28/10/2017

Ils se sont tant aimés (2, à suivre)

Hank Vogel, Ils se sont tant aimés.jpg- Repos, repos, Guenna Antonovich, lui répondit son supérieur, avec un sourire au bout des lèvres... Sais-tu pourquoi je t’ai fait venir?

- Je l’ignore totalement, camarade capitaine.

- Es-tu certain?

- Très certain, camarade capitaine.

- Tu ne doutes de rien?

- Pourquoi, le devrais-je, camarade capitaine? Ai-je commis un crime malgré moi?...

- Nous avons tous avons tous commis des crimes sans le savoir depuis la guerre. C’était ça ou crever.

- Les temps changent, camarade capitaine.

- Pas autant que ça.

- Certainement, camarade capitaine.

- Cesse de me répéter ce que je suis et non pas qui je suis réellement, camarade troufion de mes deux! Car ça commence à faire trop bourgeois, ta politesse à la... à la... Compris?

- Dix sur dix!...

- Et... ferme la porte, prends une chaise qui tient encore debout et assieds-toi en face de moi! Et surtout enlève ton affreux bonnet! Compris aussi?

- Vingt sur vingt!

Guennadi exécuta rapidement ces ordres inhabituels avec beaucoup de froideur.

Mais au fond de lui un volcan chargé d’interrogations contradictoires bouillonnait.

- Tel père, tel fils! s’exclama le commandant, une fois son sous-fifre installé.

- Pardon? fit le jeune homme tout étonné.

- Mon vrai nom c’est Ivan Ivonovich Ivanov. Ça te dit quelque chose maintenant?...

17:28 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Bien le bonjour Cher Monsieur Hank on est tenté de deviner au travers de ce texte quelques réminiscences du passé de Votre école de recrue
Celle-ci serait elle responsables de quelques souvenirs désagréables?
Souvenirs que nous filles avons essayé d'alléger grâce à nos rires et notre chaleur humaine ,vraie fraternité entre hommes et femmes et ceci à large échelle
En voyant les recrues souffrir moralement cette souffrance stimulait automatiquement notre fibre protectrice et maternelle envers l'homme
Et pourtant la gente masculine n'a pas été biberonnée à coups de .il faut souffrir pour être belle . cette maxime est à la base même de nombreuses souffrances psychologiques
Lesquelles ont été sources d'affliction et de nombreux égarements
Le mal ne pouvait qu'être guérit que par le mal devenu le mâle pour les filles à l'esprit rapide ,raison de plus pour ne jamais fuir les mâles surtout en gris vert ,les seuls avec qui on ne risquait rien
Mais qu'ils aient été en gris vert ou pas peu importe du moment que c'était des hommes leur seule présence serait salvatrice pour faire de nous de belles femmes
Et tout ceci grâce aux humiliations et la souffrance afin de conserver quelques miettes de la rigidité de l'éducation Prussienne et qui en est sorti gagnant ? Ciba Geigy !!!!
Agréable dimanche pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 29/10/2017

A mon avis, les bons officiers et sous-officiers sont ceux qui donnent goût à l'armée, malheureusement je n'en ai connu aucun, à l'exception, peut-être, de mon sergent-major qui était un brave type.

Le "héros" de ce roman n'a rien à voir avec moi, c'est le reflet d'une personne que j'ai eu l'honneur et la chance de connaître.

Bon dimanche, chère Lovejoie.

Écrit par : Hank Vogel | 29/10/2017

Je Vous remercie pour ces précisons Cher Monsieur Hank en espérant ne pas Vous avoir froissé
Quand aux sergents je pense qu'ils étaient mieux appréciés avant que Sardou ne les ridiculise grâce à une célèbre chanson de son crû
Ce qui me surprend encore aujourd'hui c'est de savoir tous ces hommes ne se plaignant jamais quand ils faisaient leur service militaire ou cours de répétition et qui une fois revenus à la vie civile n'arrêtaient pas de se plaindre , rouspéter ,y'a tout même un truc qui cloche à quelque part non ?
On comprend l'engouement de beaucoup pour les cours de répéte considérés comme colonies de vacances/ rire
toute bonne fin de journée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 29/10/2017

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