25/07/2017

Sexbierum (27, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpgTrois minutes plus tard, ma logeuse me dit, sereinement:

- Je vous avez prévenu, les Frisonnes sont de drôles de cocottes. Quand elles en veulent à quelqu’un, c’est pour l’éternité... Qu’avez-vous fait à ma filleule?

- Votre filleule? Quelle filleule? je m’étonne.

- Rose est également ma marraine, me précise Cokkie.

- Qu’avez-vous fait à ma filleule? répète la vieille dame

- Rien.

- Comment ça rien? Elle est bien à poil ma petite-fille, non?

- C’était pour... pour...

- Pour satisfaire la libido des voyeurs qui sautillent souvent sous la fenêtre, peut-être?

- N...

- Ou pour effrayer les sylphes et les géants qui surgissent du moulin d’à-côté?

- J’ignorais...

- Vous l’avez déjà visité?

- Non.

- Heureusement.

- Pourquoi?...

12:12 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

22/07/2017

Sexbierum (26, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg

Seigneur! Où ai-je atterri? Dans un asile de fous? Ou dans un club de comédiens amateurs, accros au théâtre absurde?

- Mais quelle pièce êtes-vous en train d’interpréter? Ne m’abandonnez pas dans mon ignorance de néophyte acculé! j’adjure.

Rose et Cokkies me toisent étrangement.

Puis, toutes les deux, simultanément, elle attrapent un fou rire magistral.

Que j’ai l’air niais!

L’image d’une pantoufle égarée entre deux chattes en délire, me traverse impunément l'esprit...

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19/07/2017

Sexbierum (25, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg- Tu confonds désir et soumission. Le je et le tu. Le sublime et le néant. Le plein et le vide. Et sur... tout...

- Surtout?

- La beauté, la splendeur du moment présent et la laideur des lacunes du passé... Le cul entre deux selles, tu galopes comme une bourrique. Tu paniques, tu trébuches au moindre appel de phare, perdu dans ton bric-à-bac mental.

D’un geste ultra rapide, entraînée sans doute depuis des lustres, elle se débarrasse de son t-short, me dévoilant ainsi sa naissante et prometteuse poitrine et m’ordonne presque:

- Caresse mes seins! J’en ai effroyablement envie. Le désir est en train de me dévorer. Obéis aux lois du règne animal! Ose transgresser les interdits arbitraires de notre société instable perverse ! Il y a ni caméra cachée, ni flic voyeur camouflé quelque part, Sexbierum est synonyme de jours tranquilles comme le tableau accroché au-dessus du lit. Ose, bon Dieu! Ose, fils de pute!

Et, foudroyé par son discours d’antinonne, l’index de ma main droite s’approche lentement, fébrilement de son téton gauche...

Mais, à deux doigts du but, patatras, voilà que la vielle dame jaillit en défonçant la porte.

Nous sursautons, inévitablement.

- C’est quoi pour une expérience thérapeutique? demande-t-elle à Cokkie d’un ton autoritaire. Je croyais que tu en avais fini avec tes exercices pour ton diplôme.

- Pas encore, pour la énième fois...

- Et ce patient, où l’as-tu pêché?

- C’est Alfred Nobel, ton locataire.

- Encore un mythomane?...

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18/07/2017

Sexbierum (24, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg- Si tu veux. Mais je n’ai nullement l’envie de me foutre dans la gueule du loup. La justice est tout sauf évidente. Tu n’as qu’à méditer sur ce que tu viens de me débiter... Au fait, pourquoi as-tu appris cette loi par cœur?

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Mais si réponse n’est point subite, réponse calamite. Tantôt ou derrière le dos.

