12/06/2013

Ombres naïves (8, à suivre)

 Dans un parc, assis sur un banc, j’étais en train d’écrire un poème quand subitement une jeune femme, qui semblait chercher quelque chose, s’approcha de moi.

 - Vous n'avez pas vu mon rex? me demanda-t-elle.

 - Votre rex? fis-je tout étonné.

 - Oui, mon chien.

 - Non, je n'ai vu personne.

 - Vous venez juste d'arriver? Il y a longtemps que vous êtes là?

 - Une demi-heure, une heure peut-être...

 - Pourtant, je suis persuadée qu'il a pris ce chemin.

 - J’étais sûrement trop concentré sur...

 - Je vous ai peut-être dérangé ?

 - Non, ça ne fait rien, ça n’a aucune importance.

 - J’aime mieux ça.
 
 Elle regarda autour d’elle puis elle me demanda:

 - Ça ne vous fait rien si je l’attends ici?

 - Ça ne m' appartient pas, répondis-je.
 
 - C'est que je n'aime pas déranger les gens, me dit-elle et elle s’assit à côté de moi.
 
 Après quelques secondes, elle me dit:

 - Je m’appelle Eva et vous?

 - Jean, répondis-je, un peu gêné.

 - Mais vous étiez en train d’écrire, je crois.

 - Oui, pas grand-chose, un poème dans le froid.

 - Vous avez froid? Vous n’êtes pas malade?

 - Je ne crois pas,  j’ai juste un peu froid.

 Eva se leva aussitôt et me dit:

 - Venez, je vais vous faire quelque chose de chaud, j'habite juste à côté. Venez! Je n'ai jamais mangé personne. Vous allez pouvoir finir votre poème au chaud.

 - Et votre chien? demandai-je.

 - Il connaît le chemin, me répondit-elle avec un sourire au bout des lèvres.
 
 Je compris alors que rex n’était autre qu’un prétexte... à suivre

08:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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