30/04/2014

L'œuf et la fourmi

Gripen, salaire minimum... je voterai selon mon rêve...

 

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29/04/2014

L'homme de Skardou (extrait)

 L'homme de Skardou2.jpgSalut à toi, Grand Barbu! J’ai envie de rire. Malheureusement, mon âme est monotone. Ma psy me l’a dit. Sans doute parce que je le lui ai dit. Je lui ai donné cette image. D’homme monotone. D’homme qui voit tout en gris. Gris comme l'asphalte. Gris comme le béton. De cette ville où je vis... Où j’avance à petits pas. Ou un pas en avant et la moitié d’un autre pas en arrière. C’est possible, non? Mais j’avance. À ma manière. Avec mes moyens. Avec mes souffrances. Avec ma monotonie dans la tête. Et l’image que j’ai donnée à ma psy. Être reconnu par l’autorité de ma ville. Ou plutôt de mon village. C’est plus juste. Car après une heure de marche, on est déjà à la campagne. Au contact de la nature. Mais cela est une autre question... Oui, je marche, mon ami. Mon père, mon frère, mon fils, mon meilleur complice. Je marche dans ma ville. L’air perdu. Le ventre vide. Les poches légères... Les souliers à peine cirés. Oui, je marche aussi dans ma ville. Et rien ne se passe. Que dois-je faire, Seigneur? Je veux juste rire. Rire un peu. Rire de moi, éventuellement. Ou ne rire que de moi. C’est plus correct via-à-vis des autres. Ces autres qui ne m’ont jamais fait rire. Ces autres si préoccupés par leurs problèmes. Leurs histoires sans queue ni tête. Ou leurs histoires avec trop de queues et peu de têtes. Que dois-je faire, camarade? Oublier l’asphalte et le béton? Oublier tout ça et regarder le ciel? Ton ciel. Mais il est gris aussi. Gris comme l’asphalte. Gris comme le béton. Gris comme la grisaille. Gris comme la poussière qui s’accumule sous mon lit. Gris  comme ce gris fait de noir et de blanc. Gris comme cette barbe que je pourrais laisser pousser. La tienne est blanche. Toute blanche. Pareille à la blancheur de ma page blanche. Vierge. Avide d’amour et d’éternité. Oui, c’est vrai, j’attends beaucoup de ma page blanche. Beaucoup de mots venant de toi. Et passant par moi. Par ma cervelle. Par cet instrument si fabuleux. Que tu m’as offert à ma naissance. Que tu m’as offert si modestement. Si naturellement. Que dois-je faire, Seigneur? J’aimerais rire un peu. Juste quelques rires. Même un rire me suffirait. Cela me permettrait d’oublier l’homme gris que je suis.  Et peut-être aussi l’asphalte, le béton, ton ciel gris et la poussière sous mon lit. Oui, j’aimerais oublier tout ça. Que dois-je faire, mon ami? Que dois-je faire, Bon Dieu?

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28/04/2014

Journal d'un singe (47, fin)

188
 La femme est un vampire qui opère le jour et qui se transforme en fée la nuit.

189
 Les femmes sont bonnes à croquer mais mauvaises à digérer.

190
 Main molle cache son homme. Main ferme cache l’enfance.

191
 Les héros meurent à rebours.

192
 Un singe en enfer fait fuir les démons.

 Un homme honnête fait fuir les banquiers.

193
 L’homme qui tremble devant une femme se souvient de sa mère.

194
 Le vin ne tue que les nostalgiques.

195
 Du vin et du pain à table, c’est déjà un festin.

196
 Vin acide, vin de singe.

197
 Un verre de vin et j’entre dans le jardin des anges.

 Un verre de trop et j’entre dans celui des démons.


198
 Les maîtres qui corrigent à l’encre rouge devraient se mettre du rouge aux lèvres.

199
 Elle me voulait à sa table, elle me voulait dans son lit mais elle ne me voulait pas comme j’étais.

 Je n’ai pas bougé de mon arbre et je me suis contenté d’une banane.