Et, après une, deux, trois, quatre secondes, en pleine figure:

- Aurais-tu préféré que je m’emmagasine comme une éternelle pucelle quelques versets du Coran, le Notre Père qui est au ciel ou une fable de Monsieur de La Fontaine pour rassurer les hypocrites? me lance-t-elle, ses émeraudes diablement étincelantes... Pour qui me prends-tu? Je n’obéis à personne. Car je ne suis à personne. Je suis à moi, à moi seule et je fais de mon âme et de mon corps ce que bon me semble...

- Ce n’est pas ce que tu as prétendu tout à l’heure, je lui glisse à l’oreille... Les murs enregistrent tout.

- Vraiment?

- Ton objet! Ton trucmuche! Ta poupée gonflable! Ta bonne! Ton esclave! Tu as déjà oublié?

- Tu confonds désir et soumission. Le je et le tu. Le sublime et le néant. Le plein et le vide. Et sur... tout...

- Surtout?...

14:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (18) |  Imprimer |  Facebook | | | |

16/07/2017

Sexbierum (23, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg- Je vois, je lis dans tes prunelles, comme un panneau d’interdiction flanqué à la figure des moutons du village, le fameux article qui te paralyse tant, me dit-elle.

- Quel article? je lui demande, tout perplexe.

- L’article 245 du code pénal de notre cher royaume.

- Et que stipule-il ce neurotoxique?

Elle récite à la perfection mais caustiquement:

- Toute personne qui, hors mariage, commet quelque acte indécent ou a un rapport sexuel avec une autre personne majeure de douze ans mais n'ayant pas atteint l'âge de seize, est passible d'un emprisonnement n'excédant toutefois pas huit ans ou d’une amende de cinquième catégorie.

- Eh bien, je soupire... Quelle mémoire!... Et pourquoi? On t’a violée?

- J’aurais voulu mais ça n’a pas marché.

- Pourquoi? Le 245... le bloquait à ce point-là?

- Au tant que toi.

- Peut-être.

- Certainement.

- Si tu veux. Mais je n’ai nullement l’envie de me foutre dans la gueule du loup. La justice est tout sauf évidente. Tu n’as qu’à méditer sur ce que tu viens de me débiter... Au fait, pourquoi as-tu appris cette loi par cœur?...

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14/07/2017

Sexbierum (22, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg- Qu’ont-elles de si particulier les Frisonnes?

- Jeunes, elles paraissent vieilles et vieilles, elles paraissent jeunes... Par exemple Rose, quel âge lui donnes-tu?

- Un peu plus de la soixantaine.

- Elle n’est pas loin de la centaine.

- Tu rigoles?

- Pas du tout. Tu n’as qu’à lui demander... Je pensais que tout Néerlandais qui se respecte est au courant de ça. Serais-tu un Afrikaner en exil?

- Loin de là. Ma famille habite sur l’île de Saint-Martin. Je suis né là-bas.

- Côté frouze ou côté à nous?

- A la frontière.

- Je comprends.

- Tu comprends quoi?

- Tu es à cheval entre deux civilisations.

- Tu te trompes carrément, le tourisme a anéanti toute sa culture.

- En bien ou en mal?

- Pour l’ethnologue et le nostalgique, c’est catastrophique mais pour le philosophe du dimanche, l’intello du soir et le cucu du coin qui écoute ces farfelus, c’est normal, les eaux stagnantes n’engendrent que des nids à problèmes...

- Tu me plais.

- Pardon?

- J’ai dit: tu me plais! Malgré tes nombreuses et inutiles excuses et remises en question de perpétuel vacancier.

- Serais-tu jalouse?

- Un peu. Et toi, aurais-tu reçu une noix de coco sur le ciboulot?

- Qui sait!

Nous nous sourions. L’amour est là. Tout est là. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Moins pieusement, l’éternité m’ouvre à fond ses portes. Mais voilà, Cokkie n’a pas tort, je souffre de pusillanimité constante...

21:52 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |

13/07/2017

Sexbierum (21, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg- Tu as peur?

- Pourquoi devrais-je avoir peur? Peur de quoi?

