24/02/2016

Soif et brûlures (16, à suivre)

Hank Vogel Soif et brûlures.jpgLa femme s’alluma une nouvelle cigarette.

Nikolaï se gratta la tête puis après une brève hésitation lui demanda:

- De quel genre était-elle?

- De qui voulez-vous parlez?

- De la grimace?

- Vous vous moquez de moi?

- Pas du tout. Loin de là... mais je veux en savoir plus...

- Pourquoi, seriez-vous malade?

- J’espère que non.

- Alors oublions!

- Oublier?

- Oui, oublions ça, puisque ce n’était qu’ une simagrée non intentionnelle...

- Mais je ne peux pas l’oublier! Elle vous a fait du mal et je veux réparer ça.

Elle sourit. Puis elle lança:

- Tous les moyens sont bons pour chercher à séduire, n’est-ce pas?

Nikolaï fixa la femme dans les yeux et lui demanda avec sérieux:

- Êtes-vous déjà allée au Kazakhstan?

Elle parut aussitôt totalement désorientée.

- Quel rapport avec ce que je viens de vous dire? fit-elle.

- Il y en peut-être un.

- Lequel?

- Répondez-moi d’abord. Oui?

Elle hocha la tête cette fois-ci en signe d’affirmation.

- Et pour quelle raison, vouliez-vous savoir? ajouta-t-elle avec beaucoup de curiosité.

- Les steppes.

- Les steppes, au Kazakhstan?

- Vous les avez vues?

- ...

- Il y en a, j’espère?

- Oui, bien sûr.

- Comment sont-elles?

- ...

- Sont-elles reposantes?

- Reposantes?

08:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Bien le bonjour Cher Monsieur Vogel quand on voit ces magnifiques reportages montrant les steppes comme en Mongolie on reste subjugué devant leur étendue
Souvent je pense à ces tribus parcourant ces étendues pour nourrir leurs animaux et je me dis quand on sait que le Grand Barbu avait séparé tous les continents afin que les humains puissent vivre selon leurs propres mœurs et coutumes je suis certaine qu'il doit regretter de na pas avoir u prévoir que des religieux seraient parmi les premiers à désobéir à un célèbre commandement ,tu ne voleras jamais ton prochain à moins que vols et arnaques ne soient les fruits d'un arbre le seul d'ailleurs qui écologiquement parlant ne peut être détruit ,allez savoir
Et pour faire suite à votre commentaire d'hier on ne peut que remercier le Service de Santé de l'époque qui avait mis au point les célèbres canions pour dépister les maladies pulmonaires
Sans le savoir il aura aussi participé à l'effort de la révolution culturelle et sexuelle des années 60 car ces jours là jamais on n'aura vu autant de regards masculins briller d'une excitation laquelle n'avait pour beaucoup rien à voir avec l'heure de maths qui suivait /rire
Je tiens à préciser que je ne parle pas du Personnel Infirmier de tout premier ordre qui bon gré mal gré a su garder son sourire et fait preuve de dévouement et ce en toutes circonstances
Excellent mercredi pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 24/02/2016

En parlant d'arbre, cela me fait penser à une phase que j'ai écrite il y a plus de six ans et qui me semble toujours d'actualité:

"La liberté: un fruit souvent arraché avec peine à l'arbre de la vie."

Bon mercredi, chère Lovejoie.

Écrit par : Hank Vogel | 24/02/2016

Je vous remercie Cher Monsieur Vogel c'est une très belle phrase qui m'a fait pensé à la mort car la liberté n'est pas n'importe quoi, elle est paradoxale , sans elle n'existe pas la vie et la vie ne peut exister sans la mort
Très belle soirée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 24/02/2016

On apprend que l'on passe par trois étapes qui sont utérine, primitive et adulte (Andy Bernay Roman, Vivez soleil)

On peut en chaque étape rester coincés.

Il y a les temps du cœur brisé, sentiments refoulés ou réprimés avec quant à ces fragments de sentiments brisés hors de notre conscience la nécessité de les récupérer afin de les remettre ensemble comme en un puzzle
pour en arriver finalement à une image, un sens.

Une fois sortis de confusion ce sens nous reconduisant à l'Arbre de la Vie.

Mais il faut oser s'accorder le droit, le devoir, même, de réaliser que l'on a trop de chagrin ou "toujours" du chagrin au point de ne plus savoir où l'on en est.


Etre "déboussolé".


Et c'est en quoi je crois riche en promesses l'histoire de ce Maître spirituel, Jésus de Srinagar (roman de Messadié mais fondé sur les études approfondies de l'ensemble des exégètes de ce temps) qui non mort en croix s'en va apprendre d'autres religions. Jésus, ainsi: homme "homme".

Les théologiens d'aujourd'hui nous ont appris que par "fils de l'homme" il faut entendre notre esprit, et "fils de Dieu", l'esprit de vérité en provenance de nos sources de vie.

On me pardonnera d'insister sur ce thème religieux mais en ce moment terrible de prise d'otage de nos pays (nos descendants et descendantes?!) par l'islam je ne crois pas qu'il soit intelligent d'insulter les représentants de cette religion.

Plutôt insister, avec démonstration à l'appui, sur l'aspect vérité, authenticité et humanité (il n'y a pas et n'y eut pas que des prêtres pédophiles ou autres horreurs) de notre foi.

Foi, selon Aurobindo, "certitude ultime"!

Ne dépend-t-elle pas plutôt de nos vécus, recherches et connaissances. Rencontres.


Andy Bernay Roman, thérapeute autorisé, a suivi: exprime sa gratitude à Maharaji.

Qui peut être assez malade, aujourd'hui, pour proclamer que sa religion, seule, est l'unique?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 24/02/2016

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