• L’homme et la société

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      Je suis un produit de consommation. Sans étiquette, ni parfum. Une sorte de savon de Marseille dont on se sert pour laver le linge sale ou quand on a les mains noires de graisse.

     À Noël, j’étais seul sur une étagère. Heureusement, la grippe s’est souvenu de moi et je me suis trouvé mouillé comme une lavette.

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  • Trop pris

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      Trop pris par le temps, il n’était jamais à l’heure.

      Trop pris par les autres, il perdit son chez-soi.

      Trop pris par son travail, il quitta son emploi.

      Trop pris de partout, il n’était nulle part.

      Trop pris par son roman, il fut lâché par la vie.

      Trop pris, il n’était jamais à lui.

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  • L’amour est une longue soirée

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      L’amour, entre un homme et une femme, est une longue soirée qui commence par une partie de poker et qui se termine par une partie d’échec.

     L’amour, entre deux personnes de même sexe, est une longue soirée qui commence par une partie d’échec et qui se termine par une partie de dames.

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  • Vive la nouvelle Ukraine!

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    Quand un homme d'état corrompu tombe, une larme coule de mon oeil droit.

    De tristesse et de joie.

    Quand un dictateur tombe, une larme coule de mon oeil gauche.

    De colère et de joie.

    Mais quand des hommes et des femmes meurent pour leurs frères et soeurs, aucune larme ne coule de mes yeux, mon coeur se met à saigner.

    De douleur et d'espoir.

    Des Ukrainiens sont morts pour une nouvelle Ukraine.

    Vive la nouvelle Ukraine!

    ...

    Et que Dieu protège mes frères russes qui songent à la nouvelle Russie!

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  • Les moines aux chats

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      Au bord du lac Inle, au pays des Birmans, quand les moines s'amusent avec les chats...

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  • Mâle dans sa peau (16, à suivre)

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     Tout à coup, je sens le poids d’une main sur mon épaule droite. Effrayé, je me lève d’un bond et je me retourne aussitôt. Killiky est là. Souriante. Elle s’approche calmement de moi et me demande comme si de rien n’était:

     - Je ne vous dérange pas trop?

     - Vous auriez pu me tuer, je lui réponds... Ne me faites plus ce coup-là. Surtout dans un endroit comme celui-ci.

     - Je ne pouvais faire autrement, vous étiez si méditatif, me dit-elle.

     - C’est quoi cette arnaque? je lui demande sèchement.

     - Arnaque?

     - Ce soi-disant rendez-vous.

     Killiky me regarde droit dans les yeux et me dit d’une voix tremblante:

     - N’allez pas en Russie. Pas comme ça. C’est trop dangereux.

     Je tombe des nues... à suivre

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  • Quand l’un valse, l’autre joue du tambour

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      Ma concierge, qui avait le sens de l’humour malgré elle, qui était italienne le jour et espagnole la nuit et qui est morte hier en Suisse à force d’avoir travaillé pour trois fois rien, me dirait aujourd'hui en passant à l’Europe:

     - L’ Allemagne, c’est un vilain pays mais qui est bien dirigé.  La France, un beau pays mal dirigé. Et le reste... ce sont les restes après un grand festin.

     - Mais que diriez-vous en plus de la France? je lui demanderais.

     Et l’honnête femme me répondrait:

     - La France me fait penser à un pièce absurde où trois mauvais comédiens ont de la peine à me faire rire et à me faire pleurer... Pendant que le héros de l’histoire, entre deux coucheries, expédie avec un pathétique sérieux des soldats en Afrique, pour sauver quelques cacahuètes françaises, ses deux meilleurs camarades, peut-être, se comportent comme des gamins... Quand l’un valse avec les artistes ou les nomades, l’autre joue du tambour en crachant les petits suisses qu’il a mal digérés...

     - Vous pensez à Valls et à Montebourg? je lui demanderais.

     - A qui ça? Je ne fréquente pas n’importe qui, me répondrait-elle, sûrement.

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  • La misère, les assurances...

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      La misère est un crime. La pauvreté, un délit de non-assistance. Et la richesse, une violation aux droits à l’égalité.

     Les assurances, les banques et les grands patrons, à force de s’enrichir à la barbe du peuple, finiront par se faire expulser.
     
     Celui qui punit un enfant pénalise l’avenir. Une morsure laisse toujours une cicatrice.

