31/01/2014

Mâle dans sa peau (14, à suivre)

 Kiilliky entre.

 - Vous? dis-je.

 - Oui, moi, me répond-t-elle avec un sourire au bout des lèvres.

 Je me sens tout gêné. Je ne sais pas pourquoi. Probablement, le fait de me trouver  seul face à elle, dans une chambre d’hôtel où tout est possible, le meilleur comme le pire.

 - Vous nous quittez déjà? me demande-t-elle, me voyant fouiller dans mes affaires étalées sur le lit.

 - Non, je contrôle si tout est bien là, dis-je d’un air désinvolte, sans doute pour dissiper ma gêne.

 - Vous avez raison, la Finlande n’est plus ce qu’elle était, dit-elle.

 - Ce n’est pas ce que j'ai voulu dire... Au fait que voulez-vous?

 - J’ai un message pour vous.

 - Vous plaisantez?

 - Non, je ne plaisante jamais au travail...

 - Un message? Quel genre de message?

 - Téléphonique.

 - Mais j’ai un portable.

 - Votre portable était peut-être...

 - Impossible, il est toujours allumé.

 - Possible. Mais j’ai tout de même un message à vous transmettre.

 - De la part de qui?

 - D’un homme, il n’a pas voulu laisser son  nom. Il m’a juste demandé de vous dire qu’il vous attendra à onze heures précises au vanha hautausmaa.

 - Où ça?

 - Excusez-moi, au vieux cimetière qui se trouve non loin de la gare... Bonne journée!

 - Idem pour vous... à suivre

17:47 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | | | |

29/01/2014

La liberté d’expression est-elle sous haute surveillance?

  Hier soir à la télévision (RTSR), lors de l’émission Infrarouge que je regarde souvent et avec beaucoup de plaisir, car j’ai l’impression d’assister chaque fois à un match verbal où deux équipes, adverses bien entendu, s’affrontent  sur un sujet d’actualité sans se blesser, je l’espère, et repartent comme elles étaient venues, c’est-dire convaincues de détenir la vérité, j’ai constaté que certains invités se sont permis de juger l’humoriste Dieudonné, que le gouvernement français essayer de le balayer à jamais de la scène artistique par n’importe quel moyen, sur la base de quelques extraits et non pas sur l’intégralité de ses spectacles et j’ai entendu dire que des personnes, des pseudo inspecteurs, allaient l’enregistrer prochainement à Nyon...

 Mais dans quel monde vivons-nous? Les Américains, et sûrement ce ne sont pas les seuls, nous surveillent déjà sur Internet et voilà que certains, au nom de la démocratie et de la survie de l’humanité, se mettront à enregistrer tout spectacle soupçonné de divulguer des messages anti cela ou pro ceci. La liberté d’expression est-elle sous haute surveillance? Le rire commence à me rendre triste!

 Hier soir, Infrarouge m’a permis aussi de me ressouvenir d’une petite anecdote que j’avais lue dans un livre bouddhiste lors d’un voyage dans l’Himalaya...

 Un jour, un homme s’approcha de Bouddha et lui dit avec violence:

 - Tout ce que tu nous racontes, ce ne sont que des foutaises.

 Bouddha ne répondit pas mais sourit.

 Alors, fort étonné de son sourire, l’homme lui demanda:

 - Mais quel type d’homme es-tu donc? Je t’insulte et tu me souris.

 Et Bouddha lui répondit simplement et calmement:
 
 - Si tu fais un cadeau à une personne et cette personne refuse ce cadeau, à qui appartient le cadeau?

 - À moi.

 - Alors, je refuse tes insultes.

  Malheureusement, nous ne sommes pas Bouddha, me diriez-vous. Pourquoi pas? C’est pourtant si simple... Il suffit pour cela  d’être attentif à soi, observer, sans préjugé, sans jugement, ses propres réactions, ses propres pensées... La réponse est en nous et nulle part ailleurs.

 Le racisme! À force de vouloir, à tout bout de champ et à tout prix, anéantir ce monstre qui déchire le monde, ne serait-on pas au contraire en train de le rendre encore plus monstrueux?  Et l’antiraciste, qui s’acharne sur les racistes, ne serait-il pas plus raciste que le raciste?   

