09/09/2015

Les nouvelles vacances (3, à suivre)

 Les nouvelles vacances.jpgL’homme
 - Tu as pourtant dit tout à l’heure que les souvenirs détruisaient la jeunesse.
 
 La femme
 - Je l’ai lu dans dans un livre. Je ne suis pas l'auteur de cette malheureuse pensée.

 L’homme
 - Moi, je ne la trouve pas si malheureuse que ça.
 
 La femme
 - Cela n’a aucune importance, laissons de côté les idées des autres et occupons-nous plutôt de nos problèmes.

 L’homme
 - Mais les idées des autres font partie de nos problèmes.
 
 La femme
 - Peut-être.

 L’homme
 - Alors?
 
 La femme
 - Alors, j’ai envie de goûter aux plaisirs de la vie. Pour être plus précise: aux plaisirs des yeux et des oreilles. Et en parlant d’oreilles, je te demanderais de bien vouloir monter le son.

 L’homme
 - Tu veux dire amplifier le bruit des vagues  et celui du vent?
 
 La femme
 - Les vagues seulement. J’ai horreur des vents violents.

 L’homme (il amplifie le son)
 - Malheureusement pour toi, les deux bruits sont sur la même bande.
 
 La femme
 - C’est un manque de professionnalisme! Moi, j’aurais séparé les deux éléments pour les réunir ensuite selon la loi des probabilités.

 L’homme (il augmente davantage le volume du son)
 - Le vent et les vagues ont été enregistrés au même moment.
 
 La femme
 - Mais quel est l’imbécile qui a réalisé cette cacophonique œuvre sonore.

 L’homme
 - Les photos, c’est moi qui les ai faites.
 
 La femme
 - Il s’agit du son et non pas des photos. Je répète: quel est est l’imbécile qui a réalisé cette cacophonique œuvre sonore?

 L’homme
 - C’est une femme.
 
 La femme
 - Cela ne m'étonne pas... Elle est connue?

 L’homme
 - Je ne sais pas.
 
 La femme
 - Avec tout ce fracas, elle a sûrement dû se faire remarquer. C’est triste à dire mais c’est la vérité, de nos jours seuls les fous récoltent récompenses et honneurs... J’aimerais bien connaître le nom de cette faiseuse de bruit.

 L’homme
 - Un nom n’est qu’un nom.
 
 La femme
 - Il permet parfois de nous orienter.

 L’homme
 - Plus actuellement, nous avons perdu le nord.
 
La femme
 - C’est la faute des atomistes. Ils auraient mieux fait de s’occuper de leurs jardins.

 L’homme
 - De leurs jardins?
 
 La femme
 - Dans un jardin, il y a des fleurs et les fleurs s’embellissent sous les rayons du soleil.

 L’homme
 - Et alors?...

12:16 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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