15/01/2015

Aux survivants de Charlie Hebdo: Calmez-vous!

 Maintenant que vous avez vengé vos camarades assassinés par des individus lâchement endoctrinés en démontrant au monde entier que vous êtes des artistes et des journalistes libres,  capables de ne jamais nous agenouiller, de ne jamais vous taire face à la terreur ni aux menaces, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent, pour l’amour du Ciel, calmez vous!  Arrêtez de jouer avec le feu! Cessez de trop réveiller les démons qui sommeillent dans le cœur des hommes et de croire que l’on peut rire et se moquer de tout, sans la moindre retenue. C’est-à-dire: du pauvre comme du riche, du faible comme du fort, de l’infirme comme du bien-portant, du croyant comme de l'athée...

 Vous avez de la chance de vivre dans un pays dont le gouvernement vous protège au nom de la liberté d’expression. Malheureusement, une liberté d'expression bien à lui! Car ce même pouvoir ne se gêne pas d’accuser, d’enfermer, soi-disant pour apologie au terrorisme, toute personne, humoriste comme adolescent, qui irrite la sensibilité d’un excité de la scène politique. Un curieux ministre qui, lorsque je le vois à la télévision faire une déclaration, me rappelle certains dictateurs du passé.

 Oui, vous avez de la chance. Tâchez de la conserver!

 La moquerie est infantile, la satire l’est  un peu moins. Elle ne devient vraiment adulte qu’après de nombreuses et profondes réflexions.  Mais elle n’est jamais, permettez-moi cette expression,  la tasse de thé d’un philosophe, d’un sage ou, tout simplement, d’un brave citoyen qui souhaite que l’on vive en paix sur cette terre.

16:28 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (9) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

enfin une voix de la raison se fait entendre à l'horizon
Merci Monsieur Vogel

Écrit par : lovsmeralda | 15/01/2015

On dirait que vous avez peur.

Faut-il donner in fine raison aux assassins?

Écrit par : Johann | 15/01/2015

Non, je n'ai peur que de moi-même.

Moi qui ne suis pas catholique, je trouve les paroles du Pape très sensées:

"Si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s'attendre à un coup de poing, et c'est normal. On ne peut pas provoquer, on ne peut pas insulter la foi des autres, on ne peut pas la tourner en dérision!..."

Écrit par : Hank Vogel | 15/01/2015

Bravo Mr, je partage votre avis

Écrit par : Patouhca | 15/01/2015

Si qqn parle mal de ma mère, il ne juge que lui-même. Et j'éclate de rire. La violence physique ne fait pas partie de ma vie. Apparemment elle fait partie de la vie du pape... Et de la vôtre. Apparemment.

Pourquoi n'aurait-on pas le droit de se moquer des mensonges et de la superstition? Faut-il que la foi soit pauvre pour s'offusquer de ces moqueries. Toutes les idées sont critiquables. Toutes. Autrement attention à la dictature.

Les personnes sanctionnées, peut-être révoquées pour n'avoir pas respecté une minute de silence en sont les première victimes.

Les moutons adorent bêler avec les loups. Ils seront dévorés les premiers.

Écrit par : Johann | 15/01/2015

Cher Monsieur,

Je n'adhère à aucune religion. Il m'arrive souvent de critiquer divers croyances. Les critiquer et non pas me moquer d'elles (MOQUER!)... car je n'ai pas ni la prétention ni la certitude d'être dans le vrai, de connaître la vérité.

Et surtout par respect de l'autre.

Cordialement, Hank Vogel.

Écrit par : Hank Vogel | 15/01/2015

"Se moquer des mensonges et de la superstition"? Est-ce suffisant voire utile?

Jésus avait un disciple qui s'appelait Thomas le Didyme qui se traduit pas le jumeau. La dite résurrection a posé la question de savoir si ce jumeau n'était pas un frère de Jésus qui lui ressemblant se serait fait passer pour lui.

On peut imaginer différentes mises en scène propres à divertir le public.

En réalité, Didyme était un bourg et Thomas originaire de cet endroit était dit Thomas le Didyme c'est-à-dire de ce bourg.

D'autre part nul ne pouvant, selon calculs incontournables et sans oublier les préparatifs de la crucifixion, mourir en une heure et trente minutes probablement non en croix mais cloué à un olivier. Sarcasmes, fiel, immonde vulgarité sont-ils mieux à même de rétablir la vérité que ces lignes authentiques d'auteurs fiables dont Jules Isaac, historien et Gilbert Sinoué particulièrement apprécié par les connaisseurs impartiaux?!

On conçoit donc que ne pouvant mourir en si peu de temps il survécut. En revanche, faut-il parler synchronicité, le temps exécrable qu'il faisait évita à Jésus d'avoir les membres brisés ce qui, normalement, s'exécutait en fin de chaque crucifixion parce que l'on savait qu'il y avait des crucifiés qui ne mourraient pas ce d'autant plus que le coup de lance au côté par un effet de pneumothorax, sorte d'appel d'air, prolongeait l'agonie des crucifiés par raffinement de cruauté. A cette heure événements tragiques en Belgique avec morts pour cause de djihadisme.
Rire de tout, trop? Une fois qu'il est trop tard... les morts se relèvent-ils? A Paris, pendant la guerre, en entendant les bruits des bottes des soldats allemands dans la rue on se gaffait...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/01/2015

Je ne suis pas sûr que certains croyants fasse la différence entre critique et moquerie. Les religieux ne sont pas connus pour leur sens de l'humour, ni certains pour leur tolérance.

Allons, allons, certaines "vérités" ne vous sont pas inconnues. Et c'est par la critique que les connaissances progressent, par leur remise en questions permanente. Une vérité est le contraire d'un dogme.

Le respect. L'irrationnel est-il respectable? Dans la mesure qu'il ne se charge pas d'assassiner, oui. Autrement...

Pourquoi devrait-on respecter la personnalité d'un mort qui a commis de nombreux crimes? Dois-je respecter Alcibiade, Alexandre le Grand, Jules César, César Borgia, Napoléon et l'autre? Tous des modèles de surhomme pour un certain Nietzsche.

L'obscurantisme n'est pas respectable. Désolé.

Écrit par : Johann | 15/01/2015

Monsieur, j'ajoute une précision à mon commentaire. "Si" Marie n'a pas accepté de gaieté de cœur l'Annonce de sa grossesse en ce cas plus subie qu'appelée de ses vœux... l'enfant Jésus peut être né et avoir souffert d'un problème cardiaque ce qui relativiserait en ce cas l'"impossibilité" de sa mort en une heure et trente minutes (en église on avait compté trois heures sans préciser l'effet prolongateur d'agonie du coup de lance au côté). On ne saura jamais... (à moins que)!... ce qui est un exemple de situations qui nous appellent au refus de discussions aussi vaines qu'inutiles tout en évitant les affrontements que l'on sait dès qu'il s'agit de religion. Merci.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 15/01/2015

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