30/03/2015

Iratus poeta, industrii civis (1, à suivre)

Iratus poeta-couv.jpg0
 « J'ai flirté avec la politique mais je n'ai jamais osé faire l'amour avec elle. Sans doute, par crainte d'engendrer des monstres. »

 Grâce à cette sentence que j’ai écrite en pensant à Hélène et que Serge a retranscrite sur son blogue en pensant à moi, j’ai décidé de continuer ma pêche aux étoiles filantes, chargées de messages célestes, tombées au fond de ma mémoire, de mon âme par manque d’observation, d’attention. En effet, je voulais abandonner ce genre d’exercice et me consacrer davantage ou plutôt passer tout mon temps libre de retraité chanceux à voyager avec les personnages de mes romans inachevés. Afin qu’ils me pardonnent à jamais pour mes intolérables absences de petit bourgeois gâté...
 
 L’inattendu ouvre et ferme plusieurs portes à la fois.

12:47 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

29/03/2015

La femme nue (3, à suivre)

3
 Elle a souvent le ventre rond. Sa chevelure est douce. Son sourire est pour sourire. Et ses cris sont ceux de la prudence. Ses mains ne cessent de caresser, de laver et de repasser. Son cœur est une citadelle de tranquillité. Pour le héros comme pour le traître. Son corps est une nudité de tendresse. Mal habillé ou bien vêtu, il est éternellement transparent. Et son sexe est inexistant. Elle a le cœur sur la main et la vie dans le ventre. Elle porte malheureusement le surnom le plus exploité de tous les temps, le  nom délicieux de maman. 

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

28/03/2015

Le cerveau, ce miracle

... Vous avez le droit total et absolu de pouvoir refuser tout dogme...

http://www.lulu.com/spotlight/Hankvogel

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (6) |  Imprimer |  Facebook | | | |

27/03/2015

Mes rêves sur mon front (37, fin)

98
 La politique est devenue une foire aux idées où les stands sont tenus par de bavards épiciers qui ont de la peine à compter juste.

99
 Je n’ai pas inventé la poudre mais j’ai découvert comment ne pas l’utiliser.
 Tout simplement en m’éloignant...

100
 Le jour où mes rêves s’inscriront sur mon front, certainement partout on me considérera comme l’homme le plus vilain et le moins fréquentable de la terre.
 C’est pourquoi, tous les matins, je me regarde dans la glace et je me dis que Dieu a encore fait du bon travail pendant mon sommeil. Forcément, c’est le plus subtil des maquilleurs.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

26/03/2015

Mes rêves sur mon front (36, à suivre)

96
 Le fanatisme rend l’homme ridicule et le plonge souvent dans un état de servilité, mortellement imprévisible.

97
 Le passé et le présent ne cessent de se rencontrer pour parler de l’avenir.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

25/03/2015

Mes rêves sur mon front (35, à suivre)

94
 Dans mon enfance, la vie m’a poignardé à plusieurs reprises et j’ai toujours pleuré en cachette, sans rien dire à personne. Mais mon cœur porte encore les cicatrices de ses nombreux coups.
 De temps en temps, le souvenir de l’un d’entre eux me vient à l’esprit. Ce qui m’oblige à sortir un stylo de mon vieux plumier d’écolier, tel un fusil de son fourreau, et à me mettre à écrire.
 Si mon père ne m’avait pas offert très tôt des tubes de gouache, des pinceaux et une boîte de crayons de couleur, quelle arme sortirais-je aujourd'hui de ma poche face à la moindre injustice sociale?
 Grâce à mon père, au dessin, à la peinture, à l'écriture et au cinéma, j’ai évité le pire.

95
 Les parents les plus adorables donnent tout à leurs enfants et ne réclament jamais rien en retour. Tout le contraire des états, même les moins corrompus.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

24/03/2015

Mes rêves sur mon front (34, à suivre)

92
 Dieu aime le vin, le diable les alcools forts.

93
 Du vin, du pain et du fromage, français ou italiens, c’est déjà un festin.
 Seul le crétin boude ce qui est divin.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

23/03/2015

Adieu Hans Erni

Nous nous sommes croisés un jour

Par hasard dans l'ascenseur d'une tour

Où tous les hypocrites se forcent à se tutoyer

Nous, nous n'avons échangé que quelques mots

Il n'y avait ni tu ni vous

Il n'y avait que des mots sans article

Des images, des dessins, des peintures

C'était unique, c'était beau

Deux âmes se parlèrent dans la plus grande simplicité

Le temps d'une très brève et inattendue rencontre

Les anges se souviennent de cela

Mais surtout de l'artiste

Qui a œuvré jusqu'au dernier souffle

Pour le Beau, l'Amour et l'Éternité 

10:06 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Mes rêves sur mon front (33, à suivre)

88
 Le jour où je rencontrerai un chef d’état bénévole, j’échangerai mon inséparable stylo rouge contre une harpe éolienne.

