18/08/2013

Schiberen (1, à suivre)

 1
 Je suis sur la terrasse de ma maison mobile. A Martigny. En Valais. Je viens d’acheter un stylo. Nouveau stylo, nouvelle aventure. C’est ma devise. J’espère que le mot est juste. Aucune importance. L’important, c’est d’écrire sans trop réfléchir. C’est-à-dire: sans trop se demander si ce que l’on vient d’écrire est vrai ou faux, plausible ou invraisemblable. Car, quoi que l’on dise ou quoi que l’on fasse sur cette terre, il y aura toujours quelqu’un pour critiquer, dénigrer ou prouver le contraire. Je dirais donc: l’homme n’aime pas l’homme. Mais il adore ou admire celui qui le rassure et déteste celui qui le déstabilise. Pourtant, le doute est nécessaire pour se mettre en question. Comme la reconnaissance d’une erreur, d’ailleurs. C’est pourquoi, j’essaye de n’adorer et de ne détester personne. En attendant Dieu...

2
 Que vient faire ici celui-ci? dirait ma concierge. Rien pour l’instant, je lui répondrais. Mais un jour, il sera la réponse à toutes les questions, à toutes nos questions. Existentielles et scientifiques. Un jour? Quand?

3
 Répondre à cette question, c’est se prendre  pour Dieu. Ou l’un de ses prophètes. Et je n’ai nullement l’âme d’un tel individu. Bien que dans mon enfance et ma fraîche jeunesse, le hasard a voulu que je flirte avec des messagers venus d’ailleurs... à suivre

19:59 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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