11/01/2015

Le terrain et la graine (suite aux tragiques évènements...)

 Quand je médite et, qu’en passant j’observe la nature, je me dis toujours: voici le seul livre sacré susceptible, je serais tenté d’écrire capable, de m’apporter la réponse à la plus ambitieuse de mes questions... Et les explications souhaitées arrivent silencieusement et illuminent en douceur ma mémoire, offertes comme un baiser d’une mère affectueuse, pleine d’amour, qui donne tout à son enfant et ne lui réclame jamais rien en retour.

 Je vous parle de cela parce que, souvent, je compare la société à un terrain et l’être humain à une graine.

 La graine, quelles que soient sa couleur et sa provenance, est mortelle, fragile, sensible, rebelle, adaptable, contrôlable, conditionnable, manipulable... pour le pire comme pour le meilleur.

 Le terrain, lui, est immortel, solide, attirant, envoûtant, propulseur, enrichissant mais aussi, et malheureusement la plupart du temps, propice au favoritisme, à l’injustice, à la discrimination, à la mise à l’écart, au manque de partage et à toutes les autres calamités engendrées par les folies de l’argent et du pouvoir.

 Alors quand le cultivateur laisse son terrain à la dérive; au lieu d’en prendre soin, il passe son temps à rire et à se saouler avec ses copains, la mauvaise herbe n’hésite pas à s’étendre...

 Mais qui est donc ce cultivateur qui aurait tendance à se laisser aller? Eh bien, en premier lieu, ce sont les élus, car ils ont promis, juré d’apporter bonheur et prospérité, ensuite les fonctionnaires, les patrons, les travailleurs, les chômeurs, les retraités, les scientifiques, les artistes, les écrivains, les journalistes, les enseignants, les étudiants... et, en dernier lieu, les petits écoliers. Finalement: nous tous.

15:54 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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