      “Trop de lois” a fini par encrasser la justice. C’est pourquoi ceux qui ont les mains sales s’en sortent mieux que les autres.
     
     Un jeune qui se réveille n’est pas pire qu’un vieux qui sommeille.

     Les jeunes servent toujours à quelque chose. Les vieux, presque à rien. Les morts, on n’en parle pas.

     J’ai toujours rêvé de vivre dans un pays propre. Aurais-je dû devenir balayeur? Oh pardon, technicien de surface! Car la saleté a beaucoup évolué.
     
     J’ai la double nationalité suisse et russe. En Suisse, je me sens russe. En Russie, je me sens suisse. Ailleurs, je me sens bien.

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  • La politique, le politicien et ma soeur

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      La politique est toujours rentable pour le politicien. Rarement pour le citoyen.

     À gauche, il y a des moutons et des loups. À droite, des loups et des moutons. Au centre, des moutons à moitié loups et des loups à moitié moutons.

     Le parlementaire et le prédicateur ont incontestablement quelque chose en commun, ils prêchent souvent dans le désert.

     Dans ma jeunesse, j’ai avalé avec enthousiasme beaucoup de belles théories politiques et philosophiques. Aujourd’hui, j’ai de la peine à les digérer.

     Mon père m’a appris deux choses essentielles pour vivre heureux: l'honnêteté et la simplicité. C’est pourquoi, j’ai épousé une femme simple et honnête. Qui n’est, forcément, ni banquière ni politicienne.

     Ma soeur n’a jamais cessé de zigzaguer. Aussi bien dans sa vie affective que professionnelle. Et surtout en politique. Aujourd’hui, elle est très heureuse, elle a découvert le zapping grâce à la télévision.

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  • Vietnam, vivre au paradis

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     Il y a 20 ans, je découvrais un pays où la simplicité me propulsait souvent aux portes du divin...



     

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  • La Saint-Valentin!

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    Terrible lumière
    Terrible coeur
    Un corps se lève

    Ouvre-moi ta porte
    Ouvre toutes les portes
    Je brûle d’impatience

    Tes yeux d’abord
    Ta bouche ensuite
    Je mourrai dans ton sexe

    Tes yeux me sculptent
    Ta bouche m’attend
    Larmes et salives en sueur

    J’ai rêvé de toi
    Cette nuit
    C’était demain

    Une cage ouverte
    Les prisons se vident
    Je savoure la liberté

    Une femme
    Un homme
    La tempête à l’horizon

    Tu es nue
    Je suis désir
    Le plaisir veut tout

    Tes mains me cherchent
    Dans le souvenir
    D’un instant inoubliable

    Le premier baiser
    La dernière caresse
    Une mort injuste

    Qui es-tu ?
    Qui suis-je ?
    Nous sommes l’autre

    C’était une fée
    C’était un prince
    A nous, serviteurs

    Ouvre-moi ta porte
    Ouvre toutes les portes
    Le feu nous appelle

    Tes fesses un peu grasses
    Mes joues joufflues
    Nous nous lamenterons demain

    Je suis ta chose
    Oublie-toi
    De clandestin à clandestine

    Terrible coeur
    Terrible corps
    Le soleil se couche

    C'était et c'est la Saint-Valentin

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  • La femme, la pute et ma soeur

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      Une femme, sur deux, au volant de sa voiture s’imagine souvent piloter un avion. Car, dans le ciel, il n’y a point de passage pour piétons.   

     La femme qui préfère le pantalon à la jupe a sûrement quelque à cacher. Celle qui, au contraire, préfère la jupe au pantalon, quelque chose à montrer. Celle qui n’a aucune préférence est une femme comblée.

     La cochonne! La salope! La pute! Que de mots peu charmants pour qualifier une femme qui ne fait que de vendre ses charmes, souvent tard dans la nuit. Que dire de ceux et du système qui profitent de ses exploits?

     Une féministe au lit, que conteste-t-elle? La maladresse de son partenaire?

     Un homme, qui pisse assis, a-t-il épousé une féministe?

     À table, je traite ma femme comme ma mère. Aux courses, comme ma soeur. Au lit, comme ma maîtresse. À quel moment, je la traite donc comme une épouse?

     Il y a autant de femmes de mauvaise vie que d’hommes de mauvaise foi. Ou l’inverse. C’est pourquoi celui  qui  a découvert la perle rare ne doit pas le crier sur les toits.
     
