18/02/2016

Le roi vert de la mandarine (21, à suivre)

Hank Vogel, Le roi vert de la mandarine.jpgJe rentre chez moi, je plonge sur mon lit et je m’endors presque aussitôt.

A mon réveil, ma femme me dit:

- Eh bien! Quelle longue sieste! C’était donc aussi épuisant que ça?

- Ils m’ont tué avec leurs questions, je réponds encore à moitié endormi.

- A ce point-là?...

- Si j’avais su... j’aurais refusé.

- Alors pourquoi as-tu accepté?

- Pour la prospérité de notre royaume.

- Es-tu certain?

- Que veux-tu dire par là?

- Notre région est ce quelle est et n’a nullement besoin de publicité pour exister ou survivre.

- Tu penses vraiment que je l’ai subi, ce ridicule interrogatoire, uniquement pour moi?

- Toi seul le sais.

- Tu as sans doute raison, mon égo a dû s’occidentaliser durant mes interminables séjours à l’étranger... Mais elle semblait si sincère?

- De qui parles-tu?

- De la journaliste.

- Dois-je comprendre que... non, rien!

- Si, Goutz, vas au bout de tes pensées...

- Cesse de m’appeler ainsi, nom prénom est Diki.

- Serais-tu jalouse?

- Pas du tout mais je connais le singe qui est en toi.

Je souris...

14:20 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (17) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

ne dit on pas que l''homme descend du singe mais beaucoup descendent trop vite et qu'un lion imitant un autre lion devient de suite singe ?rire
Très bonne fin de semaine pour Vous Cher Monsieur Vogel

Écrit par : lovejoie | 19/02/2016

A mon avis, le singe descend de l'homme et non pas le contraire. Et ce depuis le jour où il s'est rendu compte que végéter dans la brousse ou dans un zoo est indiscutablement plus reposant et rassurant que de vivre dans une ville.

Bon vendredi, chère Lovejoie.

Écrit par : Hank Vogel | 19/02/2016

je vous remercie Cher Monsieur Vogel nous aurons sans doute la réponse quand nous seront partis vers l'au-delà
J'ai entendu que vous vous posiez beaucoup de questions à ce sujet mais pire que ce que nous avons vécu est impensable
J'ai dressé une liste de questions et quand une personne de la commune décède ,je lui parle pendant une semaine et lui demande ardemment de faire en sorte qu'une fois arrivée en haut ou en bas, elle ne ferme pas la porte et que les personnes qui avaient préféré se taire soient présentes dés mon arrivée ,je ne vais pas encore perdre de temps ,une fois suffit!
Pour en revenir au singe ce matin pensant aux signes chinois je me suis demandée si finalement tous n'étaient pas destinés uniquement à la gente masculine ? rire
Très belle soirée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 19/02/2016

Grâce à la science, je peux affirmer aujourd'hui sans vergogne: l'homme descend du singe et la femme de Dieu.

Car en ces temps glorieux, la femme seule, même perdue sur une île déserte mais munie d'une petite éprouvette de spermatozoïdes congelés, peut créer toute une tribu... Tandis l'homme seul doit se contenter de se prendre pour un dieu.

Magnifique soirée, chère Lovejoie.

Écrit par : Hank Vogel | 19/02/2016

Darwin n'a jamais dit ou écrit que l'homme descendait du singe. Dommage de reprendre cette phrase, utilisée par ses ennemis pour discréditer sa théorie.

Écrit par : Mère-Grand | 19/02/2016

Prendre l'homme et/ou le singe en dérision, cela ne signifie nullement que l'on est en train de discréditer la moindre théorie...

Pour l'amour du ciel, ne faites pas de Darwin le père spirituel d'une nouvelle religion, il y en a déjà trop!

Écrit par : Hank Vogel | 19/02/2016

Si la femme descend de Dieu étant donné son statut, notamment chez les musulmans, que penser de l'"amour que les musulmans vouent à Dieu?
Musulmans: "On aime pas une femme."! On se marie avec pour fonder une famille...?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/02/2016

Les musulmans aiment la femme, les femmes et tout le reste comme tout le monde. Le fond est le même partout, la forme ou l'approche est peut-être différente... Mais qui suis-je pour me permettre de les juger?

