13/06/2015

Saïouda, la fille du portier (1, à suivre)

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Je suis né le 10 mars 1946. À Alexandrie en Égypte. Certains écriraient: en Alexandrie. Personnellement, je n’ai rien contre mais je préfère le à... Peut-être parce j’ai conservé en moi tous les premiers sons et parfums de mon enfance que je refuse de modifier ou de faire disparaître pour donner satisfaction aux dieux de la perfection de la langue et des traditions, éternellement conditionnés  malgré eux par des règles purement aléatoires. Car ce qui est faux ou injuste aujourd’hui, peut être vrai ou juste demain. Et inversement... C’était un dimanche. Le jour du Seigneur, mon ami préféré quand tout va bien, forcément.

 Je vais  donc essayer de vous raconter une histoire ou vous narrer des événements, parfois étranges, que j’ai intimement vécus dans cette cité magique. Fondée par Alexandre le Grand. Plus de trois cents ans avant la naissance de l’enfant adoré des chrétiens. Où les fantômes de la belle Cléopâtre et de ses soupirants égyptiens, nubiens, romains, grecs, nabatéens et de nulle part rodent sans vergogne et sans interruption depuis l’antiquité dans les ruelles et les maisons sombres la nuit.

 Quand j’étais le roi du monde ou plus exactement quand je n’allais pas encore à l’école, mon langage était une musicale salade russe de mots italiens, français et arabes, qui vibre encore dans mes veines. C’est pourquoi, pour rester fidèle aux images du passé, j'utiliserai certains termes tels que je les découverts et ressentis avec toute leur intensité pour la première fois,  accompagnés d’une traduction si nécessaire, bien entendu. Des termes dont, sémantiquement parlant, je n’ai toujours pas trouvé leur véritable équivalant en français.

 C’est à cette époque que j’ai fait la connaissance de l'héroïne de cette histoire, Saïouda, la fille du portier. Portier? C’est-à-dire: quelqu’un qui a pour tâche essentielle de surveiller l’entrée principale d’un immeuble, assis sur un tabouret. Et c’est probablement grâce à elle que j’ai découvert la huitième merveille du monde...

 Mais si je commençais par le commencement?...

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Bien le bonsoir Cher Monsieur Vogel
Quelle merveilleuse idée que de nous transmettre une part de votre propre vécu
L'image de ces deux enfants a réveillé le souvenir d'un film sorti en 1951 de Albert lamorisse*Bim le petit âne *retraçant les périples d'un jeune Tunisien ou Egyptien pour sauver l'animal de son cœur
Nos cerveaux sont de grandes cinémathèques et si chaque fractions de souvenirs pouvaient être vendues au gramme nous serions sans doute plus que millionnaires/rire
Quand aux Dieux de la perfection gageons qu'ils n'ont que de la poussière pour nourrir leur mentale sinon comment pourraient -ils sauver le monde en négligeant ce qui est propre à chaque humain ,nous possédons tous notre propre système de pensées et surtout notre propre vision du monde ce qui nous différenciera toujours du monde animal
Très belle soirée pour Vous Cher Monsieur

Écrit par : lovejoie | 13/06/2015

Très belle soirée à vous, chère Lovejoie.

C'est vrai... Notre cerveau est une fantastique cinémathèque ouverte au monde où les fabuleuses bobines du temps ne cessent de s'entasser. Mais faut-il pour cela enclencher la bonne caméra, celle qui est capable de capter les émotions.

Écrit par : HanK Vogel | 13/06/2015

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