Elle se lève, je m’assieds. Elle se rassied, je me lève. Elle se lève de nouveau, je me rassieds. Et ainsi de suite...

- A quoi tu joues-tu? je lui demande.

- A quoi jouons-nous! me corrige-t-elle.

- A quoi?

- Au professeur et à l’étudiante, au pasteur et à la paroissienne, au patron et à l’employée, au gendarme et à la voleuse, au juge et à la criminelle, au fort et à la faible ou... ou...

- Ou?

- A l’homme et à la femme... Mais, mais, mais...

- Mais?

- La révolution est en marche.

- C’est-à-dire?

- Fini ces diktats sans fondements créés de toute pièce par des marabouts châtrés et ces grues en chaleur! Les filles de mon âge revendiquent le droit de penser et d’agir librement...

- Quel âge as-tu?

- Tu joue au flic maintenant?

- Quel âge?

- Je te l’ai dit hier soir.

- En blaguant.

- Peut-être mais c’était la vérité. C’est pourquoi tu m’as conseillé de dormir sous le lit...

- Je doute fort... Ton comportement ne ressemble guère à celui d’une adolescente de quatorze ans.

- Qu’en sais-tu?

- J’ai une soeur.

- Mais elle n’est pas Frisonne.

- Et alors?

- Ça change tout.

- Qu’ont-elles de si particulier les Frisonnes?...

22:01 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

12/07/2017

Sexbierum (20, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg- Cela ne m’étonne pas, tu étais à moitié ou totalement dans les vapes.

- A moitié ou totalement?

- Quelle importance?

- Au fait, vous avez raison, aucune...

- Arrête avec ton vous! Je suis ta chose maintenant.

- Ai-je bien compris?

- Oui, tu as très bien compris... Ton objet, ton machin, ton truc, ton trucmuche, ta poupée gonflable, ta bonne à tout faire ou ton esclave, si tu préfères.

- Est-ce un désir ou un constat?

- Les deux.

- Vous... en somme, tu me menaces?

Telle une enfant capricieuse, elle court s’asseoir sur une chaise, pose ses coudes sur la table et me déclare en pleurnichant:

- Tu es vraiment un connard fini. Tu me pelotes les fesses dans un bar, tu me caresses à fond le pubis, le clitoris et tout le bastringue dans la maison de mes grands-parents et tu oses prétendre que je te menace parce que...

- Mille excuses! je lui coupe la parole. Je suis navré, je me suis mal exprimé... Mais Rose n’est pas...

- Que veux-tu qu’elle soit d’autre, ma petite sœur peut-être? C’est ce qu’elle souhaite souvent. Bref! Avec mon oreille collée involontairement au parquet, j’ai tout entendu. De A à Z. Toute votre conversation de bourgeois à la con... Grand-maman perd la boule par moment. Sourde et à moitié gâteuse! Malencontreusement, tu ne t’es rendu compte de rien. C’est normal, tu es trop axé sur ta personne, d'intello de mes deux... En veux-tu la preuve?

- Comment?

- Allons la voir ensemble!

- Pas la peine, je te crois.

- Tu as peur?

- Pourquoi devrais-je avoir peur? Peur de quoi?...

08:15 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |

10/07/2017

Sexbierum (19, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpgEt là, oui bien là et non pas au cinéma face à une scène surréaliste, effrayé et le cœur battant comme un collégien, je découvre Cokkie allongée sur le lit, toute décontractée, les bras derrière la tête.

- M... mais... p... par où... ê... êtes-vous... entrée? je bégaie.

- Par le trou de la serrure, plaisante-t-elle.

- Les portes n’ont pas de serrure dans cette maison.

- Je pensais que vous étiez un piètre observateur.

- J’ai l’impression d’entendre Rose mais avec des termes et des sous-entendus moins éloquents... Par où et quand êtes-vous entrée dans ma piaule?

- C’est un ultimatum?