Écrit par : Hank Vogel | 20/02/2016

De plus en plus de fillettes excisées en Suisse.


"Qui sommes-nous pour juger" (voire... intervenir)?!


Fermons les yeux, à l'ouïe des cris de ces enfants bouchons-nous les oreilles... est ce que n'auraient pas dit le fondateur de Terre des hommes ou des femmes écrivaines telles Benoîte Groult.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 20/02/2016

@Madame Belakovsky la religion en soit n'est pas nocive ce sont les religieux qui abusent des doctrines pour souvent saper le moral à leurs semblables
Un ancien toubib avait une parole très sage, la religion c'est comme la nourriture ,il faut manger de tout chaque jour mais en petites quantités pour rester en bonne santé et il appartient à chacun de nous de choisir ce qui lui convient le mieux sans jamais oublier que ce qui est bon pour soi ne le sera pas forcément pour d'autres
Et quand on voit certaines émissions TV y'a encore du boulot pour que cette phrase retrouve sa place d'honneur car balayée en 1970 par l'arrivée du New Age et de ses théoriciens

Écrit par : lovejoie | 20/02/2016

@ Mme Myriam Belakovsky

Que dire de ces enfants violés par nos prêtres? Que dire de tous ces innocents qui meurent par nos balles et nos bombes? Que dire... que dire... que dire...?
Mais que faire?

Si vous avez une réponse à ma dernière question, chère Madame, alors je ne saurais comment vous remercier jusqu'à la fin de mon existence.

Écrit par : Hank Vogel | 20/02/2016

"cela ne signifie nullement que l'on est en train de discréditer la moindre théorie..."
Vous avez tout raison et j'aurais probablement mieux fait de me taire. Mais vous savez que c'est souvent difficile, surtout lorsque certaines idées sont en jeu.
Comme je l'ai laissé entendre dans mon commentaire, je suis très sensible à un problème général qui touche à la distinction entre les vérités scientifiques (l'état transitoire de la science à un moment donné de l'histoire) et les Vérités religieuses (les dogmes généralement intangibles tirés des récits sacrés.
C'est parce que ce sont avant tout les autorités religieuses de l'époque qui s'en sont pris à Darwin en le parodiant avec le célèbre "l'homme descend du singe", que j'ai de la peine à accepter que l'on resserve cette phrase, même en guise de plaisanterie. En passant, je me permets de vous faire remarquer que soupçonner quelqu'un qui défend une de ces vérités contre les tenants des Vérités d'ériger les premières en religion, c'est-à-dire, en dogmes, est une des stratégies favorites des tenants de ces dernières.
Je ne vous soupçonne évidemment pas d'en être, ne serait-ce que parce que la tenue de votre blog monte le contraire, mais aussi parce que vous affirmez votre position dans la fin de la réponse que vous m'avez faite.
Pour conclure, je dirais que je ne suis pas contre l'humour et les plaisanteries, mais que j'ai de la peine à les accepter lorsqu'elles touchent (ou me semblent toucher), volontairement ou même involontairement, à certaines valeurs qui me sont chères. C'est peut-être du au fait que comme "littéraire" passionné de "sciences" je réagis toujours à ce qui rappelle le fossé autrefois presque infranchissable mais encore bien profond entre les deux approches. A l'époque de mes premières études on lisait "The Two Cultures and the Scientific Revolution" de C. P. Snow.
Vous n'êtes pas de cette époque, mais vous avez probablement été touché par d'autres tentatives de séparer les deux bords, notamment ceux d'Edgar Morin, mais vous aurez certainement remarqué qu'ils sont encore aussi vivants et actifs que le "Röstigraben" chez nous, comme en témoignent quotidiennement nombre d'émissions populaires des télévisions suisses et françaises.
Pardonnez-moi cette longue digression, qui témoigne à elle seule, de mon âge avancé, et que je terminerai par une remarque un peu plus légère: si la leçon de Darwin choquait les ecclésiastiques de l'époque (le "bon peuple" étant certainement totalement ignorant de ces choses-là), que diraient-ils (que disent-ils pour certains) de sa forme contemporaine, selon laquelle l'homme n'est pas un descendant d'une lignée comprenant des ancêtres simiens, mais qu'il est véritablement un singe (le "troisième chimpanzé", selon Jared Diamond, auteur également du magnifique livre anti-raciste "De l'inégalité parmi les sociétés".

