03/09/2010

Lettre de Russie

Eglise.jpg

Ils vont, ils viennent
Comme des lions en cage
Dompteur, où es-tu ?

Elles courent, elles courent
Les rues
Rêvant à des tapis volants

Ils boivent, ils boivent
Leur misère
Et crachent leurs rêves

Russie !
Serais-tu trop belle
Sans tes crottes ?

Lénine est mort
Une deuxième fois
Remplacé par la foi

Les églises sont splendides
Rouges ou bleues
Jamais translucides

Formules et formulaires
Ont mathématisé l’homme
Limitant sa vision du vide

Vision du vide ?
Les frontières invisibles
N’irritent que les aveugles

***

BABOUCHKA

Je suis la mère
De ta mère
Je suis l’eau

Le lait de ta mère
Coule dans ton sang
Je coule dans tes yeux

Regarde avec tes oreilles
Ecoute avec tes yeux
Et tu seras poète

Le monde t’attend
En silence
Avec ses silences

Morts et vivants
Joies et peines
Oiseaux de passage

Ecoute-moi, regarde-moi
Je suis ta babouchka
Je suis ton drapeau

Babouchka
Tes larmes, même sèches
Rendent jalouse la Néva


A Glèbe Babachka, Saint-Pétersbourg, Hank Vogel

17:02 Écrit par Hank Vogel dans Air du temps | Tags : russie, poème | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | |

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