23/02/2016

Le roi vert de la mandarine (24, à suivre)

Hank Vogel, Le roi vert de la mandarine.jpgEt je lui raconte:

- Un jour, avant que je te connaisse, je me suis baladé à une dizaine d’heures de route d’ici. Au Baltistan, à Skardu pour être précis. Là-bas, il y a un merveilleux petit lac. L’eau est bleue. D’un bleu pur. Comme notre ciel lorsque les nuages des vallées n’osent pas atteindre les sommets de nos montagnes aux neiges éternelles. A un moment donné, j’ai cru voir un ange marcher sur l’eau. J’ai secoué la tête et il a disparu. Je m’étais dit: c’est certainement la fatigue ou l’altitude. Plus la fatigue que l'altitude. Puis j’ai pris le chemin du retour. Il n’y avait personne sur le sentier. J’étais seul et le ressentais profondément. Pas le moindre souffle autre que le mien. Rien. De temps à autre, une pierre ou un morceau de rocher tombait de quelque part et roulait gentiment devant mes pieds. J’avais l’impression d’être totalement ailleurs. Sur une autre planète. Dans le monde du rêve. Tout à coup, une voix d’une extrême douceur, quasi céleste, m’a chuchoté à l’oreille gauche, je crois: rien n’est important sur terre. Le vide, le beau et l’éternité ne font qu’un. Aussitôt, je me suis retourné, pensant que quelqu’un était derrière moi... malheureusement ou heureusement, il n’y avait personne. Ou simplement un minuscule tourbillon de poussière... Oui, je me suis retourné sur le champ car cette déclaration n’a duré que l’instant d’un éclair...

- Pourquoi ne m’en as-tu jamais parlé? me demande Diki, toute étonnée.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Bien le bonjour Cher Monsieur Vogel ah cette petite voix intérieure ! Autant elle peut nous être agréable et surtout utile autant elle aime nous faire prendre des vessies pour des lanternes et l'abus du virtuel n'arrange pas les choses car le subjectif est tellement soumis au stress grâce aux images ou par des textes qu'on peut se retrouver comme certains ayant décidé jeter au feu tous les livres sur la pensée positive après avoir compris qu'ils se faisaient mener par le bout du nez par des pensées qui ne leur appartenait pas ,non conformes à leur vraie personnalité
Dans le temps c'était le maitre qu'on mettait au feu et les cahiers au milieu /rire
Très belle fin de journée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 23/02/2016

J'ai toujours préféré les maîtresses aux maîtres surtout après les études.

Belle soirée, chère Lovejoie.

Écrit par : Hank Vogel | 23/02/2016

je vous remercie Cher Monsieur Vogel ,comme je vous comprends /rire
Très belle soirée pour Vous aussi Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 23/02/2016

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