Écrit par : Mère-Grand | 20/02/2016

Merci pour votre commentaire. Rien n'est trop long ou trop court lorsqu'il est sincère ou sensé.

Pour vous rassurer, j'espère que ce terme est juste, j'admire beaucoup Darwin et Galilée pour leurs idées, leurs découvertes et surtout pour leur courage face à l'ignorance des responsables religieux de leur époque...

Le blogue ne doit pas être un mur où l'on se lamente sans cesse à un dieu sourd et muet mais au contraire un espace, virtuel forcément, où l'on joue à l'amiable au ping-pong verbal.

Écrit par : Hank Vogel | 20/02/2016

Que dire du tourisme sexuel?
Les prêtres de notre temps dans nos pays, ceux qui s'en prennent aux jeunes, sont dénoncés et punis comme n'importe qui. Contrairement au passé, parents et fidèles osent parler, dénoncer voire retirer leurs enfants de certains collèges catholiques par ailleurs prestigieux... de "renom"?

Que dire du célibat imposé aux prêtres? Que dire d'une Eglise qui se mêle de la vie privée des gens interdisant, condamnant en même temps que son Vicaire se demande, nous demande qui il est pour juger son prochain? Que dire de ces contradictions?


Que dire de ce nouveau continent constitué de et par nos déchets?
Que dire de l'eau, de la terre et de l'air empoisonnés par les produits des industries chimiques?

Fruits et légumes avariés aux promesses de cancers variés?

Que dire de la vie professionnelle telle qu'imposée aux travailleurs de notre temps?

Que dire de la prise d'otage de nos pays par l'islam?

Islam signifiant chocs des valeurs ou incompatibilité nette?

Que dire du métissage contemporain, du recul de la culture (gens "bornés" avec détermination parce qu'ainsi manipulables à souhait) avec éthique désormais n'ayant plus droit de cité, éthique du passé, éthique "vieille"! sacrifiée sur l'autel de la marchandisation mondiale?

Que dire de la perte de nos acquis sociaux, du souci, du respect de l'autre?

Lovejoie, Monsieur Vogel, juste un point.

Me diriez-vous que seuls les autres que nous sont responsables de l'enfer présent?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/02/2016

Nous sommes tous responsables, vous y compris, chère Madame.

Alors agissons comme nous le pouvons! Mais se connaître soi-même, vraiment se connaître, est le premier pas vers un monde meilleur, sans haine, un monde de partage.

C'est ce que j'essaye de faire depuis très longtemps: en m'éloignant de tout lieu de culte ou de propagande nationaliste qui divise les êtres humains, en filmant, en écrivant et, plus terre à terre (dans le passé car je suis maintenant à la retraite) en aidant financièrement les étudiants orphelins et ceux dans le besoin...

Agissons et cessons de condamner sans agir! Pour l'amour du ciel! Pour l'amour de l'humanité!

Écrit par : Hank Vogel | 21/02/2016

@Madame Belakovsky On vit une guerre des ondes sans précédent et nous ne sommes pas obligés d'y adhérer
L'enfer est en chacun de nous à chacun de savoir différencier le bien du mal et ce qui est mal vu par les uns sera considéré comme bien par d'autres car en tout défaut dort une qualité ou inversement
On sait le mois de février réputé pour l'épuration des comptes à ne pas confondre avec l'Epuration humaine

Écrit par : lovejoie | 21/02/2016

@ lovejoie L'enfer est-il en chacun de nous ou vivons-nous comme en ces auberges espagnoles qui dépendent de ce que nous apportons?


Pour ma part je ne me mêlerais pas de faire savoir à mon prochain ce qui est bon pour lui ou non ou ce qu'il/elle faut qu'il pense.

La philosophe Jeanne Hersch eut l'audace qu'il lui fallut pour oser enseigner que la pensée d'un grand philosophe convenant à l'un ne conviendra pas forcément à l'autre

parce que nos ressentis sont uniques!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 21/02/2016

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