- Pour la troisième fois, par où...

Brûle-pourpoint, elle se lève, s’approche de moi et me reproche quasi avec furie:

- Tu n’as pas trop insisté cette nuit pour que je ne dorme pas sous le lit après... après...

- Après quoi?

- Nous nous sommes embrassés et un peu plus.

- Un peu plus?

- Nous avons joué à touche-pipi, quoi!

- Vraiment?

- Pourquoi inventerais-je cela?

- Je ne me souviens de rien.

- Cela ne m’étonne pas, tu étais à moitié ou totalement dans les vapes.

- A moitié ou totalement.

- Quelle importance?...

09:02 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer |  Facebook | | | |

08/07/2017

Sexbierum (18, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg- Êtes-vous grand-mère, Rose?

- Oui.

- Combien de petits-enfants avez-vous?

La vieille dame agite ses mains et me répond:

- En comptant mes arrière-petits-enfants.

- Dix? je m’exclame.

- Plus que ça. Un doigt qui trépide en vaut deux.

- Vingt?

- Dix-huit, exactement... Mes pouces sont restés de marbre.

- Fallait le savoir!

- Je vous croyais meilleur observateur.

- Dans la vie, il y a les globalistes et les sérialistes... et, heureusement pour vous et malheureusement pour moi, ou le contraire, je fais partie de la première catégorie. Je ne m’acharne pas sur les détails.

- Vous ne vous y acharnez pas du tout! Et pourtant le diable est dans les détails, disait Nietzsche.

- Vous êtes pire que Cokkie.

- Celle qui se fait un plaisir monstre de clarifier son prénom à tout bout de champ, je présume, non?

- Donc vous la connaissez!... Or, ce n’était pas... ni une hallucination ni un fantôme...

- Ça, je ne peux pas vous le garantir. Avec tous les vents bizarres qui soufflent par là...

- Existe-t-elle, oui ou non?

- Pourquoi n’existerait-elle pas? Attendez ce soir pour le savoir.

- Ce soir?

- Ce soir ou demain... Ou dans un plus proche avenir, qui sait!

A-t-elle l’intention de me faire tourner en bourrique, cette brasseuse de cartes? me dis-je, en l’imaginant en cartomancienne.

Alors, je me lève d’un bond, je la remercie chaleureusement mais peureusement pour ses succulents poffertjes et je retourne comme une flèche dans ma chambre.

Et...

16:54 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

06/07/2017

Sexbierum (17, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg- A quoi pensez-vous, Monsieur Nobel? On dirait que quelque chose vous tracasse... Avez-vous mal dormi?

- A tout et à rien, je réponds à la Frisonne.

- Impossible! me dit-elle sèchement, en me foudroyant du regard.

Me sentant quasi menacé, je concède:

- Depuis hier, tout s’embrouille dans ma tête. Un chat n’est plus un chat et un chien n’est plus un chien...

- Que voulez-vous qu’ils soient... une vessie pleine et une lanternes éteinte peut-être? m’interroge-t-elle, tel flic désabusé.

- Je vous en prie, soyez plus indulgente envers moi... ou plutôt moins sévère que votre petite-fille.

- Quelle petite-fille?

- Cokkie.

- Cokkie?

- Oui, Cokkie... avec deux k et un seul o.

- D’où sort-elle celle-là?

- Mais c’est votre petite-fille, la fille de votre fils ou de votre fille...

- Cokkie van Gils ou Cokkie van Molen?

- L’une des deux, je suppose.

- Malheureusement, je ne connais ni l’une ni l’autre.

- Comment ça? Pourtant, j’ai eu une conversation avant de...

- Longue et excitante?

- Plaît-il?... S’agit-il de la conversation?

- Quoi d’autre?... Vous pensiez à ses jambes, n’est-ce pas?

- Non.

- Mon œil!

- Pardon?

