04/12/2016

L'avaleuse de livres (14, à suivre)

Hank Vogel, L'avaleuse de livres.jpgEt de fil en aiguille, nous recousons les blessures du passé. Provisoirement. Les murs tombent, les pancartes s’envolent et nous nous égarons joyeusement dans le jardin de la liberté. Fini les vous, les monsieur, les madame, les étiquettes surchargées de lettres inutiles, nous portons tous le même brassard. Nous sommes tous sur le même bateau. Qui tangue pourtant sur une mer d’huile au milieu de nulle part. Dieu que de la vie est belle! Nous étions des galériens enchaînés à notre navire de guerre ramant comme des bêtes, nous sommes maintenant des hommes libres scrutant l’horizon. Bien que légèrement flou. La parole se déchaîne enfin dans un univers où les droits d’auteur sont inexistants.

- L’amour de Dieu n’a aucun sens.

- C’est vrai, comment puis-je aimer quelqu’un, une entité ou être supérieur qui ne m’a jamais souri?

- Ni offert la moindre sucette.

- Mais endossé un lourd fardeau.

- Quel cadeau!

- Et l’amour de la patrie?

- Qui ça?

- La patrie.

- Connais pas.

- Certain?

- Archi.

- Comment se fait-il?

- Parce qu’étymologiquement patrie vient de père. Et... Et... Et papa, c’est du caca pour moi.

- Alors serais-tu apatride?

- Non, citoyen du monde.

- Lequel? Le bas ou le beau?

- Précise.

- Celui où l’on vit ou celui ou l’on fait semblant?

- Franchement, je ne sais pas.

- Tu ne le sais pas ou tu préfères ne pas le savoir.

- Quelle différence?

08:30 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (7) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Je me permets d'ajouter juste ceci ,qui dit écologie doit penser économie ! Et qui dit économie doit aussi penser, baisses d'impôts ecclesiastiques non ? rire

Écrit par : lovejoie | 04/12/2016

Un jour, un an après la mort de ma fille Aude Sophie Catherine en froid avec mon père tout en me dirigeant vers la voiture de mon mari, désolée, je me chantais mentalement le Gospel selon lequel "Parfois je me sens comme un enfant sans mère"...
Soudain comme un appel depuis l'entrée de l'alors (1981) 3MMM de Crissier VD CH. Je me retourne, personne, Repars en direction de la voiture, second appel, me retourne, personne. Au troisième appel je retourne à l'entrée du 3MMM où je remarque une affiche avec la photo et l'annonce d'une personne, Sri Mataji qui initie au yoga. Je m'y rends et pratique depuis. Mais cette personne, en deux rencontres, me fait penser à ma mère vu qu'elle parle anglais tout en bafouant un peu au début de ses paroles... exactement comme ma défunte mère.

J'apprendrai plus tard, fou rire malvenu, à quel point Mataji était susceptible (fragile, en fait) exactement comme feue ma mère:que penser... réincarnation?

Je ne crois pas, je ne crois plus que, si Dieu existe, nous sachions grand-chose sur "lui/elle" parce que le jeune Jésus souffrant de n'avoir pas son géniteur auprès de lui (Jésus "bâtard fils d'impure", historique) a peut-être demandé à Dieu alors annoncé créateur, donc, auteur de nos jours (et nuits!) d'être ce père, ce papa, "abba", qu'il n'avait pas... comme moyen ou mesure de survie (voir les travaux des psys) pour tenir le coup... malheureusement, ou non, en passant à côté de la réalité.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/12/2016

Signe étonnant toujours à propos de réincarnation.
Il y a bien longtemps... les hivers en Suisse en ville étaient infiniment plus "frisquets" qu'aujourd'hui or les trams qui n'étaient pas chauffés étaient annonce des futurs frigos raison pour laquelle, une ou deux fois ma mère me souffla dans le bas de dos moi sentant alors monter une douce chaleur en direction de ma nuque...

