25/03/2013

L'odyssée d'un rêveur (21, à suivre)

 - Une odeur de mort plane au-dessus de l'avion.

 - Vous avez rêvé ça?

 - Non, d’horloges et d’horloger. Il est temps que je parte pour la Jordanie, commissaire. Avant qu'il ne soit trop tard pour Iris. Il faut m'obtenir un visa et un billet d’avion.

 - Pour le visa, je me suis déjà renseigné, on vous le donnera à l’arrivée à condition que votre passeport ne soit pas échu. Pour le billet d'avion, c'est plus compliqué.

 - Je comprends, on ne me prends pas au sérieux.

 - Vous vous trompez, j’ai totalement confiance en vous.

 - Vous peut-être, mais pas les autres.

 - Il y a peu peu de ça. Et puis si le temps presse,  je préfère vous rembourser vos frais à votre retour. Question d'administration.

 - Et dans un cas très très urgent, comment faites-vous?

 Le commissaire sort son portefeuille de son veston, l’ouvre et en sort cinq billets de cent francs.

 - Tenez, me dit-il, c’est une avance, de ma propre poche.

 - Non merci, dis-je, on fera les comptes à mon retour.

 - C’est tout ce que je peux faire pour l'instant, me déclare-t-il, car l'administration est une affaire qui ne fonctionne bien que lorsque toutes les têtes grises ont les mêmes idées. Vous voyez ce que je veux dire?

 - Parfaitement. Mais qu'est-ce que vous auriez fait si je n’avais pas un centime?

 Le commissaire ne sait quoi répondre.

 - Aucune importance, dis-je en souriant. Toute société a ses faiblesses. Même si des milliers d’hommes comme vous luttaient pour le bien-être de tous.

 Puis je demande au commissaire:

 - Vous n'avez pas rédigé de rapport sur nos dernières conversations?

 - Un très vague rapport. Sans aucune précision, aucune décision.

 - Personne ne doit être au courant de mon voyage pour la Jordanie, dis-je fermement. Je vous le dis pour la deuxième fois, il y a peut-être un traître parmi les têtes grises ou au sein même de la police.

 Le commissaire paraît pensif.

 - Vous me prenez pour un fou, dis-je, n’est-ce pas?

 - Pas du tout. Je pense à quelqu'un. Un jour vous le saurez, peut-être. Pour l'instant occupons nous de votre voyage, me dit-il en se levant énergiquement... à suivre

08:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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