- Ne cherchez pas jouer à l’autruche avec moi, Monsieur le futur instituteur. Un léger frémissement du popotin est beaucoup plus révélateur que n’importe quelle grosse singerie du visage...

- Je vous l’accorde. Mais revenant à Cokkie, pour l’amour du ciel!

- Si cela vous fait plaisir.

- Êtes-vous grand-mère, Rose?

- Oui.

- Avez-vous des petits-enfants?...

21:16 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | | | |

04/07/2017

Sexbierum (16, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpgAvec le ventre rassasié, on ne raisonne pas de la même façon qu’avec l’estomac vide.

La vision du monde n’est que rarement identique dans les deux cas.

La plupart du temps, on passe d’une extrême à l’autre. Par exemple, du refus catégorique à la complaisance la plus totale.

Les fabricants... les marchands d’avions et de navires de guerre, de canons, de kalachnikovs, de drogues pour adultes malades et adolescents en bonne santé, tous ces hommes d’affaires, dont certains sont bénis par leur dieu et leur état, l’on très bien compris.

Connaissent parfaitement la chanson. Paroles et musique!

Malheureusement là, il manque la poupée après le dessert juste avant la signature...

- A quoi pensez-vous, Monsieur Nobel? On dirait que quelque chose vous tracasse... Avez-vous mal dormi?...

16:17 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (9) |  Imprimer |  Facebook | | | |

02/07/2017

Sexbierum (15, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpgLa vieille dame, toute souriante, se pointe à l’horizon en brandissant une fourchette à deux dents.

- Suivez-moi vite à la cuisine, m’ordonne-t-elle avec beaucoup de panache, les ultimes poffertjes m’attendent sur le feu.

J’obéis, forcément.

Silencieusement, l’une après l’autre, elle retire les mini crêpes de la poêle, spécialement fabriquée pour cette spécialité typiquement hollandaise, avec sa petite fourche certainement arrachée des griffes du diable, et les pose avec beaucoup de dextérité dans une belle assiette en porcelaine de Chine.

Puis, après avoir badigeonner de beurre frais et saupoudrer de sucre le tout, le plat y compris, elle me dit:

- Installez-vous à table et dévorez-moi ces minuscules soucoupes volantes gastronomiques. Ce n’est pas grand chose mais c’est assez pour calmer les affamés, les ânes et les ufologues.

Je me sens visé.

- Allez, mangez! insiste-t-elle. Ne soyez pas susceptible pour des paroles en l’air!

Je m’assieds sur un tabouret et lui demande naïvement:...

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01/07/2017

Sexbierum (14, à suivre)

Sexbierum jours tranquils, Hank Vogel.jpg- Vraiment?

Je me gratte la tête, l’oreille puis le nez.

Curieusement, j’ai envie de chialer, de crier et de l’insulter, cette donzelle. Mais je ne trouve pas le mot ou les mots adéquats.

Suis-je face à un ange démoniaque?

Soudainement, Cokkie est toute floue. Quasi en train de disparaître.

Puis, c’est...

Le lendemain matin, à mon grand étonnement, je me réveille entièrement nu, recouvert à peine d’un petit drap blanc, terriblement froissé.

Mes habits et mes mocassins sont éparpillés sur le tapis.

Que m’est-il arrivé? Comme l’autre jour, après ma beuverie au Crapaud, je ne me souviens de rien, me dis-je.

Je sors du lit et je ramasse aussitôt ma chemise, mon jeans et ma culotte.

M’a-t-elle hypnotisé puis violé, cette sorcière? je me demande en pensant à Cokkie et en m’habillant.

Fou de rage par cette idée, bien que peu probable, j’enfile mes chaussures en toute hâte, quitte la pièce en claquant la porte et descends l’escalier presque sur les fesses.

Désolé d’avoir omis de vous signaler que ma chambre se trouve au premier.

Et je crie comme un goret:

- Rose! On a abusé de moi!...

09:07 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |