24/11/2015

Les pommes et l'arbalète (1, à suivre)

Hank Vogel, les pommes et l'arbalète .jpgNous sommes en l’an de grâce... Cela n’a aucune importance car les vraies histoires sont éternelles. Elles n’ont ni commencement ni fin. Alors? Je voulais dire un début bien précis... Tout prélude est flou. Seul les historiens fonctionnarisés pensent que l’histoire est une science exacte nullement manipulée par les autorités... Bon, bref! Ça vient ou quoi ta chanson? dirait ma concierge, la reine des emmerdeuses et du vite fait sur le gaz.

Je recommence donc. Nous sommes dans une période de l’histoire de notre pays où un citoyen sur deux est d’origine étrangère. Je suis un pur Suisse par rapport à certains de mes compatriotes, vu la date de naturalisation de ma famille. Mes anciens vieux grands-parents étaient des émigrés italiens qui avaient fui les barbares, les ecclésiastiques, le fascisme ou la misère. Je m’appelle Guglielmo Tello. Je suis diplômé en agronomie appliquée et expérimentale. Je travaille actuellement pour une firme helvétique agro-alimentaire qui collabore avec de nombreuses ONG humanitaires. Le rêve de mon patron, c’est de pouvoir transformer un jour une pomme en pastèque et cette cucurbitacée en lingot d’or. J’ignore totalement l’origine de mon boss. Tout ce je sais de lui c’est qui se prénomme Alfred et se nomme Vogelstein. Pourquoi un tel amalgame nominal? me demanderiez-vous. Probablement parce que cela arrangeait énormément certaines personnes... Je m’explique: ce processus, qui n’est plus en vigueur de nos jours, est né à l’époque ou le mari pouvait accrocher le blason culturel de sa femme au sien et inversement. Une marque, étiquette, quelque chose de plus valorisant politiquement ou religieusement. Exemple: un Vogel mal considéré qui épousait une Stein appréciée devenait, automatiquement aux yeux du public, un Vogel-Stein estimable ou un Stein-Vogel acceptable ou encore, avec plus de contraction et de décontraction, un Vogelstein notable. Mais comme les fonctionnaires avaient et ont toujours tendance à faire des fautes d’orthographe, plus que les écrivains qui ont la littérature aux fesses, le système des amalgames nominaux a passé à la trappe. Mais tout cela n’explique pas pourquoi mon mandarin préfère paradoxalement les oranges aux mandarines, me dirait ma concierge...

12:40 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Bien le bonsoir Cher Monsieur Vogel Sûr qu'après vous avoir je n'oublierai pas d'acheter mon calendrier des oiseaux!
Par ailleurs je connais nombres de concierges qui n'éprouveraient plus aucun complexe en lisant nos commentaires diffusés dans la grande loge du numérique (rire
Très belle fin de soirée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovrejoie | 24/11/2015

Sans mes concierges, je me serais peut-être perdu à jamais au fond de la cave de Saint Pierre où les vins sont si enivrants.

Bonne nuit, chère Lovejoie.

Écrit par : Hank Vogel | 24/11/2015

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