03/04/2016

Le roi vert de la mandarine (35, à suivre)

Hank Vogel, Le roi vert de la mandarine.jpg- Tes préjugés t’ont aigri. Et ils t’ont poussé aux premières portes de l’enfer...

- Les premières portes? C’est quoi encore ça?

- Le crépuscule avant la nuit. L’obscurité avant le noir total. Les lamentations avant le silence absolu... Le stade où l’on ne cesse pas d’ironiser le présent et de glorifier le passé...

- Je ne comprends rien à tes salades!

- Tu utilises maintenant mes propres mots?

- Quelle prétention! Sache que les mots ne sont la propriété de personne. Aussi sublimes et divins soient-ils!... Une fois sorti de la plume ou de la bouche de son inventeur, le mot se met à vagabonder librement à travers les paysages de la pensée humaine jusqu’ il soit déclaré désuet, obsolète, périmé, suranné ou vieillot. Et encore! L’éternité l’attend au bout du chemin.

- Tu as raison. Excuse-moi...

- Aucune importance!

- En effet rien n’est important. Seul l’instant présent compte...

- Tic... tac... tic... tac...

Subitement, mes oreilles se mettent à siffler. Terriblement. À un tel point que je perds connaissance...

10:10 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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