29/04/2013

Entre l'aube et l'aurore (15, à suivre)

 Le lendemain matin, Jan se leva plus tard que d’habitude.

 Jan avait tout de même de la chance d’avoir épousé une femme qui savait respecter 1e sommeil d’autrui et qui ne s’était jamais permise de réveiller son mari, ni même pas pour lui annoncer une importante bonne ou mauvaise nouvelle.

 Il se leva donc du lit, s’habilla en sifflotant, fit ses quatre commodités puis il se dirigea vers la salle de séjour.

 - Tu es là? fit-il en s’adressant à sa femme.
 
 Madame Jansen s’était absentée...

 - Tu es là? répéta Jan, en haussant la voix.

 En s' approchant de la table à manger, il aperçut, appuyé contre le plat de fruits, une une feuille de papier pliée en quatre.

 - Qu’est-ce que c’est encore ça? murmura-t-il.

 Puis, après quelques secondes d' hésitation, il prit la feuille de papier dans ses mains, la déplia et lu:
 
 Un dénommé Ackermann a téléphoné hier soir, il te rappellera dans la matinée. Je suis chez Nel. Je t’embrasse.

 - Ackermann ? murmura Jan, en relisant la notice.

 Qui cela peut-il bien bien être? se demanda-t-il. Je ne connais personne de ce nom-là... Ackermann?... Ackermann?...  Ça doit être ce salopard, ce soi-disant camarade de guerre, ce fumier de sergent. Oui, ça ne peut être que lui. Lui ou quelqu’un d’autre...

 Jan jeta la feuille de papier sur la table.

 Il prit une pomme du plat de fruits et la croqua.

 Ah, cette manie de ne jamais réveiller quelqu’un! se dit-il en pensant à sa femme.

 Et, brusquement, il balança avec rage le restant de la pomme à travers la pièce.

 Une heure plus tard le téléphone sonna.

 Jan se précipita sur l’appareil et décrocha. Le dénommé Ackermann était au bout du fil.

 Jan avait vu juste. C'était bel et bien le fameux sergent... à suivre

08:55 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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