31/07/2014

C'est la Saint Auguste Premier!

 J'ai décidé de fêter la Saint Auguste Premier, patron des Suisses pauvres (un demi million) et des retraités à bas revenu. Ce saint, né du conscient collectif d'une nation en mutation due aux nombreuses maladresses de ses politiciens trop souvent préoccupés par leur propre porte-monnaie, n'appartient à aucune religion, à aucun mouvement aussi inventif soit-il. Car son message est simple et très proche de celui de Jésus de Nazareth: Aimez et partagez  avec vos semblables même l'unique cervelas que vous ayez, de dinde de préférence, le steak du pauvre, dans le pire comme dans le meilleur. Sans discours, souvent barbant et hypocrite, et feu d'artifice. Bonne fête à tous!     

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Révolution (6, à suivre)

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 Celui qui cherche à consoler tout le monde risque de verser une grosse larme qui inondera toutes ses espérances.

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 Mieux une toute petite république qui s’éclate de rire qu’un immense empire qui pleure de chagrin.

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 Le recommencement est bénéfique. La tradition est pudique. Elle freine le mouvement perpétuel.

 La Muraille de Chine, ou plus exactement  la Grande Muraille, est une merveille vue du ciel. Quel beau serpent! Symbole parfait de la peur. La peur de l’envahisseur. Aujourd’hui, tout a changé, l'envahisseur est trop rouge ou trop noir. Et on a de la peine à le reconnaître. Vivement la transparence!... à suivre

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30/07/2014

Révolution (5, à suivre)

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 Un journaliste doit être un fouilleur de merde. Veuillez m'excuser pour ma vulgarité. S’il reste en surface, il finira par noircir au soleil. S’il fouille avec un profond sérieux, il deviendra sociologue ou philosophe. S’il est trop à droite, avec un peu de maturité, il optera pour la gauche dans sa vieillesse. S’il est trop à gauche, avec un peu de folie, il rencontrera Dieu avant de mourir.

 Il n’y a pas de révolution sans une totale mise à nu des problèmes sociaux et sentimentaux. Alors l’anarchie est-ce le premier pas vers le meilleur?

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29/07/2014

Révolution (4, à suivre)

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 J’ai vécu un jour de grève. J’étais à la tête  d’un cortège à l’intérieur d’un labo. Le cortège fut coupé en rondelles. Comme un saucisson à l’ail. Chacun pensait à son bout de pain. Un morceau de pain sans lendemain. L’individualisme isole les pauvres et console les riches.

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28/07/2014

Révolution (3, à suivre)

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 La stabilité est une utopie. L’instabilité, une réalité stable. La stabilité engendre la médiocrité. L’instabilité, le désir de stabilité. Où se trouver pour sourire enfin à pleines dents et sans moquerie à la moindre insulte, au moindre blasphème ou à la moindre provocation?

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27/07/2014

Révolution (2, à suivre)

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 J’aime le cœur de l’homme. Son esprit m’écœure. Car il est l’accumulation de nombreuses connaissances, méthodes et expériences. Il agit toujours selon quelque chose. Et ce quelque chose me dérange énormément. Le cœur est ouvert à la lumière présente de toute relation. Il est frais et disponible. L’esprit est méfiance donc analyse. L’homme est cet être étrange, propulsé par hasard peut-être au-delà du règne animal, qui navigue constamment entre le monde du cœur et celui de l’esprit. Que faire pour lui redonner son pouvoir originel?

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26/07/2014

Révolution (1, à suivre)

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 La révolution allume le rêve. La non révolution éteint le plaisir. Celui qui sème récolte. Ceci n’est pas une découverte mais une pure constatation. La constatation la plus naïve. Tout est destiné à mourir. Sauf la mort qui, elle, survit grâce à la vie. Osons donc mourir aux vieilles traditions qui nous enterrent dans les sables mouvants du désespoir. J’ai l’impression d’avoir plusieurs siècles de retard et quelques secondes d’avance. Absurde déclaration! Certainement. Mais l’esprit révolutionnaire à hâte d’arriver au bout de ses peines. La politique a tort d’être une machine qui fonctionne en aval et en amont. Pour plaire aux uns et ne pas déplaire aux autres. Elle est devenue un système arithmétique voire parfois algébrique. Faut-il croire que l’homme n’est plus qu’un robot qui n’a qu’un seul souci: se nourrir pour se reproduire?