 Une vie de singe vaut plus qu’une vie de prisonnier.

200
 - Voici tout ce que j’ai ruminé. Ai-je droit à une médaille maintenant ou faut-il que je retourne sur mon arbre? dit un poète à un sage en lui montrant tout ce qu’il avait écrit.

 Et le sage lui répondit:

 - L’un n’empêche pas l’autre. Mais la plus belle récompense, tu l’as déjà reçue.

 - Laquelle? demanda le poète, tout étonné.

 - Tu as ruminé, répondit le sage.

 Le poète se gratta la tête. Puis il demanda au sage:

 - Alors, selon toi, que dois-je faire maintenant? Je continue à ruminer ou je m’endors sur mes lauriers?

 Et le sage lui répondit:
 
 - L’un n’empêche pas l’autre. Mais tu t’es  déjà endormi.

 - Depuis quand? demanda le poète, tout agité.

 - Depuis que tu es venu me voir, répondit le sage.

 Alors le poète retourna au pied de son arbre et se mit à méditer.

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27/04/2014

Journal d'un singe (46, à suivre)

171
 Chez les Hunzas, on se marie pour la vie.

 Comment font-ils pour vivre si vieux?

172
 Chez nous, on se marie et on se remarie pour la survie.

 On sort d’une noyade et on replonge aussitôt. On a à peine le temps de respirer.

173
 Chez les Hunzas, les fées sont dans les montagnes. Au-delà de trois mille mètres d’altitude.

 Chez nous, les fées sont dans les livres. Aux supermarchés.

174
 Un séducteur, c’est un coq qui ignore l’œuf.

175
 On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

 C’est pourquoi, je préfère les œufs durs. On ne casse rien, ou presque, on épluche...

176
 J’ai fui B.B. parce qu’elle me faisait penser à un singe qui ne peut pas se passer de sa cage.

 Elle ne comprenait pas que je pusse vivre sans voiture.

177
 Le verbe aimer, on ne devrait pouvoir le conjuguer qu’au présent.

178
 Auberge fermée, lanternes éteintes.

179
 Temple fermé, dieux absents.

180
 Celui qui annonce sa couleur, annonce la moisissure.

181
 Celui qui fait de son corps le temple de ses œuvres sera déçu dans sa vieillesse.

182
 Le culte de soi n’attire que les curieux...

 Un fois le culte terminé, le prédicateur passe à la caisse.

183
 G.R. est une femme divorcée qui dort avec ses peluches (des singes).

 Y aura-t-il un jour assez de place dans son lit pour un homme?

184
 Un rire forcé c’est comme un chameau à trois pattes, on hésite à continuer le voyage.
 
185
 Nous sommes toujours assis entre deux deux chaises.
 
 Quand nous mettrons-nous à table?

185
 Je connais quelqu’un qui n’avait trois fois rien et qui mange maintenant comme quatre.

 Était-il fort en arithmétique?

186
 Mentir, c’est inventer des histoires dont le héros est un trappeur qui ne cesse de sauter d’une histoire à l’autre pour éviter de se faire prendre par ses propres pièges.

187
 Mon père aurait dû naître un premier avril. Il est né trois jours plus tard.

 Pourtant, il est loin d’être un farceur... à suivre

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26/04/2014

Journal d'un singe (45, à suivre)

169
 Si Dieu était mon frère, je l'appellerais maman.

 Absurde? Non, Dieu est inconcevable.

170
 Dieu créa l’homme à son image... Et selon Darwin, l’homme descend du singe.

 Dieu, comment était-il au commencement?... à suivre

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25/04/2014

Journal d'un singe (44, à suivre)

163
 Peut-on définir un homme en un seul mot et sa vie en une seule phrase?

 Alors pourquoi m’insultez-vous?

164
 Une femme sans enfants, c’est comme un ciel sans étoiles.

 La voie lactée, ce n’est de la poudre aux yeux.