     Ma soeur était lesbienne. Pour faire plaisir à la famille, elle a épousé un homosexuel. Aujourd’hui, elle est heureuse, elle vit dans un couvent.

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  • L'Europe et ma soeur

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      L’Europe me fait penser à une jeune fille maladroite qui rêve de faire un mariage impérial et parfait. Et pour réaliser son fameux rêve, elle ne de gêne pas de flirter avec tous ses prétendants.

     Un pays où l’on entre comme dans un moulin, tôt ou tard, finira par ressembler à une maison de passe où seul les plus fortunés peuvent se payer les plus belles filles.

     Avant d’inviter mon voisin à déjeuner, je dois m’assurer de pouvoir offrir un dîner à mes enfants.

     Entrer dans l’Europe, pourquoi faire? Pour sortir un jour de nulle part?

     L’Europe ne me fait pas peur, ce sont les Européens qui m’inquiètent.

     Nos parlementaires croient tout savoir, malheureusement ils ne résolvent pas grand-chose. C’est notre système qui veut ça, dit-on. Vous imaginer les parlementaires européens confrontés à tente-six mille systèmes?

     Ma soeur a une jambe en bois, un bras en fer et une oreille en plastic. Ses prothèses ont été fabriquées en Inde, en Chine et à Singapour par des entreprises européennes. Ma soeur peut-elle prétendre encore être européenne?

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  • Patron, employé...

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      Patron rime avec citron et poltron... Dommage que ce personnage apprécie plus l’argent que la poésie! L’inverse serait une vraie merveille. La huitième peut-être.

     Un bon patron est un patron pauvre. Car c’est dans la nécessité que l’on reconnaît les siens.

     J’ai toujours détesté mon patron. Mais j’ai toujours adoré sa secrétaire. Surtout quand elle était particulière. Car, grâce à elle, j’ai pu vraiment me rendre compte des faiblesses de ce drôle de personnage.

     Aux portes de la mort, patrons et employés auront tous le même salaire. Un salaire qui décevra aussi les uns comme les autres. Un salaire qui ne permettra à personne de pouvoir revenir sur terre.

     L’employé qui devient patron, oublie très vite ce qu’il a été.

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  • La Suisse, demain...

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      Les Suisses ont voté. Après les propagandes, les résultats. Après la tempête, le silence. Celui qui s’affole et qui voit arriver déjà un terrible orage, voire le déluge, a sans doute les yeux plus gros que le ventre.... Seul le sage attend dans le calme car il sait qu’au-delà de l’horizon, il y a d’autres tempêtes, qui ont déjà éclaté. Qui risquent ou qui ne risquent pas de s’approcher...     

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  • Sotchi: la vitrine d’une certaine Russie

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      Sotchi, c’est surtout le reflet des deux plus grandes villes de la Russie, Moscou et Saint-Pétersbourg. Deux villes impériales. Deux villes chargées d’un passé à la fois glorieux et terrible. Où les passions et les révoltes n’ont jamais cessé de s’affronter. C’est la Russie de hier et de demain. C’est la Russie du pouvoir, des affaires et des combines. Où dans chaque homme, ou presque, une canaille, un brigand sommeille.

     Mais celui, qui séjournera ailleurs que dans ces deux métropoles, en Sibérie par exemple, cette gigantesque région naturelle, le coeur et le poumon du plus grand pays de la planète, dont le peuple est quasi oublié du pouvoir central, verra que le Russe de la Russie profonde ne ressemble guère à ses frères des grandes cités. C’est un homme qui contemple les saisons avec une profonde sérénité. C’est un poète qui cultive ses fraises et ses pommes de terre, la plupart du temps non pas par nécessité mais par amour de la terre. Un poète discret et sensible,  qu’il soit homme ou femme, qui adore sa famille et ses amis et qui respecte l’étranger de passage, comme personne. 

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  • Étranger, rentre dans ton pays!

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      J’ai eu la chance et la malchance de naître au pays des Pharaons. De père suisse et de mère italienne. Mes parents adoraient leur pays. C’est tout à fait normal ou naturel, me diriez-vous. Pour mon père, la Suisse était le pays de la neutralité et de la tranquillité où l’on peut dormir la porte toute grande ouverte. Et pour ma mère, l’Italie le pays de la musique et de la joie de vivre. Mon père parlait très mal l’arabe. Ma mère, au contraire, pratiquait cette langue à merveille, comme une vraie arabe. Il faut dire qu’elle était une incroyable polyglotte autodidacte... L’intégration? Jamais, ils n'entendirent parler de cela, tout simplement parce que, pour eux, ils étaient des Européens qui vivaient en Égypte.

