16/12/2014

Lettre à un mendiant indien (2, à suivre)

 Tu vis et c’est ça l’important. Même si tu ne manges pas tous les jours à ta faim. Moi, je me gave du matin au soir et je grossis comme un porc. Et je ne cesse de suivre des régimes. Question de santé ou d’esthétisme.  Être ou paraître! Le miroir, tu ne connais plus ça et il ne te manque pas. Tu n’en as pas besoin car tu es le psyché du monde. À travers toi, celui qui a une conscience se questionne, s’évalue, fait le bilan de ses richesses, remercie le ciel pour ce qu’il possède... Oui, c’est vrai, je garde trop de choses, énormément d’objets inutiles que j’ai accumulés par avidité au fil des années.  Accaparer, économiser, capitaliser seconde après seconde... et plus je possède, plus j’ai peur de me faire déposséder. Toi, tu n’as rien et tout t’appartient. La rue, les temples, les jardins publiques... Tu t’allonges où tu veux, quand tu le désires et tu ne crains pas d’être volé. On te chasse parfois, c’est vrai, mais quelle importance! Les coins où se coucher sont si nombreux. Tu dors et tu rêves comme tout le monde. De quoi et de qui rêves-tu?... à suivre

10:48 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Hank Vogel, si vous vous adressez à des occidentaux, semble que vous ommettez de dire l'essentiel

à ces touristes installés en hôtels avec air conditionné, faisant de brefs passages, jugés suffisants pour "découvrir le pays"

pour qui le mendiant c'est l'enfant
quand d'autres ont dépassé le stade de mendiant, ceux qui dorment en familles entières sur les trottoirs, et les invisibles

Vous avez oublié la peur, celle de la saleté repoussante, de maladies rampantes, de contagions, la peur de la pauvreté à ce stade

Écrit par : genevois déshérité | 16/12/2014

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