89
 Tout impôt abusif est un vol étatique.

90
 La générosité d’un élu ne sort jamais de sa  poche.

91
 Rien n’est simple, tout est politique et religieux. Surtout chez les apolitiques et les athées.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

22/03/2015

Mes rêves sur mon front (32, à suivre)

86
 Si on décidait d’éliminer toute personne souffrant d’une maladie imaginaire comme on abat un cheval de course à peine estropié, beaucoup de médecins seraient obligés de s’inscrire au chômage.

87
  Les guerres sont des spectacles abominables qui traumatisent et tuent une bonne partie de leurs spectateurs, des spectacles minables largement subventionnés par les états.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

21/03/2015

Mes rêves sur mon front (31, à suivre)

82
 La vie est une école où les récréations sont courtes et rares.

83
 Quand un fils à papa épouse une fille à maman, les dieux se frottent les mains. Mais quand un fils à maman épouse une fille à papa, les déesses se frottent entre elles.

84
 Quand Dieu se frottent les yeux, le diable se frotte les mains.

85
 Mieux vaut inviter le diable à l’entrée et le Bon Dieu au désert que l’inverse.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

20/03/2015

Mes rêves sur mon front (30, à suivre)

79
 L’école est un songe où tous les chemins mènent à la gloire.
 La vie professionnelle, un délire où de nombreuses routes sont  barrées.

80
 La maîtresse la plus douce, c’est celle que j’ai eu à l’école enfantine.

81
 Une maîtresse à cheval fait fuir les ânes.
 Une maîtresse sur un âne fait fuir les coqs.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

19/03/2015

Le rat de goût (8, à suivre)

 - C’est-à-dire: fini de s’embrasser par et sur le cul et de se pisser dessus. En public dans un premier temps et en privé finalement.               
 Un minute de mutisme général puis Labourette se laisse aller:
 - Mais mon cul, c’est mon blason. Ma famille, mon groupe et ma nation. Comment ferons-nous pour nous dire bonjour ou bonsoir et nous reconnaître dans le noir sans nous renifler le derrière? Et nos chefs comment feront-ils pour avoir de l’autorité sans nous pisser dessus?
 Conard bombe le torse et dit:
 - C’est pourquoi je suis ici. Pour vous avoir sauvés d’un éventuelle catastrophe. Afin que notre espèce ne perde jamais son identité. Malheureusement, j’ai œuvré sans l’autorisation de la majorité de la population.
 Labourette et moi, nous nous regardons dans les yeux.
 - Évidemment! J’avais oublié!... Rato, tu as passé trop d’années à contempler des zones interdites et toi, ma belle, à tourner en rond dans des récipients maudits... Comment pouviez-vous savoir que la démocratie s’était installée chez nous...
 - Merde!
 - Tu peux le dire, mon cher camarade de cellule. Nous vivons une période difficile, transitoire je l’espère, où les présidents les plus minables ne cessent de se succéder, où ceux qui pissent le moins loin prétendent avoir une meilleure vision de l’avenir...
 - Si j’ai bien, c’est vous qui avez assassiné nos philosophes, n’est-ce pas?
 - Tu n’es pas obligée de me vouvoyer,  tu sais. Nous pataugeons presque dans la même boue, alors pas de vous entre nous, s’il te plaît! Le vous, c’est réservé aux fourbes, à la flicaille de chez nous et à toutes celles qui se lavent à l’eau de rose. Et pour mettre un terme à ton doute de rate aseptisée: oui, je suis belle et bien le  meurtrier de ces intellos à la gomme.
 Une geôlière entre et nous balance à la figure du caviar, du foie gras et des toasts grillés. Certainement, des aliments trouvés dans un container à déchets d’une organisation humanitaire.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

18/03/2015

Le rat de goût (7, à suivre)

 Subitement, le commissaire crie:
 - Gardes! Au trou ce con!
 Et je me retrouve flanqué de mes deux amis de fortune.

5
 - Si tu permets, de quoi avez-vous parlé? me demande gentiment Labourette.
 - De l’intelligence des flics, de Talpiot et de Jésus...
 - Tu connais?
 - Qui ça?
 - Jésus de Nazareth.
 Je souris.
 - Pourquoi ce sourire?
 - Parce que j’ai menti au commissaire... Je lui ai fait croire que j’ignorais tout de ce bonhomme...
 - Comment peux-tu parler de lui ainsi?
 - Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi! Laissons le Christ aux chrétiens, Bouddha aux bouddhistes et tâchons plutôt de discuter sur nos propres et actuels philosophes!
 Conard sort de son ignorance préméditée et nous révèle avec assurance:
 - Ils ont tous été tués.
 Labourette se met aussitôt à trembler comme une feuille de papier en plein courant d’air.
 Il poursuit avec fierté:
 - Morts et enterrés pour l’éternité... Ils ont été exécutés pour le bien de notre société.
 - Mais pourquoi? sort presque silencieusement mais musicalement de nos bouches, de ma gueule et celle de Labourette bien entendu.
 - Parce qu’ils s'intéressaient trop aux théories de l’âme humaine et à leurs dérives.
 - Cela ne justifie pas une telle condamnation, dis-je.
 - Qui pète plus haut que son cul empoisonne les hautes sphères, explique-t-il.
 - Quelles sphères? s’autorise-t-elle à haute voix malgré le choc d’une telle révélation.
 Conard part dans un discours digne d’un bleu en politique, voire très bleu ou bleu marine:
 - Nos têtes et nos nuques ne doivent pas être souillées par des idées qui sont nées au-delà de nos frontières. Car ces monstres invisibles n’ont qu’un seul but: l’anéantissement à petit feu de notre espèce, en commençant par l’adoucissement, ou la sublimation selon elles, de notre gestuelle sociale.
 - C’est-à-dire?