     Tout allait pour le mieux! Jusqu’au jour où... On me lança une pierre au visage et on me traita de sale étranger. Et une bombe explosa dans l’entreprise familiale de l’un de nos amis. Les Européens commençaient petit à petit à devenir, aux yeux des indigènes, des êtres nuisibles. Les profiteurs, les enfants du diable.

     Puis, du jour au lendemain, un militaire, qui ne se gêna pas plus tard de s’enrichir à la barbe de son peuple et d’envoyer toute sa fortune à l’étranger et en Suisse en particulier, décida de nationaliser toutes les entreprises étrangères en déclarant tout haut: L' Égypte aux Égyptiens! C’est vrai, hélas, presque tous les grands commerces étaient aux mains des Européens. Et ils étaient nombreux, trop nombreux.  Anglais, Français, Grecques, Italiens... Et l’exode commença! Certains expulsés émigrèrent en Australie ou aux États-Unis, les autres au pays de leurs ancêtres.

     Je me souviens encore... Quand le bateau s’éloigna du port d’Alexandrie, quelques larmes coulèrent de mes yeux, car je venais de quitter à jamais ma petite copine d’enfance, Saïouda, la fille du portier, et notre femme de ménage, Fardossa, que j’aimais énormément. Et je venais de quitter aussi le pays de mon enfance où mon grand-père créa la première station de radio d’Égypte et où il découvrit et fit écouvrir au monde arabe la voix de l’amour, celle de l’inoubliable Oum Kalsoum.

      Pour preuve: lire à la page 3,  Empire State.pdf

     Alors, chaque fois que je vois flotter un drapeau sur le balcon d’un immeuble et que je passe devant un restaurant ou un magasin qui dégage un parfum d’ailleurs, je pense à ma mère qui n’a jamais cessé de rêver à sa belle Italie et à tous ces politiciens qui prêchent l’intégration... mais qui ignorent tout de la réalité.

     Alors, aussi, chaque fois j’entends qu’un homme d’état a flirté avec l’indigne, je ne peux pas m’empêcher de penser à ce fameux militaire égyptien qui a volé son peuple... et à cette terrible phrase dont je ne comprenais pas vraiment le sens: Sale étranger, rentre dans ton pays! Oui, je comprenais pas vraiment le sens de cette phrase car, mon pays, je le connaissais pas, pas encore. Et je me dis: je serai toujours un étranger. Un enfant de nulle part. Le pays de mes rêves est sûrement quelque part ailleurs.   

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  • Mâle dans sa peau (15, à suivre)

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    14
     Onze heures moins le quart. Je suis au vanha hautausmaa. Au vieux cimetière. Assis sur un banc. J’attends... J’aime bien arriver en avance à un rendez-vous. Cela me permet de sentir l’atmosphère du lieu. Le lieu avant les bavardages. Le silence du lieu. Ou sa musique. Tout endroit dégage une certaine musique, sa propre musique. Et ici, c’est la musique de l’au-delà. Mon casse-tête préféré. Y a-t-il une vie après la mort?  Peut-on communiquer avec les morts? Mon grand-père l’aurait faite. Cette expérience paranormale. Et avant de mourir, le vieil homme aurait chuchoté à l’oreille d’un de mes oncles: Si je dois revenir sur terre, alors je préfère renaître idiot. Mon grand-père savait sûrement trop de choses. Dommage, nous nous sommes jamais rencontrés. Je lui aurais posé un tas de questions. Des questions sur le bien, le mal et sur les rêves. Surtout sur mes rêves étranges. Avec des anges et avec Dieu. Avec Dieu, une seule fois... Une nuit, Dieu me remit une table en pierre sur laquelle étaient gravés tous les signes mathématiques plus un. Un signe bizarre. C’était le signe avec lequel l’on pouvait tout résoudre. Et dans mon rêve, à un moment donné, tout devint clair, j’avais tout compris. J’avais en quelque sorte résolu l’équation de l’existence. Mais à mon réveil, ce fameux signe se dissipa dans ma mémoire... à suivre

     Le vanha hautausmaa:

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  • Quelques minutes et l'éternité

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    ... La vie serait alors une parfaite absurdité.

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  • La femme métaphysique

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    Attention! Trop pudiques et trop sérieux s'abstenir...


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