165
 Une femme en vaut une autre pour celui qui a été déçu de la première.

166
 La haine, c’est de l’amour surchauffé.

 Quelqu’un a dû oublier d'éteindre le gaz.

167
 Celui qui pleure sur son sort crache sur son passé.

 Même mauvaise, la soupe permet de grandir.

168
 À Hanoï, j’ai connu une jeune marchande de légumes qui avait des mains de fée.

 La soupe de légumes est devenue mon plat préféré... à suivre

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24/04/2014

Journal d'un singe (43, à suivre)

158
 Celui qui n'aime pas ses parents pourra-t-il un jour aimer d’autres parents?

 Il faut vraiment avoir soif pour échanger une fontaine gelée contre un verre d’eau (fraîche).

159
 Pour les enfants: une mère, c’est un père qui transpire deux fois plus.


160
 Mentir pour mentir, c’est jouer à cache-cache avec personne.

161
 Bouddha donna une fleur à Lao Tseu.

 Lao Tseu regarda la fleur et la lança dans le vide.

 Plusieurs siècles plus tard, Omar Khayyam ramassa la fleur, la regarda aussi, la mit dans un vase et il se versa un verre de vin.

162
 Pour rire ou pour pleurer, la femme n’arrive jamais à l’heure... à suivre

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23/04/2014

Journal d'un singe (42, à suivre)

154
 Vivement le jour du jugement dernier! Ce jour-là, je serrai enfin bien jugé.

155
 Le jour de ma mort, je dirai à Dieu:

 - Où allons-nous, ce soir? J’en ai assez des spectacles.

156
 Je connais un Anglais qui ne sortait jamais  sans son parapluie.

 Il ne se mouillait jamais pour quoi que ce soit.

157
 Je n’ai jamais monté un bateau à qui que ce soit. De peur de me noyer le premier... à suivre

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22/04/2014

Journal d'un singe (41, à suivre)

151
 Quand j’étais petit, je rêvais de devenir grand. Aujourd’hui, je regrette d’avoir trop rêvé pour pas grand-chose.

152
 Je n’attends rien de la vie. La vie attend-t-elle quelque chose de moi?

153
 J’ai entendu dire qu’il y a de plus en plus de vieux qui prennent une banane au petit déjeuner.

 J’espère que les singes ne mourront pas de faim... à suivre

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21/04/2014

Journal d'un singe (40, à suivre)

145
 Je peins, j’écris, je réalise des films... Quand cesserai-je d’imiter les autres.

146
 Imitation rime trop bien avec limitation.

147
 Vivre à la campagne sans sa compagne, c’est mener une vie monastique.

 Sauf quand la femme du boulanger est plus souvent au moulin qu’au four.

148
 Je n’attends pas une femme plus d’un quart d’heure. Car au bout de dix minutes, je pense déjà à une autre.

149
 La femme qui attend trop d’un homme se trouvera tôt ou tard dans une voie de garage.

 Même les expertes passent au contrôle.

150
 Ma femme me manque, ma mère me manque, mes enfants me manquent, tout me manque... sauf Dieu car je n’arrête pas de lui parler... à suivre

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20/04/2014

Joyeuses Pâques!

 Joyeuses Pâques à tous! Dans la simplicité la plus totale, loin de toutes ces singeries religieuses qui ridiculisent le vrai message de Jésus, de Bouddha et des poètes: l'amour. Car dans le véritable amour, il n'y a point de place pour la mise en scène.  


 

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19/04/2014

Journal d'un singe (39, à suivre)

139
 Un curé ou un pasteur qui dit à un paroissien va en paix mon fils, cela me fait penser à une pute qui dit je t’aime à son client.

140
 Un curé sans sa soutane est-il toujours un curé?

 Cessez de fantasmer, Mesdames!

141
 Il n’y a que moi qui travaille dans cette maison, dit l’un.

 Non, ce n’est pas vrai, c’est moi  qui travaille le plus, dit l’autre.