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25/07/2014

Dialogues à perte de vue (8, fin)

 Rêveur puis finalement décidé à me lancer à la découverte de Jane, à la découverte de l’autre, de cet autre qui se trouve à des milliers de lieux de mes idées, de mes désirs, de ma conception de la vie et prêt à souffrir pour lui, bien que cela me paraissait et me paraît encore difficile voire même impossible, à partager mes réussites, à lui donner le meilleur de moi-même, à communier avec lui, à aimer dans le sens le plus noble, je me levai tranquillement, m’habillai et me rendis à l’hôtel Riomar.

 - Madame Smith vient de partir, me dit le réceptionniste. À l’instant même. Elle avait l’intention de voir la maison de Dali. À Portlligat.

 - À Port Lligat, murmurai-je.

 - Oui, à Portlligat, répéta le réceptionniste.

 - Elle vous a dit à quelle heure elle revient? demandai-je naïvement.

 - Madame Smith a quitté l’hôtel, me répondit l’homme avec un petit sourire.
 Le petit sourire du réceptionniste me donna beaucoup à réfléchir.

 Jane s’est-elle moquée de moi? M’a-t-elle raconté des salades? La vie l’a-t-elle rendue diabolique? Soufre-t-elle d’un mal incurable?

 Que de pensées en quelques secondes! Que de mauvaises pensées probablement!

 Le soir, je me rendis à la terrasse du restaurant La mesón del conte. Je commandai une salade de fruits de mer et une demi-bouteille de rosé de la maison. La plaça mayor était surpeuplée de vacanciers brûlés quasi au troisième degré. L’air était agréablement frais. Heureusement pour eux.

 Puis, une fois ces pauvres petites bêtes marines dévorées, et le rosé avalé, je me mis à l’écoute du monde. On disait:

 - J’ai soif, j’ai faim.

 - Tu as assez mangé pour aujourd’hui.

 - Savez-vous que la grève est interdite en Suisse?

 - Comment est-ce possible?

 - Le Suisse est un drôle d’oiseau. Un Suisse sur trois connaît à peine le nom de son président.

 - La révolution n’est pas pour demain.

 - Pourquoi il n’y plus de moines au monastère de Sant Pere de Rodes?

 - Ils ont pris la fuite, il y a belle lurette.

 - Pourtant le paysage est divin.

 - Maman, je peux m’acheter un bracelet?

 - Achète, achète!

 - Les républicains avaient  fait sauter l’église et une bonne partie du village.

 - Quand ça? Où ça?

 - Pendant la guerre civile. À Llers.

 - Tu ne trouves pas que l’on parle  beaucoup pour rien?

 - Je suis de ton avis.

 - L’année prochaine, je passerai mes vacances sur une île. Un île déserte...

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24/07/2014

Dialogues à perte de vue (7, à suivre)

 Peur du ridicule! Nous sommes tous ridicules, du matin au soir, pensai-je.

 - Mais maintenant nous pouvons rattraper le temps perdu, dis-je.

 Elle parut quelques secondes pensive puis elle me demanda:

 - Est-ce que tu es en bonne santé?

 - Je suis donneur de sang.

 - Ça ne prouve rien.

 - On me contrôle régulièrement. Mais pourquoi cette question?

 - Je n’ai pas envie d’être deux fois veuve dans ma vie... avant soixante ans.

 - Je te comprends. Mais personne n’est à l’abri de la mort. Et de nos jours les accidents sont fréquents.

 - Il me faut un minimum de garantie.

  Quand l’amour n’est pas là, les les demandes de garantie sont nombreuses, pensai-je.

 Mais ne voulant pas m’engager dans les voies brumeuses, fumantes de la philosophie de l’amour, je dis à Jane:

 - Parle-moi de ta fille.

 Jane fit une étrange grimace. Et ses mains se mirent à trembler.

 Ai-je fait une gaffe? me demandai-je.

 La belle Anglaise de ma jeunesse me regarda droit dans les yeux et me dit:

 - Elle ressemble terriblement à son père. C’est lui au féminin.

 Puis, tout à coup, elle s’approcha de moi et elle se mit à me caresser le bras.

 - Marions-nous, me dit-elle. Marions-nous  pour l’amour du ciel.

 J’étais mal à l'aise. Ou plutôt dans un état d’incompréhension totale. Comme si... Comme si... Que c’est dur d’essayer d’exprimer certaines choses avec le recul! Bref, j’étais mal à l’aise.

