une heure /rire
Je reviens sur le non sens actuel qui refuse d'abréger la vie d'un animal qui n'en peut plus de souffrir tandis qu'un humain allez zou ,fichez le camp ,drôles de mentalités
Il faut admettre aussi qu'entre les retransmissions sportive les élections ,les votations ,les vacances ,les jours fériés ,l'animal malade .les réseaux sociaux il reste peu de temps pour réfléchir intelligemment!!!!!`
Je me marre toujours quand tous les sports prennent fin c'est fou le nombre de supporters réalisant qu'ils ont oublié d'être malades et ce pour mieux se plaindre à nouveau !!!!
Très agréable journée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 22/01/2018

"Tuez le chasseur mais pas son chien!" serait un parfait slogan pour les défenseurs des animaux.

Ou encore: "Laisse-toi bouffer par l'ours blanc! Le pauvre, il est en de voie de disparition."

Le théâtre absurde ne tardera pas à rejoindre la réalité.

Bon appétit, chère Lovejoie.

P.S. Je vais vite à table, manger du poisson, avant l'on interdise la pêche.

Écrit par : Hank Vogel | 22/01/2018

"manger du poison, avant l'on interdise la pêche."
Avant qu'on interdise la pêche, il n'y aura déjà plus de poisson. Pourquoi croyez-vous que les pêcheurs mauritaniens et sénégalais quittent leur pays pour essayer de venir en Europe? Donc profitez vite!

Écrit par : Daniel | 22/01/2018

Les gros poissons sont protégés partout. Mais très indigestes ceux-ci.

Écrit par : Hank Vogel | 22/01/2018

Euh... je peine à voir en quoi le fait de se moucher dans les doigts, comme le font la plupart des gens sur cette planète, impliquerait de mieux véhiculer des bactéries au détriment des bien-portants, bien-pensants, bien élevés.
Oserais-je vous encourager à jeter un oeil sur l'industrie des mouchoirs en papier pour vérifier l'impact écologique de cette habitude bien de chez nous qui consiste à cacher nos déjections en provocant une destruction massive des arbres sans prévoir un cycle durable.

Écrit par : Pierre Jenni | 22/01/2018

A cette époque les mouchoirs en papier n'existaient pas encore et Guennadi avait toujours un mouchoir (en tissu) dans sa poche.

Mais bref, vous prétendez toujours tout savoir mieux de moi.

Écrit par : Hank Vogel | 22/01/2018

Meuh non Monsieur Vogel, que me chantez-vous là ? Je questionne et encourage la discussion.
Tiens, d'ailleurs à ce propos mon petit côté provocateur m'incite à revenir sur cette question des déjections, quelle que soit l'époque.
Ne pensez-vous pas qu'un hygiénisme trop poussé nous fragilise et qu'il est important de s'exposer régulièrement à de petites doses de microbes si nous ne voulons pas tous crever lorsqu'un souche résistante à tous nos antibiotiques se pointera sans crier gare et malgré les avertissements de la communauté scientifique.
Allez, bon vent Monsieur Vogle, je ne faisais que passer. Discrètement.

Écrit par : Pierre Jenni | 22/01/2018

Vous avez raison... En Suisse, les doigts dans le nez certainement. Mais pas forcément dans certains pays où j'ai vécu...

Bon vent et bonne tempête de neige à vous, cher Monsieur Jenni.

Écrit par : Hank Vogel | 22/01/2018

Je Vous remercie Cher Monsieur Hank Comme c'est bien dit !!!!
Concernant les poissons nul doute qu'ils courent sur la toile et Vous allez voir dés le 21 Février combien ils auront gagné en maturité et en valeurs (rire
On vit dans un monde tellement axé sur la vitesse que même au fond des océans une nurserie a été créée avec mères porteuses pour arriver à satisfaire l'appétit Garguentua des Occidentaux
Les Vegan devraient écouter plus souvent les trappeurs d' Alaska remerciant le ciel pour la si bonne viande qu'ils peuvent s'offrir et sans aucun complexe de culpabilité
Car ce dernier à lui seul peut être source de toxines émises par le mangeur lui même .comme quoi !
Toute belle soirée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 22/01/2018

"que celui qui n’a jamais craché par terre, me crache à la figure... "

Heu......Moi! Mais ne vais pas pour autant vous cracher à la figure HanK Vogel!

PS: Dans ma jeunesse, en été, je faisais un stage chez un notaire. J'ai fait une réflexion à un "collègue" d'un certain âge... qui crachait par terre dans les toilettes! Mon stage s'est arrêté là! LOL

Écrit par : Patoucha | 22/01/2018

Les commentaires sont fermés.