 Ils ont tous les deux raisons, on ne peut pas  regarder deux nombrils à la fois.

142
 L’homme va de gauche à droite. Le singe,  de bas en haut. Pour avoir plus de soleil mais moins d’ombre.

143
 L’amour est un papillon que la fleur nourrit et que l’oiseau dévore.

144
 Le singe inventa la grimace. L’homme, la parole. Le savant le signe.

 Le sage n’inventa rien mais il sourit... à suivre

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18/04/2014

Journal d'un singe (38, à suivre)

137
 La dictée: la première des persécutions.

 Le calcul oral: des mantras pour futur comptable ou banquier.

 La grammaire: une grand-mère qui n'aime pas ses petits enfants.

 La composition: un enfer pour celui qui n’a rien à dire et qui parle trop en classe.

 Le dessin: une porte de sortie.

 La récréation: la dernière des libertés.

 Les maîtres: des bourreaux victimes de leur savoir. Certains feraient bien d’apprendre à nager.

 L’école: une prison sans fil de fer barbelé.

138
 Je comprends maintenant pourquoi Jacques Guidon dessine toujours pendant les réunions du comité de l’AUPS (association des universités populaires suisses). Nous n’avons jamais de pauses. Ou que très rarement... à suivre

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17/04/2014

Journal d'un singe (37, à suivre)

133
 Enfermez un dictateur dans un asile et c’est la grande évasion des fous. Sans lui, bien entendu.


134
 Un dictateur, ça se mesure déjà à ses singeries.

135
 Je me trouve beau aujourd’hui.
 
 Mes lunettes sont-elles propres?

136
 Celui qui parle souvent d’échange a dû souvent se faire rouler au change... à suivre

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16/04/2014

Journal d'un singe (36, à suivre)

129
 La guerre des étoiles aura lieu quand nous seront tous des stars.

130
 La guerre des singes aura lieu quand tous les singes se seront convertis au christianisme.

 Certains se demanderont: Jésus était-il un dieu ou un singe?

131
 La viande de singe, je n’ai jamais osé en goûter, de peur de prendre goût au cannibalisme.

132
 On n’osera jamais persécuter les singes, comme on a persécuté les premiers chrétiens, les Juifs ou les Indiens d’Amérique. Car il y a de moins en moins de places dans les jardins zoologiques. Et leur culture n’est pas à envier.

 Bien que... à suivre

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15/04/2014

Journal d'un singe (35, à suivre)

126
 Dites-moi merde et je vous offrirai des roses. Mes joues sont déjà prises.

 Offrez-moi des roses et je vous direz merde. Je n’ai plus de vase chez moi depuis que ma fleuriste est morte.

 Offrez-moi plutôt de la confiture de roses. Je suis plus gourmand que visuel.

 Offrez des bananes aux singes et non pas des roses. Ils sont comme moi, ils n’ont pas de vase.

 Offrez-moi du vent et je partirai comme un courant d’air.

 Offrez-moi la chance de ne rien devoir vous offrir et nous irons ensemble cueillir des fleurs.

127
 Celui qui donne pour recevoir, vend et achète à la fois.

128
 Le jour où les Juifs et les musulmans auront cessé de chasser la colombe, ils iront ensemble à la pêche.

 Et la pêche sera miraculeuse ce jour-là... à suivre

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14/04/2014

Journal d'un singe (34, à suivre)

117
 L’homme sort d’un trou pour finir dans un autre. Entre temps, il passe sa vie à éviter les crevasses.

118
 J’ai rendez-vous avec B.B. Elle rêve d’un complice pour la vie.

 Encore une que je risque de décevoir.

119
 Mon arbre est solide. La branche sur laquelle je suis assis est également solide. Il n’y a que moi qui suis fragile.

120
 Une femme qui entre dans les ordres, sort du marché.

 Il y a une consommatrice en moins et une consolatrice en plus.