Le yoga enseigné par Mataji à part le travail de concentration chakras consiste à éveiller une énergie dite Kundalini qui, par notre concentration intériorisée monte dans la colonne vertébrale dans le cerveau en passant par la nuque parfois en "sentant slors monter une douce chaleur en direction de la nuque...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/12/2016

La suite est qu'autrefois les hivers étaient plus froids qu'aujourd'hui.

Parfois ma mère soufflait doucement dans le bas de mon dos, je n'avais pas plus que huit ans, ce qui me donnait une sensation de chaleur montant jusque dans la nuque.

Le yoga de Sri Mataji, à part le travail sur les centres nerveux et de conscience (chakras) consiste à éveiller l'énergie dite Kundalini (énergie vitale) qui monte dans la colonne vertébrale, exactement comme je viens de l'écrire à propos de la démarche de ma mère en donnant parfois une "sensation de chaleur montant jusque dans la nuque"!

Mataji, "ma" signifie mère or j'ai écrit que le matin du MMM Crissier je me chantais mentalement ce Gospel "Parfois je me sens comme un enfant sans mère"! ma ("ma"taji) "ma": mère.

Quelque jours auparavant en me promenant j'avais dit à Dieu (ne faut-il pas dire à Dieu non seulement, éventuellement, ce que l'on nous a dit de lui dire mais avant tout ce que nous avons à lui dire nous-mêmes?): "Si vous existiez vous ne permettriez pas... vous n'auriez jamais permis quelque chose de pareil, d'aussi scandaleux, révoltant (il s'agissait d'un nouveau rejet de ma mère me concernant en partie par suite de ragots et rumeurs).

Vint ce matin au MMM Crissier

Peut-on affirmer que le ciel n'entendit rien?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/12/2016

Il y a eu un incident mon texte a disparu.
Après imprécation, yeux aux ciel... pleurnicheries variées je l'ai écrit une nouvelle fois... en plus court.

Etonnamment le texte ou commentaire disparu a reparu, publié, tout seul!

Miracle à la TDG!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/12/2016

Les voyages forment la jeunesse, les miracles la vieillesse!

Écrit par : Hank Vogel | 05/12/2016

Les juifs, Hank Vogel, en l'occurrence par le père, par nature sont un peu ironiques tel: "Miracle à la TDG":
Il est possible que sans s'en rendre compte on appuie sur "Envoyer" ce qui explique pourquoi le commentaire disparaît avant d'être publié encore faut-il, sur le moment, y songer!

Je ne sais si la vieillesse... appelle les miracles de ses vœux mais je note que l'on prive nos enfants de plus en plus par les techniques de ce constituant de l'intelligence qui est, selon le non infaillible en tout Einstein, l'imagination.

Je souhaiterais moins de selfies et compagnie... que le jeune qui vous raconte un tour qu'il a fait ne vous sorte pas tel ou tel portable en guise de dialogue, récit ou description.

Pour les miracles, Lourdes, Bernadette en parlant de la Dame, la première fois, n'a pas dit l'Immaculée Conception mais "cela"!

Il était programmé d'aller voir su place, en se mettant dans la peau de la jeune Bernadette, qui avait du chagrin, ce qu'elle a vu sachant que l'asthme dont elle souffrait favorise les visions... Hélas! le projet est tombé à l'eau (l'eau, Lourdes, quand-même!)

Parlant "miracles", monsieur Vogel, SANS MENTIR, ON NE TROUVE PAS PLUS "DUR/E à CUIRE" QUE Mézigue...!

Evoquant son sacerdoce un ami prêtre étouffant de rage (il faut me connaître!) me déclara: "ça aura pris avec tout le monde sauf avec toi"!

Un pasteur, toujours tellement aimable par-devant... me voyant de loin se croyant non observé contourna rapidement un grand hall pour m'éviter ou s'"épargner"!

Eh oui.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 05/12/2016

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