 Brusquement, Jane se leva et me dit en s’éloignant:

 - Viens me voir à mon hôtel. Le Riomar. Demande Jane Smith et non Jane Banham. À tout à l’heure!...

 Évidemment! Banham était son nom de jeune fille, me dis-je. Elle portait un nom qui me fait penser aux îles Bahama, elle porte maintenant un nom trop commun, trop anglais.

 Quand Jane disparut de mon horizon, je replongeai dans le noir. On parlait, on parlait, on parlait... on dit entre autres:

 - Les Anglaises sont toutes des putes.

 - L'amour n’est qu’une histoire d’intérêts.

 - Roméo et juliette n’ont jamais existé.

 - Les poètes se moquent des gens... à suivre

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23/07/2014

Dialogues à perte de vue (6, à suivre)

Dialogues.jpg  Derrière nous, sous un soleil de plomb, les ruines gréco-romaines de la cité d’Enpúries, immortalisées par un archéologue dont je ne me souviens plus son nom, se laissaient piétiner par les touristes, curieux et avides de connaissances, venus des quatre coins de l’Europe. Bientôt des quatre coins du monde.


 Qui se souvient encore à Empúries des familles, victimes des invasions et des massacres, qui vécurent dans l’antiquité dans cette cité fabuleuse? pensai-je. Personne. Strictement personne.

 - Pourquoi tu ne m’as jamais écrit? me demanda Jane. Je t’avais pourtant donné mon adresse.

 - Je te pose la même question, lui répondis-je. Je t’avais aussi donné la mienne.

 - J’attendais que tu fasses le premier pas.

 - Moi aussi.

 - Pourtant...

 - Pourtant?

 - Je croyais que tu adorais écrire.

 - J’adore toujours.

 - Alors?

 - Tu m’avais dit que tu avais un petit copain en Angleterre.

 - C’était vrai.

 - Alors je t’aurais écrit juste pour le plaisir d’écrire.

 - Peut-être pas.

 - C’est-à-dire?

 - J’ai souvent pensé à toi. C’était très fort. J’ai même prié Dieu pour que tu m’écrives.

 - Alors il ne fallait pas hésiter à te manifester.

 - Mais je suis une femme!

 - Ce n’est pas une excuse. Quand l’amour est là, tous les moyens sont bons.

 - J’avais peur d’être ridicule... à suivre

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22/07/2014

Tendre et cruel Vietnam (12)

 Y a-t-il une vie après la mort? La question est sans réponse. Pourtant, je rêve souvent d'un au-delà plus simple à vivre.

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21/07/2014

Tendre et cruel Vietnam (11)

 Quand "rouler" est un jeu d'enfant pour adulte pas très riche...

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20/07/2014

Tendre et cruel Vietnam (10)

 Les voyages forment la jeunesse, dit-on. Faut-il encore avoir l'esprit jeune pour découvrir le monde!

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19/07/2014

Tendre et cruel Vietnam (9)

 Toute société a ses pauvres, ses mendiants, ses riches, ses snobs, ses corrompus, ses traitres et ses faux culs. Au nord comme au sud, à l'est comme à l'ouest. Ailleurs comme en Suisse. Ma caméra ne découvrira donc jamais la cité de mes rêves.

 

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18/07/2014

Tendre et cruel Vietnam (8)

 Au Vietnam, comme dans d'autres pays asiatiques, les femmes travaillent pendant que les hommes... Au fait que font-ils? Je me suis souvent posé cette question.

 

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17/07/2014

Tendre et cruel Vietnam (7)

  Le sexe est une marchandise, comme toutes les autres, qui rapporte aux états. Et, comme toutes les marchandises, il camoufle souvent bien des pièges.

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16/07/2014

Tendre et cruel Vietnam (6)

 Pour échapper à nos misères, nous nous inventons des histoires. Souvent plus crédibles que celles de nos chers et lugubres politiciens...

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15/07/2014

Tendre et cruel Vietnam (5)

Dans certains pays, les femmes sont invisibles. Au Vietnam, elles sont plus que visibles, elles incarnent à la fois l'homme et la femme.

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14/07/2014

Tendre et cruel Vietnam (4)

  Le monde est monde partout. Quand j'observe les autres, je m'observe. Quand les autres m'observent, je suis le monde.

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13/07/2014

Quand volent les mouettes

 Quand volent les mouettes... je me dis que si je pouvais voler comme un oiseau j'irais aux confins du Ciel afin de flirter avec les anges et apporter au monde un peu de paix. Regardez et imaginez!

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