04/04/2015

La femme nue (5, à suivre)

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 Un con nu à moins de deux mètres de mes yeux a déclaré la guerre à mes sens. Je perds le nord. Je perds le sud. L’est et l’ouest sont trop politisés. Je me laisse aller tantôt vert le haut, tantôt vers le bas. Plus facilement vers le bas. Ou vers les bas. Si seulement ils étaient noirs! Ils sont gris. Gris comme ces maisons grises peintes de toutes les couleurs. Gris comme la mort. Gris comme ces oiseaux gris qui sifflent le malheur du monde. Les bas ont disparu. Les jambes qui les portaient également. Je n’ai pas eu le temps de rêver. Les tables qui sont autour de moi sont vides. Les chaises respirent de légèreté. Les grosses fesses sont allées écraser d’autres tissus. La femme est absente. La femme nue invisible. La fumée des cigarettes essaye de la remplacer. La machine de l’imaginaire fait marche arrière. Je me jette dans les bras de mon enfance. Une fée aux yeux brillants de douceur me berce et m’allaite de ses  agréables seins qui sentent bon la tendresse. J’avale ma dernière goutte de café et m’en vais vivre ailleurs.  

10:43 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Je vous remercie Cher Monsieur Vogel
dieu qu'il fait bon se lover au travers de vos si beaux textes ou enfin on peut retrouver un semblant de paix de l'esprit bien que celui de notre génération trouvera toujours matière à réflexions qui heureusement ne sont pas lisibles sur nos fronts/rire
Ce texte me fait penser à un tableau de Renoir ,allez savoir pourquoi!
Très belle fin de samedi pour Vous Monsieur

Écrit par : lovejoie | 04/04/2015

Bon samedi à vous, très chère Madame.

Un texte peut faire penser à un tableau comme une femme en cache une autre.

Écrit par : HanK Vogel | 04/04/2015

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