29/02/2016

Soif et brûlures (19, à suivre)

Hank Vogel Soif et brûlures.jpg- C’est beau d’attendre, tu sais. Ça permet d’imaginer. D’ailleurs, je t’imagine déjà.

- Ah bon? Et tu m’imagines comment?

- Comme une femme qui adore faire l’amour avec le pire de ses ennemis mais qui rêve d’épouser sa doublure, au masculin bien entendu.

- Que veux-tu dire par là?

- Ne suis-je pas communiste?

- Je vois! Mais tu n’es pas communiste.

- Comment le sais-tu?

- Je le sais. La femme sent les choses.

- Et si je l’étais?

- Mais tu ne l’es pas!

- Comment peux-tu en être aussi sûre?

- Je te l’ai déjà dit, la femme sent les choses.

- Alors comment peux-tu reconnaître un non-communiste d’un communiste.

- C’est très simple, les communistes ne m’attirent pas.

- Simplement?

- Peut-être, parce que dans chaque mot qu’ils prononcent, on ressent la présence de Marx, de Lénine ou Dieu sait quel autre dirigeant de leur parti. Rien ne vient d’eux. Tout vient de leurs chefs.

- Comme tout chrétien, juif ou musulman, en somme.

- Probablement.

- Alors, tu n’aimes pas grand monde!...

09:58 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Bien le bonsoir Cher Monsieur Vogel tous les hommes ne laissent pas aussi facilement deviner certains traits de leur caractère
Certains sont muets comme des tombes et c'est souvent après leur décès qu'on sait à peu près qui ils étaient vraiment et encore
Comme disait l'un deux autant se taire et écouter que faire circuler les rumeurs et nos femmes parlent pour deux alors pourquoi user son souffle pour rien /rire
Très belle fin de journée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 29/02/2016

Les femmes chuchotent, parlent, crient, hurlent pour deux mais les hommes ne vocifèrent que pour eux.

Bonne soirée, chère Lovejoie.

Écrit par : Hank Vogel | 29/02/2016

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