121
 J’ai aimé beaucoup de femmes. Mais celle que j’ai vraiment aimé, vraiment vraiment, c’est ma femme... Maintenant, je peux le dire, après avoir si bien goûté au fruit défendu.

 Les fruits, ce sont les meilleurs remèdes contre la constipation. Mais il ne faut pas en abuser.

122
 Un musulman qui boit du vin a-t-il lu Omar Khayyam?... à suivre

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13/04/2014

Journal d'un singe (33, à suivre)

110
 Celle qui baisse rapidement sa culotte, grossit son bas de laine et se retrouve vite à la porte.

111
 L’amour n’est pas un jeu d’enfant. Que d’adolescents en souffrent!

112
 C’est vrai, toute vérité n’est pas bonne à dire. Et toute beauté est-elle bonne à voir?

113
 Vivre dans le mensonge, c’est épuisant et douloureux. Car on fuit sans cesse et on trébuche souvent.

114
 Mieux vaut être mal vu que d’être ignoré.

 Il y a toujours un opticien dans chaque quartier.

115
 Lors d’une conversation, B.B. me dit:

 - J’ai toujours eu peur des singes.

 Et des hommes?

116
 La peur n’est rien sans la pensée. Comme l’homme n’est rien sans la la femme.

 Il faut cesser de regarder son nombril... à suivre

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12/04/2014

Journal d'un singe (32, à suivre)

105
 Mon ami V.C. rêve de faire de grands films. Il est en train d’en réaliser un petit actuellement. Une histoire de trains. Mais il en souffre terriblement. Car les trains ne sont jamais à l’heure et les techniciens sont souvent absents.

 Ce réalisateur, qui débute dans ce métier à la fois gratifiant et démoralisant, a compris que la réussite d’une œuvre cinématographique, qu’elle soit grande ou petite, dépend de toute une épique et principalement des circonstances de la vie.

106
 Vérité ou mensonge? Moi, j’ai toujours dit la vérité. Car, pour moi, le mensonge est une vérité dans un monde inconnu.

107
 Ma psy, après des mois de face-à-face, me chassa de son cabinet en me disant:

 - Vous êtes guéri maintenant.

 C’est vrai, je n’avais plus rien à lui dire, j’avais retrouvé mon stylo.

108
 Les fous, et nous sommes nombreux sur cette terre, m’ont toujours donné de bonnes idées.

 Ma psy également.

109
 On ne m’a jamais enfilé une camisole de force, on m’a toujours forcé à baiser mon pantalon... à suivre

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11/04/2014

Journal d'un singe (31, à suivre)

102
 Mon ami le photographe, toujours du miraculeux et il faudra que je m'explique à ce sujet, m’a dit hier soir en buvant un bière chaude, c’est son truc:
 
 - J’ai failli mourir un jour. J’avais quatorze ans. C’était dans la mer Noire. Je suis allé trop loin et je ne suis noyé. J'étais mort. Et j’ai vu le film de ma vie. Les images ont défilé à une vitesse inimaginable. Elles étaient claires, d’une clarté incroyable. J’ai accepté la mort. Ainsi, j’ai trouvé la force nécessaire pour revenir à la vie. J’étais faible, très faible. J’avais beaucoup d’eau dans les poumons. J’étais trop faible pour nager. Alors, je me suis laissé aller au  fond de la mer puis j’ai marché... J’ai marché jusqu’au rivage et je n’ai rien dit à personne. C’est vrai, j’étais mort, j’ai vu le film de ma vie. On voit ça lorsqu’on meurt.

 Donc, le jour de ma mort, je verrai le film de ma vie et je reverrai mes films, y compris ceux que j’aurai égarés. Quel chance pour un désordonné comme moi!

103
 Celui qui est en quête du miraculeux enquête sur son passé.

104
 Ma mère m’a donné la vie: elle m’a tout donné. Mais j’ai de la peine à conserver tout ce tout... à suivre

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