04/01/2017

L'avaleuse de livres (40, à suivre)

Hank Vogel, L'avaleuse de livres.jpgDenisa alias Lilit me sourit. Puis elle me dit:

- Il n’ y a que les montagnes qui ne changent pas. Les photographies jaunissent, rosissent, palissent et s’éclipsent quand elle sont de très mauvaise qualité. Et nos plus beaux souvenirs ne sont que des images que nous préservons contre l’usure du temps en les remuant sans cesse dans notre tête. Nous les embellissons souvent, probablement, de peur qu’elles disparaissent.  À tort ou à raison? Notre sensibilité est notre seul juge. Suis-je faible? Suis-je forte? Je suis ce que je suis. Le jugement de l’autre m’importe peu ou guère. Car il n’est ni mon miroir ni mon guide. Et les guides, je ne sais qu’en faire, à part ceux des hauts sommets, il y va de soi pour une grimpeuse comme moi.

Mon cœur se met à palpiter comme un fou.

- Le verbe serait-il plus puissant l’image? je murmure.

J’ai envie de pleurer. Malencontreusement mes larmes sont sèches. Forcées à l’être par éducation. Mon éducation. Malmenée.

Alors je répète:

- Oui, c’est toi.

Et j’ajoute:

- Jusqu’aux entrailles...

13:54 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Je vous remercie Cher Monsieur Vogel il est sûr que ramper verticalement comme le font de nombreux politiciens est beaucoup moins fatiguant que gravir une montagne
Il existe autant de sommets que de manières de grimpez me direz vous mais il y en a tout de même un qui permet de rêver une fraction de seconde et qui laisse le couple de grimpeurs dans un autre état qu'une grimpe en montagne dont les paysages alentours sont source d'une beauté qui elle ne s'altère pas avec le temps /rire
Très bonne soirée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 04/01/2017

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