30/03/2013

Mise au point-virgule (2, à suivre)

 Plongée dans les eaux tièdes et sulfureuses de la politique. La problématique est colossale. Les étiquettes idéologiques, teintées au goût du jour, camouflent une faune étrange d'individus qui ont pour principal objectif posséder le pouvoir ou le maintenir. Le reste vient après. L'essentiel est secondaire. D'après eux! Êtres qui savourent les applaudissements de leurs admirateurs en gonflant à fond leurs poumons. Êtres qui ignorent totalement l'antique esprit chevaleresque. Êtres aux discours pleins de promesses. Des promesses qui s'évanouissent au premier contact de la réalité. Où est-il ce héros qui après avoir réalisé son oeuvre, s'est éloigné discrètement de la scène sans tambours ni trompettes? Où est-il ce véritable héros dont le coeur bouillonne de sincérité? En pleine brousse, en plein désert, en plein «je-ne-sais-quoi-encore»? Cette perle rare est introuvable. La société politisée n'en veut pas. Elle préfère le fou que l'on peut manipuler au sage que l'on ne peut pas palper. Elle préfère le désordre qui rapporte à l'ordre qui ne rapporte pas. La misère spéculable au bien-être sans faille. Le scandale au silence. La matière à l'esprit. Elle préfère multiplier des lois que de promouvoir le bon sens, le respect de l'autre, l'amour. La société politisée est un échec. Les guerres en sont la fâcheuse résultante;...

 Petite remontée en surface. Le ciel offre un espace infini au voyageur qui souhaite se détacher des misères terrestres. Il y a sûrement un ailleurs paradisiaque. Il y a sûrement une société idéale quelque part dans les airs, quelque part dans notre âme. Découvre celui qui s'adonne à fond à la recherche. A mon humble avis, le point de départ pour ce nouvel état social doit être d'ordre philosophique. Au sens singulier du terme. Sans garnitures ni singeries intellectuelles. L'éducation a son rôle à jouer. Nous devons donc effacer de notre conscience toute idée préfabriquée, conditionnée par la peur, cette vieille peur ancrée dans nos cellules depuis notre époque préhistorique, si nous voulons bâtir un merveilleux incomparable. Et nous le voulons tous. En tout cas tous ceux qui ont pris conscience du danger qui nous attend. Car le danger est bien réel et bien proche. Ne souriez pas. Et puis non, souriez, criez, chantez et oubliez toute prophétie gravée, imprimée sur le papier. Écoutez le chant de votre âme. Lui seul vous apportera la bonne réponse. Si question il y a, bien entendu;...

 Je redescends de mon nuage rose. Le solide a une composition et une allure trop rigides, trop fades pour que l'on puisse y découvrir les essences primaires de la vie. Alors, je replonge dans le fluide. Je remonte donc dans le temps. L'erreur première est que je suis un poète à cheval entre l'art et la science. Mes textes ont ainsi un double parfum qui désoriente peut-être le lecteur spécialisé (soit dans le domaine artistico-littéraire, soit dans le domaine scientifico-didactique). Je vous demande pardon. Bien sûr, je pourrais faire un effort. C'est fort possible mais ma démarche serait alors maladroite, non spontanée. De ce fait contraire à ma philosophie. Et je risquerais de passer à côté de ma propre vérité. Vous comprenez? Oui? Je préfère le non au oui;...

 A défaut de tubes de couleur et de spatules (car j'aime la peinture qui a du relief), je peins avec des mots et leur musicalité. Je fabrique ainsi un poème. Le premier élément audiovisuel. La poésie est née par l'homme mais disparaîtra après lui. Car elle est l'unique et véritable témoin de sa folie et de sa sagesse. Implicitement fidèle. C'est-à-dire: un témoin rusé, discret, qui dévoile (à celui qui insiste) le crime par la rime. Elle est également le miroir parfait de sa médiocrité ou de sa subtilité (aussi bien celle du lecteur que celle de l'auteur). On aime les poèmes qui nous ressemblent (le naïf aimera les poèmes naïfs, le tordu les poèmes tordus, le grossier les poèmes grossiers etc.). Ô poésie! Ô poésies! Remède, elle cicatrise temporairement les blessures du poète amoureux. Drogue, elle enflamme les coeurs sensibles. Personnalisée, elle finit par pâlir au soleil. Au même titre que le papier. Reconnue, elle est scolarisée et finit par devenir folklorique. Son accouchement est poétique. Sa structure est politique. Sa lecture est poétique. Poétiquement poétique, la poésie ne réclame que des poètes;...

 Le mot a une origine sémantique esthétique née d'un barbarisme sémiotique. Le premier homme parlant a (dû) craché ses premières pensées avec sang et violence. Puis de ce sang et de cette violence, il a essayé de reproduire avec des gestes et des sons le déjà-vécu. La pensée naviguait déjà dans le passé. Et le présent était en pleine gestation. Pour «expliquer» sa douleur, l'homme s'est imaginé dans le passé. Ce qui devait être à l'image du vrai était imitation... donc tricherie. Ce désir d'explication était un désir d'harmonisation. Un désir de faire revivre une situation vécue à ses semblables tout en les protégeant d'un éventuel danger. Car c'est la peur qui a engendré la pensée. La pensée est toujours craintive. Elle cherche toujours refuge dans l'explication, c'est-à-dire dans le terminé, le non-actif, le non-troublant. L'homme parlant en voie à la parole avait un choix à faire et il a choisi donc la voie de la tricherie, pour sa survie dans le groupe. Il a ainsi gommé l'information. Il lui a donné un relief moins violent. Ce qui vient à dire plus harmonieux. Il a ainsi agi en esthéticien malgré lui;... à suivre

08:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

@Hank Vogel,votre texte ressemble à mes réflexion matinales orientant mon esprit vers les effets secondaires et pervers liés aux changements d'horaire.Depuis les pervers ont pris le pouvoir grâce aux images et textes,ils seront seuls à gouter aux bénéfices engendrés par leurs peurs irrationnelles mais porteuses de milliards dépensés par le citoyen et pour rien juste pour satisfaire à leur égo de maniaks en tous genres ,atteint d'un degré de perversité comme jamais depuis la fin du 3me Reich et n'ayant rien à lui envier.Eux aussi devront descendre de leur joli nuage rose!
Très belle fêtes de Paques pour Vous Monsieur

Écrit par : lovsmeralda | 31/03/2013

Joyeuses fêtes de Pâques à vous aussi, chère Madame.

Écrit par : Hank Vogel | 31/03/2013

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