03/01/2016

Saïouda, la fille du portier (19, à suivre)

Hank Vogel, Saïouda, la fille du portier.jpgAprès ma fameuse découverte des dix piastres dans une boule de poussière, la mort injuste de Rafad, car trop précoce selon moi, et l’étrange disparation de Pataud, voici la cerise sur le gâteau et peut-être davantage.

- Ce matin, j’étais avec mon père et j’ai vu un ange qui creusait un immense trou, comme un tunnel, tout près d’une statut de cheval, je raconte à Saïouda qui est en train jouer avec ses orteils, assise en face de moi sur l'éternelle herbe sauvage du jardin de la station de benzine.

- Un ange? Où ça? me demande-t-elle, un peu effrayée.

- Dans le cimetière de mes grands-parents. Pourquoi, tu as peur des anges?

- Un peu. Mais surtout des démons quand je ne suis pas sage... Et jusqu’où voulait-il aller?

- Je ne sais pas. Il creusait, creusait...

- Il cherchait peut-être un trésor. Celui de la reine Cléopâtre, tu ne crois pas?

- Non.

- Et pourquoi pas?

- Parce que c’est une légende.

- Alors, tu aurais dû lui parler.

- C’est ce que j’ai fait.

- Eh bien?

- Il ne m’a pas répondu.

- Il fallait insister.

- J’ai insisté mais il semblait totalement ailleurs.

- Et ton père pendant ce temps-là?

- Il nettoyait le tombeau familial. Pas très loin...

- Es-tu sûr que c’était un ange? Comment étaient ses ailes?

- Il n’en avait pas.

- Alors, c’était un sourd ou un homme qui ne discute jamais avec les enfants...

- Non, c’en était un.

- Qu’est-ce qui te pousse à en être si persuadé?

- Cinq minutes plus tard, quand je suis retourné avec mon père à l’endroit précis où se trouve la statue de cheval, il avait disparu et le trou aussi... Il n’y a qu’un habitant du ciel qui peut paraître et disparaître en laissant un petit signe.

- Quel signe?

- La statue pour je me souvienne de son lieu d'atterrissage.

Puis, soudainement, Saïouda se lève et me dit:

- Viens! Allons chez les voisines arméniennes!

- Pourquoi faire? je lui demande tout étonné.

- Elles prédisent l’avenir, me répond-t-elle avec un profond sérieux... Je veux savoir si un jour j’aurai autant de chance que toi...

08:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Bien le bonjour Cher Monsieur Vogel il est vrai qu'aux enfants rêvant de richesses il est difficile d'avouer qu'il suffit de se retourner sur le passé de ceux nous ayant précédé pour deviner notre avenir
Pierre Dac dans son sketch avec Francis Blanche avait eut une très bonne réponse ,votre avenir est dans votre dos il vous suffit de vous retourner
Ceci étant voilà ce qui manque le plus à beaucoup d'humains tous prétendants au trône du savoir parfait que dis -je plus que parfait ,la richesse de l'esprit la seule qui ne pourra jamais être taxée
Très bon 3me jour de l'an de grâce pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 03/01/2016

Il paraît qu'au-delà de trois l'être humain n'a plus la notion globale des choses, il est obligé de compter.

Exercice à faire avec ses doigts. Je suis capable d'en voir 3 d'un seul coup. Mais dès qu'ils sont 4 ou 5, je suis obligé de compter.

Bon dimanche, chère Lovejoie.

Écrit par : Hank Vogel | 03/01/2016

Je vous remercie Cher Monsieur Vogel en général cet exercice est celui qui est le plus difficile pour enfin savoir jouer du piano
Très belle soirée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 03/01/2016

Les commentaires sont fermés.