12/03/2013

L'odyssée d'un rêveur (8, à suivre)

 Un grand portail s'ouvre devant moi. Et je me trouve face à une foule silencieuse, brandissant des pancartes sur lesquelles sont inscrits des slogans tels que “Liberté d'abord” ou “À mort les bourreaux” ou encore “La justice doit être la même pour tout le monde”.

 Un homme se détache de celle-là et me dit:

 - L'honnêteté et la franchise mènent de nos jours l'homme de la rue à sa perte.

 - Et vos pancartes alors? dis-je.

 - Le peuple est avec vous.

 - Mais les pancartes?

 - Ne cherchez pas à comprendre. Pour l'instant, si vous voulez vous en sortir, brouillez les pistes.

 - Quelles pistes?

 - N'importe lesquelles.

 - Mais qui me garantit votre sincérité?

 - Tout de même! Ils vous ont déjà déformé à ce point-là?

 - J’ignore de qui et de quoi vous voulez parler.

 - De ceux qui font la pluie et le beau temps. Cachés derrière les murailles de la politique et soutenus par un cercle d’amis malgré eux car liés par des secrets pouvant mettre leur propre vie en danger, ils guettent vos faits et gestes dans l’espoir de trouver un parfait bouc-émissaire... j'ai l'impression que ça ne vous intéresse pas.

 - Au contraire, continuez, je vous en prie.

 - Soit! Pour blanchir un drapeau souvent souillé par celui qui le porte, une fois pris au piège, ils n'hésitent pas à vous coller une étiquette disant...

 - Disant?

 - Disant que vous êtes l'auteur de la souillure.

 - Mais pourquoi?

 - Un moyen radical pour se laver les mains. Une des grandes méthodes des ingrats.

 - Mais c'est injuste!

 - Je n'ai jamais dit le contraire. C'est pourquoi, mon cher ami, soyez prudent car chacun de vos mérites pourrait se retourner contre vous.

 Puis tout d'un coup, je me retrouve nu dans une pièce semblable à celle où White m’a interrogé. Porte blindée et pas de fenêtre.

 La porte s'ouvre et Miss Johns entre en costume de bain.

 Je cache aussitôt mon sexe.

 Elle s'approche de moi et me dit:

 - Si je me donne à vous, vous me direz toute la vérité?

 - Vous parlez le français maintenant? je lui demande tout surpris.

 - Ma mère est Française.

 - Alors pourquoi cette comédie devant White?

 - Répondez-moi. L'amour ou la mort?

 Je ne réponds pas.

 Alors Miss Johns me saute au cou et me dévore de baisers... à suivre

08:00 Écrit par Hank Vogel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Imprimer |  Facebook | | | |

Commentaires

Bravo et félicitation pour cet article, ça fait plaisir de voir des choses comme celles-ci. C'est vraiment enrichissant

Écrit par : Robe Lingerie | 13/03/2013

Une excellente lecture.

Écrit par : conceptions graphiques | 21/03/2013

Je tenais à faire remarquer par cet avis personnel que je suis ravi de la teneur de ce site. Merci beaucoup, on n'en trouve que rarement

Écrit par : conceptions graphiques | 21/03/2013

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