12:08 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | | | |

27/01/2014

La Suisse: une mère indigne?

  La Suisse me fait souvent penser à une de ces femmes avec lesquelles l’on n’aimerait coucher qu’une seule nuit grâce à leur beauté voluptueuse et à cause de leur esprit peu rassurant, troublant. Une femme qui se maquille du matin au soir et du soir au matin pour plaire, paraître, être ce qu’elle n’est pas... Une mère indigne qui néglige ses enfants au profit de ses amants.

 Il y a en Suisse de plus en plus de pauvres,  plus d’un demi million, et le nombre de riches croît de jour en jour.

  Cette mère indigne ne cesse de brandir le drapeau de l’économie, pour attirer davantage d’amants, pendant que ses enfants, dans leur ignorance, leur misère multiple, se contentent d’applaudir des héros qui ne leur apportent que l’illusion d’une vie meilleure.

 Ô Seigneur! Faites que cette triste image de mon pays disparaisse à jamais de mon esprit! Car je n’ai malheureusement qu’une seule mère et Vous le savez très bien.

13:02 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer |  Facebook | | | |

24/01/2014

Le vrai communisme n’est pas encore né

  Pendant six mois, j’ai séjourné non loin de la place Moskovskaya à Saint-Pétersbourg, où Lénine, en bronze et non pas en bonze, règne dans un vide quasi absolu. Et chaque fois que je passais devant cette colossale et impressionnante statue, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à un ancien camarade de travail qui, dans sa jeunesse, comme moi, avait caressé la signature du révolutionnaire soviétique, gravée pour l’éternité sur une table de la brasserie Landolt à Genève, et qui me dit un jour:

 - Il paraît que Lénine a failli se faire écraser par le tram 12, à la rue de Carouge...

 Pour ce camarade, Lénine et tous ses copains étaient encore vivants.

 Pour moi, seul le conducteur était vivant. Et l’est encore. Car si son adresse a permis au léninisme de voir le jour et de faire sombrer ainsi le peuple russe dans une longue nuit chargée de terreurs et de crimes, sa maladresse aurait peut-être permis au vrai communisme de naître.

 Le communisme est arrivée aux portes du peuple par la force, la violence... Imposé, mis en place par des intellectuels assoiffés de sang et imbus d’eux-même.

 Le vrai communisme, c’est tout le contraire. Il ne vient pas vers nous, c’est nous qui allons vers lui. Car il transpire de sagesse. C’est la reconnaissance inconditionnelle de l’autre et l’abnégation de soi. C’est le sens du partage et la suppression naturelle des privilèges, des prestiges et, il y va de soi, de la corruption. C’est vivre dans une société nouvelle où il n’y a point de place pour les soi-disant malins: les artistes et les sportifs cupides, les banquiers roublards et les patrons profiteurs. Oui, une société nouvelle, digne, humaine... Malheureusement, le vrai communisme n’est pas encore né. Un jour peut-être? Je l’espère!
 
 - Vous êtes un grand rêveur, me dirait ma concierge. Et elle n’aurait pas tort, la pauvre femme.

16:45 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

23/01/2014

Monastère Alexandre Svirsky

De vieilles pierres, de l'eau et des croyants... Aucun empire ne pourra détruire ce que l'homme a de plus sacré en lui: Dieu ou le rêve tout simplement.

http://svirskoe.ru/fr/alsvirsky/index.php

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21/01/2014

Mâle dans sa peau (13, à suivre)

13
 Je vide mon sac de voyage. Sur le lit de ma chambre d’hôtel. J’y étale toutes mes affaires. Une chemise, deux slips, deux paires de chaussettes, ma trousse de toilette et mon inséparable panoplie, la panoplie du parfait journaliste des temps actuels, selon moi. C’est-à-dire: ordinateur potable, téléphone portable, mini caméscope HD,  calepin et stylo... On frappe à ma porte.

 - Vous pouvez entrer! je crie... à suivre

14:38 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

19/01/2014

Mâle dans sa peau (12, à suivre)

 Un couple entre dans la salle. La femme échange quelques mots avec la réceptionniste. Des mots que je ne comprends pas. Des mots en finnois certainement. Car la femme est aussi blonde que la réceptionniste. Même couleur de cheveux ou même teinture. Attention aux préjugés! Ils naissent souvent à cause de la comparaison. Je compare et je juge. Je juge et je condamne. Et je condamne pour me mettre à l’abri d’un éventuel danger qui mettrais ma vision du monde hors de ma portée. Quelle drôle de machine est notre cervelle!... Je fais signe à la réceptionniste de venir vers moi. Elle s’approche et me demande d’un drôle d’air, inexplicable à mes yeux:

 - De quoi avez-vous besoin encore?

 - De rien, j’aimerais juste vous poser une question, puis-je? dis-je.

 - Si ce n’est pas indiscret, oui.

 - Comment vous appelez-vous?

 La belle Finlandaise sourit en rougissant légèrement et elle me  répond quasi silencieusement:

 - Kyllikki.

 - Kikili?

 - Kyllikki, répète-t-elle sèchement, d’un ton normal... Ça veut dire femme en vieux finnois... à suivre

11:30 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

18/01/2014

François Hollande: comment peut-il gouverner avec trois femmes dans la tête?

  Il y a deux jours, j’ai demandé à Ted Robert, un  ami de plus de trente ans, avec qui je ne partage que très rarement les mêmes idées et qui souffre actuellement d’une maladie mystérieuse: Que penses-tu de l’affaire Hollande-Gayet? C’est du chenit, comment peux-tu gouverner un pays avec trois femmes dans la tête? m’a-t-il répondu avec son léger accent vaudois mais avec sérieux, sans plaisanter, car c’est si rare avec lui.

 En effet, comment peut-on gouverner un pays avec trois femmes dans la tête? En jouant à papa et à maman avec Julie, à cache-cache avec  Valérie et à salut les copains avec Ségolène... Mais comment fait-il ce cher  François? Hollande, c’est sûrement un dieu! Un dieu en France? Impossible dans ce pays où la laïcité règne en maître absolu... 

 Finalement, TR, qui n’est pourtant pas un exemple de sagesse en matière de vie conjugale, a raison de penser que c’est du chenit. Aller à gauche en zigzaguant à droite, faire des enfants en boudant le mariage puis introduire, quasi de force, sans l’avis de toute la population, le mariage pour les personnes de même sexe ou pour tous, c’est plus rassurant surtout pour les chiens et les chats, c’est vraiment du chenit.  À ne rien comprendre. Il faut être Gaulois pour comprendre et accepter tout ça.

 Chenit, en vaudois, veut dire désordre en français.

10:21 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (13) |  Imprimer |  Facebook | | | |

17/01/2014

Pourquoi les patrons voteront sûrement contre l’initiative de l’UDC

  Un patron est un employé qu’aucun patron  ne voulait..., me dit un jour un ami en riant. Cette plaisanterie cache-t-elle une vérité? Honnêtement, je n’ai jamais cherché à le savoir.  Car, dans ma jeunesse, mes expériences professionnelles me suffirent largement pour que me fisse vite une idée sur ce type de personnage.

 Le patron pleurniche et tremble du matin jusqu’au soir et du soir au matin. Car il a peur de tout. Mais il a surtout peur de se trouver au point de départ de sa carrière de chef d'entreprise et de redevenir ou de devenir un simple employé, un chômeur ou un assisté social. Alors pour empêcher que cela n’arrive, il fait des réserves. Il accumule. Argent! Or! Bijoux! Tableaux! Voitures! Châteaux! Et Dieu sait quoi encore! Il accumule pour assurer son avenir et celui de sa famille. Rarement pour son entreprise et ses employés. Mais comment fait-il pour arriver à accumuler autant de richesses? Eh bien, c’est très simple, il paye mal ses employés. Disons, pour être poli, il les paye selon des tarifs établis par l’état ou les syndicaux. Selon une philosophie, une morale admise par la plupart des élus du peuple. Et pour se protéger contre toute éventuelle attaque, il ne cesse de pleurnicher et il ne se gêne pas de divulguer de fausses informations chargées de craintes et de menaces.

 Certains diront que j’exagère. Peut-être ou certainement. Car je suis un romancier, un poète, un rêveur. Un romancier qui n’a pas de patron grâce à Internet où tout le monde  peut être aujourd’hui son propre patron.

 Pour en finir avec cet étrange personnage, je dirais que le patron adore les faibles d'esprit, les peureux et les nécessiteux. Ceux qui rêvent, comme lui, d’un pays ouvert au monde, aux salauds comme aux braves, et ouvert surtout aux futurs exploités. Où le choix est sans limite!

 Venez à moi les petits enfants, les bonbons sont gratuits aujourd’hui! Aujourd’hui seulement. Car demain, il faudra travailler dur pour trouver un travail gratifiant et un logement confortable.

12:20 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer |  Facebook | | | |

15/01/2014

François Hollande se tâtonne

  Le linge sale se lave en famille, dit-on. À l’abri des curieux et des mauvaises langues. Mais quand il est propre, il flotte sur le toit de la maison ou dans le jardin. Exposé au regard de tous. Des curieux comme de ceux que l’on  cherche à séduire.

 Quand un homme aime sa femme, et forcément fier d’elle, il se fait un plaisir fou en la présentant, en la montrant à ses amis, ses collègues de travail, ses voisins... Et au public lorsqu’on est un homme public. Voir Barack Obama, Didier Burkhalter et les autres. Mais quand il est à deux doigts de la balancer par la fenêtre, ou presque, il déclare avec froideur ou indifférence: Nous passons une période douloureuse.

 Nous passons une période douloureuse! Cette phrase est inquiétante. Que cache-t-elle? Un nous qui n’est pas forcément un nous mais sûrement un elle qui souffre. Qui souffre et qui est à l’hôpital. Cette phrase cache aussi une hésitation, un tâtonnement. Le président français se tâtonne. Qui vais-je choisir pour montrer à l'oncle Sam que suis un homme comme les autres? Un vrai. Fier de sa femme, de sa compagne. La vieille ou la jeune? Pardon, l’ancienne ou la nouvelle? Valérie ou Julie?

 Quand on plane dans l'incertitude, on dit toujours: On verra ça demain... Mais quand on ne plane pas et que l’on a les pieds bien sur terre, il est facile et humain de dire: Voici la vérité, la réalité... Je me suis égaré, j’aime Valérie. Ou: C’est Julie, la femme de ma vie, maintenant.

 Mais voilà! François Hollande n’est pas un humain comme les autres, c’est le président de la république française. Le président des Français et le coq des Françaises.    

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14/01/2014

Mâle dans sa peau (11, à suivre)

Après avoir tourné trois fois autour du buffet, choisi finalement une brioche au cumin et deux petites saucisses... dévoré tout cela avec délectation et avalé jusqu’à la dernière goutte, la meilleure car la plus sucrée, le café au lait, je dis à la réceptionniste:

 - J’ai l’impression que vous savez beaucoup de choses sur moi.

 - Trop de choses, corrige-t-elle.

 Puis la belle Finlandaise, s’approche de ma table, se penche vers moi, me regarde droit dans les yeux et me dit avec discrétion:

 - À votre place, si j’étais journaliste, je me méfierais des réseaux sociaux... Vous vous dévoilez trop.

 - Je comprends tout maintenant, dis-je... Mais c’est une question de transparence.

 - Transparence! Votre transparence n’est qu’une mise à nu de votre personnalité... À force de jouer à ce jeu-là, on finit par savoir tout sur vous. De quoi vous avez besoin. De quoi vous êtes capable. Vous devenez une personne intéressante pour la société, une proie pour le système. Pour les autorités et les criminels. Facilement mesurable. Facilement violable... à suivre

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12/01/2014

La Suisse est un pays de montagnards

  La Suisse est un pays de montagnards. Il y va de soi... la mer est si loin. Si lointaine. Si absente. Bien sûr, il y a quelques marins, de remarquables navigateurs. Mais ces artistes des hautes vagues, qui ont pu s’échapper du filet de leurs ancêtres, ne font des vagues dans la presse que lorsqu'ils gagnent une course ou lorsqu'ils font chavirer leur bateau.  Car la mer, ce n’est pas la terre, la montagne. La terre est sacrée pour un Helvète. Elle est là, présente. Sous ses bottes. Sous ses pieds. Dans ses mains. Dans son coeur. La terre, c’est solide. C’est du solide. Et la montagne a été dessinée une fois pour toutes par Dieu. Ou presque. Ce n’est pas comme la mer où les vagues vont et viennent, où rien n’est stable... C’est normal, l’Helvète est un montagnard qui adore sa montagne!

 Je me souviens quand je suis arrivé en Suisse, mon pays d’origine (mon grand-père avait émigré en Afrique), fuyant ainsi avec mes parents la terreur, à l’âge de onze ans, mes nouveaux camarades d’école, des enfants bien nourris, me regardaient souvent avec des yeux méfiants et me demandaient:

 - Comment tu étais habillé là-bas? Tu mangeais tous les jours des bananes?

 - Presque... mais des goyaves aussi, je leur répondais.

 - Des goyaves? C’est quoi ça?

 Bien sûr, ils ne pouvaient pas connaître ça. Mais quand ils commencèrent à descendre de leur montagne, ils découvrirent la vallée et encore des vallées sublimes où il fait bon vivre, la mer, les océans, la goyave et une infinité de fruits. Et petit à petit, ils changèrent, ils se transformèrent, ils devinrent des citadins ouverts au monde. Mais! Ils gardèrent leur force et leur mentalité ancestrales. Car la montagne, la terre c’est du solide. Ça reste sur place. Pas comme l’eau qui va, qui vient et qui s’évapore.

 C’est sans doute pour cela que les héros suisses, nos chers élus de l’année, sont la plupart du temps des sportifs. De performants sportifs qui ne cessent de caresser la terre ou les montagnes.

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Mâle dans sa peau (10, à suivre)

  Réfléchissez! Avec quelle autorité! Serait-elle lesbienne? Un homme dans un corps de femme. Ou une femme qui n’est guère attirée par l’homme, tout simplement. Je n’ai rien contre ce genre de personne. Au contraire, la lesbienne m’intrigue, me fascine. Depuis le jour où j’ai vu, pour la première fois de ma vie, deux très belles jeunes filles s’embrasser avec tendresse et volupté. Quel choc pour mes yeux! Pour mon âme. J’étais comme chassé par une force mystérieuse d’un jardin d’enfants pour adultes. Chassé, irrité, déstabilisé et en même temps attiré. Je voulais participer à leur jeu, à leurs caresses, à leurs souffles, à leurs battements de coeur. Je voulais mais je ne pouvais pas. Cette force mystérieuse m’en empêchait. J’étais exclu. J’étais de trop. Je n’étais rien... Et si j’avais osé franchir le pas? Participer de gré ou de force à leur fête. Je ne serais peut-être pas là à penser au passé. À cette histoire ratée. Raté pour moi seulement. Car dans le regard de ces deux jeunes filles, j’ai vu l’amour. La tendresse et le désir d’un être pour un autre être. Au-delà du corps et de tout sexe...

 - Il y a quelque chose qui ne va pas? me demande la réceptionniste.

 - Non, tout va bien, pourquoi? dis-je.

 - Vous semblez inquiet.

 - Rêveur peut-être mais pas inquiet... à suivre

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10/01/2014

Le vallsisme, c’est comme le fascisme...

  Et dire que j’ai aimé la France socialiste! Proche du peuple et des libertés intellectuelles. Comme j’étais naïf! Un grand naïf qui croyais à la liberté de la presse et des spectacles garantie par l’état. Un état sensible à la morale de l’intelligence. Tout allait à merveille, dans le bon sens, ou presque, et voici que le vallsisme entre en scène avec rage et hystérie et, en s’appropriant tous les plus hauts pouvoirs, il se met à interdire les spectacles dits racistes...


 Regardons les choses bien en face et soyons honnêtes! Le racisme est partout. Dans la rue. À l'école. Dans les entreprises. À la maison... On crache, à longueur de journée, contre les noirs, les blancs, les Arabes, les musulmans, les Juifs, les chrétiens, les homos...


 Le racisme est une gigantesque blessure sociale créée par l’injustice et le mépris de l’autre. Une blessure qui ne disparaîtra jamais par la force policière, ni par une éducation forcée, mais par la compréhension et une mise en place d’une parfaite justice sociale. Un travail colossal!


 Le vallsisme (j’ai envie de dire le vallsirisme), c’est comme le fascisme, il cherche à étouffer celui qui n’adhère pas à ses idées, à ses pensées. Une mise à néant de l’autre.


 Quelle folie, quelle force démoniaque faut-il avoir dans son âme pour tant désirer interdire des spectacles, des cercles d’amis, des réunions de famille... dans les théâtres, les maisons et les jardins privés! 

14:36 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Jardin secret (3, fin)

25
 De plus en plus nue, je m’habille de tes tendres baisers comme enveloppé par une divinité protectrice.

26
 Le jour où tu auras le courage de mes courages, tu récolteras dans le silence le fruit de mille ans de rêves et de désirs.

27
 On reconnaît le véritable poète non pas par ses beaux discours mais par ses réalisations jugées souvent d’incroyables par l’homme de la rue.

28
 Un terre vierge de toute création vient de surgir du fond des âges. Bénie du Ciel et des anges. Faisons en sorte qu’elle se transforme, par nos communes semailles, en un doux jardin. Afin que la si promise lumière puisse enfin percer l’ombre de nos doutes.

29
 Je suis enfin ce grain de sable que j’ai tant désiré être. Malheureusement, jamais je ne me suis senti aussi lourd de poussière et de cendre moisies et aussi écartés de mes tendres espérances.

30
 Pourquoi moi, Ciel? L’herbe, sous mes pieds, me chatouille d’ivresse et de certitude quand je m’élève à peine vers toi. Mais la chute est longue et douloureuse quand je retourne légitimement vers ma terre mère.

31
 Le jour où tes pieds nus décideront de réchauffer mes silences et mes absences, mon jardin adoré te dévoilera tous ses secrets.

32
 Près d’une maison aux fenêtres secrètes et aux murs pigmentés par deux siècles de vent, une femme et un homme, les yeux humides, l’âme déchirée, se retrouvèrent... attirés l’un par l’autre, comme propulsés aux sources d’une lointaine promesse. Et subitement les anges se mirent à effacer insultes et misères.

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09/01/2014

Jardin secret (2, à suivre)

6
 Quand les anges se décideront à te parler d’amour, ferme les fenêtres et les portes de ta demeure. Avant que les esprits malins ne viennent créer la confusion. Car les premiers sont là pour construire, les seconds pour détruire.

7
 Une gifle au coeur nous secoue, nous réveille... et nous nous trouvons vite dans une réalité chargée de murs où il n’y a point de place pour les anges.

8
 Si ton jardin ne ressemble guère au mien, alors ferme les yeux, l’instant d’un effacement, mais ne crache pas sur ce qu’il y a de plus noble en moi. Car si l’amour pardonne, les anges condamnent.

9
 Un amour sans rêves est un amour condamné d’avance.

10
 Et pourtant, il est si simple et si merveilleux de se laisser guider par les anges.

11
 Anges! Pourquoi m’avez-vous abandonné?

12
 Hier est mort avec ses joies et ses tristesses. Aujourd’hui est un jour à découvrir.

13
 Après la tempête, la mer à tous nous délivre ses plus grands secrets. Le soleil rayonne dans un ciel limpide. Les anges se remettent au travail. L’existence nous parfume de sa tendresse infinie. Et la femme tant aimée et désirée est partout.

14
 Je te demande pardon pour avoir transbahuté deci delà tant de pensées contradictoires, aussi lourdes que le fardeau de mon ignorance. J’étais victime de la peur.

15
 Allons ensemble au champ des anges récolter les douceurs du moment! On nous y attend sûrement.

16
 Si j’étais simple et silencieux, mon amour pour toi se serait endormi dans le jardin de mon enfance. Mais, étant de feu et de désir, mon amour pour toi se révolte contre les interdits et les obstacles.

17
 L’amour a ses obstacles. La médiocrité ses spectacles.

18
 Que fait la chair sans l’esprit et l’esprit sans la chair? Les morts et le fantômes en savent quelque chose.

19
 En ton temple rayonnera la lumière. Et ton sein allaitera le jardin de nos joies sublimes.

20
 Dieu créa la femme, l’homme l’épouse. Et toutes nos misérables pensées viennent de là.

21
 Ils se sont unis pour le pire et le meilleur. Nous, nous ne pouvons nous unir que pour le meilleur. Jour après jour et à l’abri de tout regard.

22
 Chargés de promesses et de serments, nous ne pouvons pas entrer dans ce jardin où ne cessent de naître des fleurs nouvelles.

23
 Tendresse! C’est incroyable comme tu lui ressemble. Même parfum, mêmes bercements.

24
 Subtile et sublime, tu ne peux que me conduire aux portes du merveilleux... à suivre

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08/01/2014

Jardin secret (1, à suivre)

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 L’amour, une couronne d’épines et de lauriers.

2
 On n’entre pas dans le royaume des anges la tête vide et les mains propres, on y entre souvent abattu comme un chien.

3
 Quelques secondes passées près de toi, les yeux dans le yeux, me suffisent pour apaiser ma fureur de vivre.

4
 Dans mon jardin secret, une petite fille nous attend. Elle a soif de lumière. Elle a soif de nos mains. Elle a soif de ton lait.

5
 Tu es née dans mon jardin
 À l’aube de mes ultimes passions
 Pour l’art et les êtres à venir
 À l’aube d’une ère nouvelle
 Où les anges du silence
 Me dictent ma conduite
 Tu es née dans mon jardin
 Où rêves et horizons
 Se partagent le même destin
 Où fables et légendes
 Ont cessé tout combat... à suivre

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06/01/2014

Mâle dans sa peau (9, à suivre)

11
 La jeunesse ne dure que quelques printemps. Tandis que la vieillesse s’allonge d’hiver en hiver. Seul l’enfance échappe au temps.

12
 Six heures du matin. Je me réveille. Mon réveil est dans ma tête. Il fonctionne à merveille. Rarement, il m’a fait fait faux bond. L’homme inventa la machine parce que la machine était en lui. Tout est en nous. Tous les secrets de l’existence. Rien n’est ailleurs. Le bien comme le mal. La richesse comme la pauvreté. Je me rase et je m’habille rapidement car j’ai hâte de prendre mon petit déjeuner... Je m'installe à une table près d’une fenêtre. La réceptionniste de hier soir s’approche de moi et me demande, toute souriante:

 - Vous avez bien dormi?

 - Comme un pape, je réponds.

 - Thé, café ou chocolat chaud?

 - Mais vous faites tout ici, ma parole!

 - Oui, c’est vrai... vous préférez le café au lait.

 - Comment le savez-vous?

 -Mystère! me répond-t-elle et elle s’éloigne.

 Dieu créa la femme en premier. Pour peupler la terre. Puis, craignant que cet être presque parfait ne s'approprie tous les pouvoirs de la création, il créa l’homme avec la complicité du diable... Une femme et deux hommes, des touristes sans doute, tournent autour du buffet. Ils remplissent leur assiette. Il y a des fruits, du fromage, de la charcuterie, de petites saucisses, du beurre, de la confitures, des yaourts, des oeufs durs, des brioches, du pain... La réceptionniste réapparaît avec une grande tasse de café au lait et un verre d’eau.

 - Je vois que vous ne vous êtes pas encore servi, me dit-elle en posant le tout sur ma table.

 - Non, pas encore, dis-je... Il y a tellement de bonnes choses que j’ai de la peine à me décider. Au fait, comment avez-vous deviné?

 - Deviné quoi?

 - Le verre d’eau.
 
 - Réfléchissez!... à suivre

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05/01/2014

Dieu créa la femme en premier

Dieu créa la femme en premier...

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04/01/2014

Mâle dans sa peau (8, à suivre)

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 Je pose mon sac de voyage sur le porte-valise et je jette machinalement un coup d’oeil tout autour de moi. La chambre est correcte. Rien à dire, rien à critiquer. Les Scandinaves sont propres et ordonnés. Pourquoi les gens du nord ont le sens de l’ordre et de la propreté et ceux du sud ne l’ont pas? Dans le sud, on balance souvent sans vergogne les ordures par la fenêtre. La  rue ne m’appartient pas, alors je m’en fous! L’autre est-il si mal considéré ou pas considéré du tout? N’est-ce qu’une simple question d’ éducation? De culture? Trop fatigué pour continuer de raisonner, je m’allonge sur le lit et je m’endors... à suivre

10:55 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |