19/11/2013

L'étrange aventure de Chocolat Olé (4, à suivre)

5
 Olé a toujours rêvé de devenir un grand peintre. Reconnu par ses concitoyens. Les sensibles aux oeuvres picturales, au moins. Et surtout au-delà des frontières de son pays. Où, heureusement, l’art n’est pas considéré comme quelque chose de secondaire, de paranormal, de non nécessaire comme en Helvétie. Malheureusement, quand il s’agit de soutien financier, le monde est monde partout. Et la peinture coûte chère. Coûte les yeux de la tête. Surtout la peinture oléienne qui nécessite toute une architecture pour le support de la toile. Un toile gigantesque de plusieurs mètres d’envergure. Et recouverte d’une épaisse couche de peinture. A pâte molle pendant l’accouchement sémantique ou les accouchements sémiotiques. Et à pâte dure au moment de l’exposition. Alors, faute de moyens, Olé s’est contenté jusqu’à aujourd’hui de produire de minuscules tableaux. Non, excusez-moi, ce n’est pas vrai, il y a une dizaine d’années de cela, Olé avait réalisé une gigantesque toile de plusieurs mètres d’envergure et recouverte d’une épaisse couche de peinture à pâte molle puis à pâte dure. Mais l’oeuvre en question s’est désintégrée dans l’esprit du public. Alors... Oui, Olé se contente aujourd’hui d’étendre son art sur de minuscules surfaces toilées. Mais jusqu’à quand? Va-t-il un jour exploser? Se révolter contre cette injustice sociale? Car il s’agit bien d’une injustice sociale. Il fallait s’y attendre. Au pays de Guillaume Tell les pommes sont très nombreuses mais rarement très juteuses. Olé se révoltera sûrement. Peut-être même dans ce récit. Ou par. Ou à travers. Je laisse la voie libre à toute éventualité... à suivre

07:32 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.