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

17/03/2015

La femme nue (2, à suivre)

La femme nue.jpg2
 Un corps nu, de femme, me fait des appels... Son œil est plus grand que son ventre. Son ventre plus gros que ses cuisses. Ses cuisses plus grosses que ses fesses. Et ses fesses plus intelligentes que sa cervelle. Quel étrange animal! Je fuis. J’ai peur. Mon éducation me dit que la femme n’est pas une automobile, ni un bateau, ni un train, ni une gare, ni un port, ni une porcherie. Alors quel est ce corps nu qui me fait des appels de farde? C’est le corps d’une femme qui vous allume pour vous éteindre, qui vous expose ses charmes trop charnels pour mourir à sa solitude, qui vous attire vers elle pour ressusciter de sa médiocrité. C’est en observant ce genre de femme que mon imagination s’approche de l’imagination démesurée d’un auteur de films d’horreur. Je hais ce genre de femme parce qu’il fait du tort à la femme.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

16/03/2015

Mes rêves sur mon front (29, à suivre)

76
 Ce qu’a fait Jean-Jacques, Rousseau ne l’a jamais avoué.

77
 On s’habitue plus facilement à la richesse qu’à la pauvreté.
 C’est évident, l’homme n’est pas fait pour vivre dans la misère.

78
 Écrire, c’est souvent dramatiser la vérité et embellir le mensonge. Ou l’inverse.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

15/03/2015

Mes rêves sur mon front (28, à suivre)

73
 Après le Big Bang pourquoi pas le Little Niet?
 Certains scientifiques passent facilement d’une théorie à une autre comme certains politiciens d’un parti à un autre.
 Certains? Certainement les plus incertains.

74
 La science est un puits sans fond d’où les religions ont puisé les premières questions sans réponse.

75
 Notre univers n’est peut-être que du lait chaud dans un bol qu’une créature d’un autre monde est en train de serrer dans ses mains.
 L’univers en cache un autre, à l’infini.
 Et le temps est relatif à l’espace.

09:54 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

14/03/2015

La femme nue (1, à suivre)

La femme nue.jpg0
 Essai très déshabillé, décent et non provocateur écrit dans un style, mon préféré, que j’ai baptisé sous le regard de Dieu de répétitif mais plus proche du langage des anges.

1
 Je cherche la femme nue. Nue de la tête aux pieds. Nue corps et âme. Nue du premier janvier au trente-et-un décembre. Nue pour être aimée pour sa nudité toute nue. Cette dernière phrase m’étonne. La nudité m’étonne aussi. Seule la vraie nudité n’étonne personne. Pour moi, le mot nudité est synonymie de perfection. Je recommence. Je cherche la femme parfaite. Physiquement parfaite. Mentalement parfaite. Moralement parfaite. Amoureusement parfaite. Librement parfaite. Parfaitement parfaite. Mais cette perfection que je cherche est-elle vraiment parfaite? Je recommence de nouveau. Non, je commence à me faire une idée. Bien que c’est difficile. Car la femme est un monstre sacré d’élégance, d’érotisme et de talentueux sentiments. Tant pis pour moi, j’ai décidé de découvrir la femme nue, j’irai donc jusqu’au bout de cette décision. Suis-je en train de m’égarer? La femme m’a toujours fait perdre la tête. À tous les hommes, d’ailleurs. À presque tous les hommes. Même aux femmes elles-mêmes. Quelle folie! Quelle étrange tentative!

09:09 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

13/03/2015

Mes rêves sur mon front (27, à suivre)

70
 En amour, ou plus exactement dans l’univers troublant du désir amoureux, l’autre n’est qu’un objet que nous surévaluons sans cesse afin de donner de l’importance à nos sentiments.

71
 Lorsque la pensée s’égare la peur domine.

72
 Le racisme, c’est une peur maladroitement colorée de l’autre.

07:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

12/03/2015

Mes rêves sur mon front (26, à suivre)

67
 Les partis politiques, ont-ils tous perdu le sens-même de leur philosophie au profit de celui de la finance?
 De gauche à droite, on ne parle plus que d’argent. Tout est devenu monnayable. La terre comme le ciel.

68
 L’argent est un outil pour les simples et une arme pour les compliqués.

69
 Donne aux pauvres ce que tu as volé aux  riches est digne d’un politicien de gauche.
 Donne aux riches ce que tu as volé aux pauvres est digne d’un politicien de droite.
 La juste mesure est au-delà du monde politique. 

07:03 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |